Accueil Présentation Contenu Galerie Répertoire Lieux Thèmes

Guillaume de Gellone comte de Toulouse
~755 - ~812

Les costumes en France à travers les âges

Guillaume comte de Toulouse, dessiné par Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard ) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Guillaume, comte de Toulouse en 790, était fils de Théodoric et d’Aldane. Son père, qui avait commandé les armées sous Pépin et Charlemagne, est qualifié par Eginhart, proche parent de ces princes, d’où l’on infère qu’il était arrière-petit-fils de Childebrand par Théodoin, son aïeul paternel, comte de Vienne et d’Autun, le même qui ayant été chargé par Pépin, en 753, d’empêcher Grippon, son frère, de passer en Italie, lui livra dans la vallée de Maurienne un combat où l’un et l’autre périrent.
Guillaume ne dégénéra pas de la valeur de ses ancêtres. Sa première expédition fut contre les Gascons, qui avaient pris les armes en faveur d’Aladaric, leur duc, que la diète de Worms avait proscrit. Guillaume réussit à rétablir la paix parmi eux, autant par son habileté que par sa valeur. Les Sarrasins ayant pénétré, en 793, dans la Marche d’Espagne, il fut au-devant d’eux, les attaqua à Villedaigne, entre Narbonne et Carcassonne, perdit la bataille après avoir fait des efforts incroyables pour enchaîner la victoire. En 801, il engagea Louis-le-Débonnaire à entreprendre le siège de Barcelone sur ces infidèles, et se signala dans cette expédition qui finit, au bout de sept mois, par la reddition de cette place.
Guillaume se retira, en 806  au monastère de Hellone, dit depuis Saint Guilhem du Désert, ou il mourut en 812 ou 815. Ses vertus l'ont fait mettre au rang des saints.

Dans le manuscrit auquel nous empruntons la planche ci-dessus on lit : Gyillem, Conte IIII de Toloza, commensec à seinhoregar l'an de nostre seinhor DCCC XXX IX et foc seinhor pacifis et devotivos, et visquet Conte XL II ans, et foc molt amat de son pople.
Guillaume, quatrième comte de Toulouse, commença à régner l'an de notre Seigneur 839 ; il fut célèbre par ses vertus civiles et chrétiennes, vécut comte 42 ans, et fut aimé de son peuple.

Le costume de ce prince se compose d'un corselet, d'une tunique qui descend jusqu'aux genoux, et d’un manteau qui laisse, par la manière dont il est coupé, les deux bras entièrement libres. Il est coiffé du bonnet de feutre ou d’étoffe dont la cornette forme un nœud et tombe en arrière sur les épaules.

 

Bonnet : Le mot bonnet vient d’une certaine étoffe dont se faisaient anciennement les bonnets. Cette étoffe s’appelait elle-même bonnet, vraisemblablement parce qu’elle se fabriquait dans une des villes de Bonne ou de Saint-Bonnet ; c’est l’étymologie que Caseneuve donne au mot bonnet. Tous les habillements de tête plus anciens que le XVe siècle, se faisaient d’étoffes ; c’étaient des chaperons dont le bourrelet formait le bonnet, la cornette ou la queue tombait sur le dos. Les paysans et les gens de la campagne portaient des capes, capuces, ou capuchons qui tenaient à leurs manteaux. Suivant L. Legendre, ce ne fut qu’au milieu du XVe siècle qu’on commença à avoir des bonnets détachés. Les rois, les princes, les grands seigneurs et les chevaliers, dans les parlements et en pleine paix, en portèrent de velours, qu’on appela mortiers ; et les gens ordinaires, de drap ou de soierie, qu’on nomma bonnet. On vit même dans ce siècle des chapeaux dont les larges bords mettaient à l’abri des injures de l’air.

Quant aux bonnets de toute espèce que la noblesse française a portés lorsqu’elle n’a pas été dans le cas de faire usage du casque ou heaume, c’étaient tantôt des calottes qui se mettaient quelquefois sous le casque et formaient un second rempart pour la tête des guerriers, tantôt des bonnets plus élevés dont le fond était ordinairement de feutre ou de drap, et les rebords garnis de fourrures, du moins en hiver. La forme et les ornements de ces bonnets marquaient le rang et les dignités des personnes. Les mortiers de velours galonnés étaient affectés aux chevaliers lorsqu’ils étaient en pleine paix ; et c’est en mémoire de cet ancien usage que les premiers président des parlements portèrent le chaperon, qui, succédant aux bonnets, fut d’abord une coiffure générale qui enveloppait toute la tête. La cornette, morceau d’étoffe qui était attaché au chaperon, tombait sur les épaules ; la forme, la couleur et la simplicité servaient de distinction.
Le bonnet d’une certaine couleur a été et est encore en certains pays une marque d’infamie. En France, il ne reste plus de la chose que le mot : porter le bonnet vert, en parlant d’un homme qui a fait banqueroute.

 

 

Répertoire des termes      /        Costumes français
Article de Wikipedia

 


 

Si vous voulez toute la liste des G
cliquez ici

 

 

 

 

Haut de page

droits déposés
Dépôt de Copyright contre toute utilisation commerciale
des photographies, textes et/ou reproductions publiées sur ce site
Voir explications sur la page "Accueil"

Plan de site Recherches Liens e-mail