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Jeunes filles de Caux et de Dieppe
Costumes traditionnels normands

Jeunes filles de Caux et Dieppe  en costume traditionel, gravure de Lalaisse - Reproduction © Norbert PousseurFemmes du pays de Caux et de Dieppe en Seine inférieure
en costume traditionnel, gravure de François Hippolyte Lalaisse

 

in La Normandie illustrée, publiée par Charpentier père en 1852

.../... Le costume Normand (texte d'Amélie Bosquet)

Avant la Révolution, les Cauchoises avaient adopté l’usage des doubles jupes, et les catholiques et les protestantes se distinguaient entre elles par la couleur de ces vêtements : les catholiques portaient la jupe de dessus rouge ; les protestantes la mettaient bleue, et elles renouvelaient cette opposition dans le jupon de dessous par l’échange de ces deux couleurs. .../...

Maintenant les riches fermières du pays de Caux, comme celles du Vexin, ces femmes qui sont encore, bien plus que leurs maris, les chefs des grandes exploitations agricoles, ont complètement adopté les modes de la ville. Et quelles modes ! tout ce que la soie et le cachemire peuvent offrir de plus somptueux, mais de plus voyant et de plus heurté ; tout ce que les chapeaux de province peuvent présenter de plus pompeux, mais de plus écrasant ; tout ce que la malines ou le point d’Angleterre ont tour à tour de plus riche ou de plus délicat, de plus léger ou de plus mat, s’étalant sur des cous et des poitrines gercés par le froid, brunis par le hâle, écaillés par l’action destructive de ces travaux excessifs qui amènent une vieillesse anticipée. Quant aux femmes de nos différentes localités qui ont consenti à demeurer paysannes, nos lecteurs s’assureront par les dessins de M. Lalaisse que ce qui spécialise présentement leur costume, c’est le tablier à pièce carrée couvrant la poitrine, et surtout le fichu qui se croise par devant, se plisse par derrière, de manière à former une profonde échancrure qui laisse voir le cou et même souvent une partie des épaules. N’omettons pas un complément indispensable de l’ancien costume normand, le chignon. Il a maintenant presque entièrement disparu, peu en font encore usage avec la coiffure traditionnelle, et les femmes qui l’ont conservé l’accusent à peine ; mais autrefois il formait une énorme coque étalée sur le cou entre les barbes flottantes du bonnet. Son ampleur était un grand sujet de vanité ; c’était un témoignage, non des charmes naturels, mais de la fortune escomptable de celle qui le portait. En effet, le chignon ne se composait que de faux cheveux, et, loin de vouloir donner le change à cet égard, les belles Cauchoises affectaient souvent de choisir leur chignon d’une couleur différente de leur chevelure, afin qu’on ne doutât pas que leur bourse seule en avait fait les frais.

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Deux élégantes de Caux en pleine conversation.

Amélie Bosquet, dans son texte de présentation des costumes normands de l'ouvrage dont sont extraits ces gravures, ne décrit pas précisément les bonnets spécifiques de ces deux habitantes de caux et de Dieppe.

Ceux-ci sont de style différent, l'un et l'autre. Si le premier reste assez sage, à l'image d'autres présentés précédemment, le deuxième est assez particulier avec son corps tel un bonnet phrygien multicolore, entouré des deux volants traditionnels, mais en riche dentelle dans le cas présent.

Pour le reste, on remarquera que la jeune fille qui le porte a la tenue la plus riche, avec ses gants, son parapluie et son très grand châle qui tombe jusqu'à terre.


On peut comparer le bonnet des cauchoises au hennin
que portait Jeanne de Flandre au 14ème siècle.

 

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Normandes de Caux en costume traditionel de 1760 - Reproduction © Norbert PousseurCauchoises en 1760, gravé (et dessiné ?) par L Dujardin

 

 

Gravure publiée dans La Bretagne de Jules Janin

Vieille dame cauchoise et sa fille en habit du dimanche

Deux cauchoises qui semblent être prête pour partir à la messe (le livre tenu par la grand-mère).
On voit mieux sur cette gravure les très longs volanst du bonnet qui descendent jusque sous les genoux.
On peut admirer aussi les gilets brodés et lacés, ornés de rubants en forme de fleurs, majestueuses sur la vieille dame.

Cette dernière port aussi le tablier traditionnel, agrémenté de manches bouffantes.

La forte différence entre les gravures tient sans doute de l'artiste dessinateur, mais peut-être tout autant des dates annoncées - une centaine d'années séparerait les deux représentations.

 

 

Cette gravure de costumes normands peut être agrandie
jusqu'à environ 4 fois sa taille d'origine

Jeunes filles de Caux et Dieppe  en costume traditionel, gravure de Lalaisse - Reproduction © Norbert Pousseur  Normandes de Caux en costume traditionel de 1760 - Reproduction © Norbert Pousseur 

 

 

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