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Philippe Hurepel, prince, comte de Dammartin
1200 - 1234

Les costumes en France à travers les âges

Philippe comte de Dammartin, dessiné sans doute par Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard ?) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Philippe, dit Hurepel, fils du roi Philippe-Auguste et d’Agnès de Méranie, ayant épousé, l’an 1216, Mahaut, fille de Benaud, comte de Dammartin, reçut du roi son père le quart du comté de Dammartin avec ceux de Mortain et de Boulogne. Mais il ne fut investi des deux premiers de ces comtés qu’au mois de février 1223, par le roi Louis VIII, son frère. Philippe accompagna, en 1226, ce monarque dans son expédition contre les Albigeois. La même année, après la mort de Louis VIII, il assista au sacre de Louis IX, son neveu, où il porta l’épée royale, pour terminer le débat des comtesses de Champagne et de Flandre, qui se disputaient ce droit en l’absence de leurs maris.
Philippe dévorait en secret le dépit de voir entre les mains de Blanche la régence qu’il croyait lui appartenir par le droit de sa naissance ; mais il n’osa éclater tant que vécut Renaud, son beau-père. Après la mort de Renaud, il fit éclore le dessein qu’il avait de supplanter la régente, et pour y réussir, il concerta (1228), avec plusieurs seigneurs, le projet d’enlever le roi, lorsque d’Orléans où il était alors, il reviendrait à Paris. Instruits du complot par Thibaut, comte de Champagne, le monarque et sa mère en donnent avis aux Parisiens, et se jettent dans Montlhéry. Les habitants de la capitale volent au secours de leur souverain, et le ramènent en triomphe dans leurs murs aux yeux des rebelles consternés. Ce coup manqué, Philippe, quelque temps après, fit une nouvelle tentative qui n’eut pas un meilleur succès.
En 1229, pour se venger de Thibaut, il entre dans la Champagne et la parcourt le fer et la torche à la main ; mais la régente ayant fait faire une irruption dans le Boulonnais par le comte de Flandre, il fait (1230) un accommodement avec le comte de Champagne et prépare, en même temps celui de Mathieu duc de Lorraine et de Henri, comte de Bar, qui se faisaient la guerre. La même année, il aide le roi à repousser les Anglais qui avaient fait une descente dans la Basse-Bretagne. Au milieu de ses occupations, il faisait travailler à l’embellissement et aux fortifications de la ville de Boulogne par de nouveaux murs dont il la fit environner et par un château qu’on y voit encore.

Le comte Philippe s’étant rendu, en 1234, avec Mahaut, sa femme, à Corbie, d’autres disent à Noyon, pour un tournois qu’il avait lui-même indiqué, y fut témoin du goût qu’elle témoigna, pendant les joutes, pour Florent, comte de Hollande, le seigneur le mieux fait et le plus adroit de la troupe. Transporté de jalousie, il se fait armer, descend dans l’arène ; et, après s’être abouché avec le sire de Nesle et les autres Français, il attaque le comte à leur tête. Florent, qui croit que c’est une suite des jeux, se laisse renfermer dans un coin, où Philippe le perce de sa lance. Le comte de Clèves venge sur-le-champ la mort de Florent, son frère d’armes ; et ses Allemands s’étant rassemblés, facilitent sa fuite. La chronique d’André, qui est du temps, ne convient pas de ce fait, et dit, au contraire, que Philippe, à ce qu’on croit, mourut du poison.

 

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