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Raymond V comte de Toulouse
1134 - 1194

Les costumes en France à travers les âges

Raymond V de Toulouse, dessiné par Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Raymond V, né en 1134, succéda à son père en 1148 conjointement avec son frère Alphonse II, et déclara en 1153 la guerre à Raymond Trencavel, vicomte de Carcassonne, pour avoir reconnu à son préjudice la suzeraineté du comte de Barcelone. L’ayant pris la même année dans une bataille, il le fit conduire prisonnier à Toulouse. En 1159, Henri II, roi d’Angleterre, redemanda à Raymond le comté de Toulouse. Sur son refus, il se prépara à se faire justice par la voie des armes. Au mois de juin il entra dans le Quercy. Tout plia devant l’armée formidable de ce prince jusqu’aux portes de Toulouse qu’il fit investir. Louis vole au secours de Raymond, son vassal et son beau-frère, perce l’armée ennemie avec une poignée de soldats, se trouve dans Toulouse avant que l’Anglais ait appris qu’il armait. Dans le même temps, Robert de Dreux et Henri, évêque de Beauvais, frères du monarque, se jettent sur la Normandie, pour forcer par cette diversion le roi d’Angleterre à abandonner son entreprise. Ce projet réussit : Henri, étonné de l’arrivée imprévue du roi de France et inquiet de ce qui se passait en Normandie, lève le siège de Toulouse, feignant de n’avoir pas voulu donner l’assaut à la place, par respect pour son suzerain. Cependant il prend en s’en retournant la ville de Cahors et divers châteaux du comté de Toulouse, laissant à Thomas Becquet, son chancelier, le soin de continuer la guerre. La paix se fît au mois de mai de l’année suivante. Mais la guerre recommença en 1164 et fut terminée par une nouvelle paix conclue au mois de février 1173.

L’hérésie des Albigeois, à la faveur des guerres presque continuelles que le comte de Toulouse avait soutenues jusqu’alors, s’était beaucoup étendue dans ses états. Raymond désirant de l’extirper, écrivit au chapitre des Cîteaux dans le mois de novembre 1177, pour demander des missionnaires capables de seconder son zèle. Le pape Alexandre, auquel il s’était aussi adressé pour le même sujet, envoya sur les lieux lé cardinal de Saint-Chrysogone, qui, s’étant associé quelques autres prélats, travailla avec succès à ramener les esprits séduits du Toulousain et de l’Albigeois. Peu de tems après, Raymond ayant été obligé de reprendre les armes contre le roi d’Aragon et le comte Richard, duc d’Aquitaine, les hérétiques profitèrent de ces troubles pour répandre de nouveau leurs erreurs. Ce prince, qui avait augmenté ses domaines de la vicomté de Nîmes, mourut en 1194.

 

Le costume, montré sur cette gravure, pourrait bien avoir donné naissance à ceux qui furent en usage en France et en Espagne aux XIVe, XVe, XVIe, XVIIe siècles. Il se compose d’un sayon bandé, d’un pourpoint et de longues chausses. La manière dont le poignard ou miséricorde est porté se rencontre sur les monuments de cette époque.

On lit au bas du manuscrit auquel nous empruntons cette figure : Ramon, conte XIII de Tholoza,  mort son paire commensec a seigneuregar l'an de Nostre Seinhor M. C. LVIII. visquet conte XXIX ans. Raymond XIIIe, comte de Toulouse, succéda à son père en 1158 et vécut comte 29 ans.

 

Miséricorde : Lorsqu’un chevalier en avait terrassé un autre, il quittait son épée, prenait sa dague plus facile à manier et cherchait le défaut de ses armes pour la lui enfoncer dans le corps, à moins que le chevalier renversé ne demandât merci et miséricorde. Cet usage de la dague lui fit donner le nom de miséricorde. Il paraît que ces miséricordes étaient encore en usage en France en 1316. On lit dans un inventaire d’armes de cette époque : Item, huit épées de Toulouse et deux miséricordes ; item, deux épées et une miséricorde. Il est à remarquer qu’aucun de nos romanciers ni de nos historiens n’ont décrit la forme de cette arme.

Sayon : Le sayon ou saie était un habillement militaire, une espèce de manteau en usage chez les Grecs et les Romains, qui s’attachait avec une agrafe, et qui descendait à peine jusqu’aux hanches. C’était le vêtement de dessus (Glossaire sur Marot). Il était propre aux Gaulois (Varron, Diodore de Sicile). Il était fait de gros drap ou de peaux, le poil en dehors, et de forme carrée. Il y en avait d’hiver et d’été. Il était brodé : Et leurs sayons de gaze et de satin bandés, Se voyent, d’argent trait, aux jointures bordés. (P. Lemoine.). Les Belges en faisaient un grand commerce à Rome même et jusqu’aux extrémités de l’Italie. (Description historique et géographique de la Haute-Normandie, t. II, p. 3.

 

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