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Bonnet

Terme du Petit dictionnaire de l'habillement

Bonnet porté par Guillaume comte de Toulouse - reproduction © Norbert Pousseur

 

Bonnet : Le mot bonnet (ou chapel) vient d’une certaine étoffe dont se faisaient anciennement les bonnets. Cette étoffe s’appelait elle-même bonnet, vraisemblablement parce qu’elle se fabriquait dans une des villes de Bonne ou de Saint-Bonnet ; c’est l’étymologie que Caseneuve donne au mot bonnet. Tous les habillements de tête plus anciens que le XVe siècle, se faisaient d’étoffes ; c’étaient des chaperons dont le bourrelet formait le bonnet, la cornette ou la queue tombait sur le dos. Les paysans et les gens de la campagne portaient des capes, capuces, ou capuchons qui tenaient à leurs manteaux. Suivant L. Legendre, ce ne fut qu’au milieu du XVe siècle qu’on commença à avoir des bonnets détachés. Les rois, les princes, les grands seigneurs et les chevaliers, dans les parlements et en pleine paix, en portèrent de velours, qu’on appela mortiers ; et les gens ordinaires telles les bourgeoises, de drap ou de soierie, qu’on nomma bonnet. On vit même dans ce siècle des chapeaux dont les larges bords mettaient à l’abri des injures de l’air.
Quant aux bonnets de toute espèce que la noblesse française a portés lorsqu’elle n’a pas été dans le cas de faire usage du casque ou heaume, c’étaient tantôt des calottes qui se mettaient quelquefois sous le casque et formaient un second rempart pour la tête des guerriers, tantôt des bonnets plus élevés dont le fond était ordinairement de feutre ou de drap, et les rebords garnis de fourrures, du moins en hiver. La forme et les ornements de ces bonnets marquaient le rang et les dignités des personnes. Les mortiers de velours galonnés étaient affectés aux chevaliers lorsqu’ils étaient en pleine paix ; et c’est en mémoire de cet ancien usage que les premiers président des parlements portèrent le chaperon, qui, succédant aux bonnets, fut d’abord une coiffure générale qui enveloppait toute la tête. La cornette, morceau d’étoffe qui était attaché au chaperon, tombait sur les épaules ; la forme, la couleur et la simplicité servaient de distinction.
Le bonnet d’une certaine couleur a été et est encore en certains pays une marque d’infamie. En France, il ne reste plus de la chose que le mot : porter le bonnet vert, en parlant d’un homme qui a fait banqueroute

 

 

Vers le personnage portant cette partie d'habit Bonnet porté par Guillaume comte de Toulouse

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Le terme ci-dessus est l'un de ceux utilisé pour décrire, le cas échéant, le costume du personnage en illustration, provenant de l'ouvrage :
'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855.


Sans mention particulière, cette définition provient des notes de cet ouvrage.

 

 

 

 

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