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Pierre, prince, comte d'Alençon
1251 - 1283

Les costumes en France à travers les âges

Pierre Ier, comte d'Alençon, dessiné par Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard ) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

En 1262, le roi Saint-Louis donna les comtés d’Alençon et du Perche en apanage et en pairie, avec le droit d’échiquier ou de cour souveraine, à Pierre, son cinquième fils.
Pierre accompagna, en 1270, son père au voyage d’Afrique, et devint, en 1272, par son mariage avec Jeanne de Châtillon, comte de Blois, de Chartres et de Dunois, seigneur de Guise et d’Avènes. Etant allé, en 1285, après les vêpres siciliennes, au secours de Charles Ier, roi de Naples, son oncle, il mourut à Salerne le 6 avril 1286, sans laisser de postérité. Les comtés d’Alençon et du Perche, après sa mort, revinrent à la couronne de France.

La figure de cetre planche porte un chapel dont le fond est rouge et les bords noirs. Il est vêtu d’un justaucorps court, bordé d’hermine, et assez semblable pour la forme aux petites redingotes de nos jours. Ses longues chausses sont écarlates, et ses souliers à la poulaine sont noirs.

 

Le droit de l’échiquier, jus saccarii, ne doit point être confondu avec le plait de l’épée, qui n’était autre chose que la haute justice, au lieu que l’échiquier était un tribunal souverain. Celui d’Alençon était comme un démembrement de l’échiquier de Normandie, que le roi Philippe-le-Bel rendit sédentaire en 1304 ou 1305.

Justaucorps : Juste-au-corps - espèce de veste qui va jusqu'au genoux, qui serre le corps, et montre la taille. Depuis quelque temps la mode est venue que chacun va en juste-au-corps, s'habille en juste-au-corps, de velours, de drap, etc. Il ne se portait autrefois qie par les gens de guerre. (Dic. Furetière - 1690)
Espèce de vêtement à manches qui descend jusqu'aux genoux et qui serre la taille (Le littré).

Rodingote : Vêtement différent de l'habit parce que les pans de la jupe y sont entiers, tandis que ceux de l'habit sont coupés sur le devant. Mettre une redingote par-dessus son habit (Le littré).

Soulier à la poulaine : La chaussure de nos ancêtres consistait en des espèces de sandales de bois, attachées aux pieds avec des courroies. Ils eurent ensuite une chaussure de cuir fort, qui allait jusqu’à la cheville. Les Grecs et les Romains en ont eu de cuir ; les Égyptiens, de papyrus ; les Espagnol, de genet tissu ; les Indiens, les Chinois et d’autres peuples, de jonc, de soie, de bois, d’écorce d’arbres, de fer, d’or, d’airain, d’argent. Le luxe les a quelquefois couvertes de pierreries. Les formes et les noms des chaussures anciennes nous ont été conservés dans quelques historiens ; mais il est difficile d’appliquer à chaque forme son propre nom.
Sous Philippe-le-Bel, le soulier se releva excessivement en hauteur, et le bec en devint plus ou moins long. Les gens du commun les portaient ordinairement d’un demi-pied ; la mesure des plus riches bourgeois était d’un pied ; les grands seigneurs, les princes lui donnèrent la longueur de deux pieds. Le bec était quelquefois orné de deux cornes, d’autrefois d’énormes griffes, de figures, d’ongles, de grotesques de différentes formes. Cette chaussure se nommait à la poulaine. Elle fut portée à un tel excès d’extravagance qu’on fut forcé, pour le réprimer, d’employer contre elle et l’autorité ecclésiastique et l’autorité séculière.

 

 

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