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Marie-Adélaïde de Savoie, duchesse de Bourgogne
1685 - 1712

Marie-Adélaïde de Savoie, duchesse de Bourgogne, gravure de Louis-Marie Lanté, reproduite puis restaurée par © Norbert Pousseur
La duchesse de Bourgogne
gravure de Louis-Marie Lanté
.

Article extrait du recueil des gravures des Costumes des Femmes Françaises

 

Marie-Adélaïde de Savoie, fille aînée de Victor-Amédée II, duc de Savoie,

naquit à Turin en 1683, et fut mariée en 1697 au duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV. Douée de beaucoup d’esprit, elle eut un grand succès à la cour de Versailles. Le Roi aimait sa conversation ; elle avait le don d’égayer la gravité de ce prince.

« On n’a pas d’idée, dit Saint-Simon, du ton sévère avec lequel madame de Maintenon réprimandait les princesses légitimes et naturelles, des transes avec lesquelles elles venaient à ses ordres, des pleurs qu’elles répandaient en s’en retournant, et de leurs inquiétudes tant que la disgrâce durait. Il n’y avait que madame la duchesse de Bourgogne qui eût pris le dessus, avec ses grâces non pareilles et ce soin attentif qui la caractérisaient. Elle ne l’appelait jamais que ma tante. »

C’était une élève de la spirituelle comtesse Dunoyer.
Cette princesse mourut le 12 février 1712.
En 1707, la princesse des Ursins écrivait à madame de Maintenon :

« Je n’ai guèrevu de teint, madame, qui m’ait paru si beau que celui de madame la duchesse de Bourgogne, ayant tout l’éclat que donne la fleur de la jeunesse ; ses yeux sont admirables, ses regards vont jusqu’au fond du cœur, surtout quand elle est un peu animée. »

L’année même de la mort de la duchesse de Bourgogne, madame de Maintenon s’exprimait en ces termes :

« Que je voudrais bien que vous eussiez vu hier notre dauphine, coiffée à la grande coiffure, de grandes barbes, les plus belles pierreries de la couronne ; incarnate, blanche, blonde, et gaie ! Je vous assure qu’elle paraissait bien la maîtresse, quoiqu’il y eût d’aussi beaux habits que le sien. »

Son costume : Le ruban qui serre le fond de son bonnet (voyez aussi le portrait de la duchesse du Maine) est ce qu’on appelait une fontange, du nom de Mme de Fontange, la favorite qui employa, un jour qu’elle suivait le Roi à la chasse, une de ses jarretières à attacher son bonnet.

Sa fiche sur Wikipedia


Gravure provenant d'un recueil de 70 gravures
sur les femmes française du XIIe au XVIIIe siècle

(collection personnelle)

 

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