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Pierre Cardinal, troubadour
1180 - 1278

Les costumes en France à travers les âges

Pierre cardinal, poète,  dessiné par Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Pierre Cardinal, l’un des troubadours les plus célèbres, celui dont les compositions sont les plus propres à donner une idée exacte des mœurs, des opinions et des préjugés de l’époque pendant laquelle il vécut, naquit au Puy-en-Velay, d’une famille illustre, et mourut presque centenaire vers la fin du XIIIe siècle. Nous avons peu de détails sur la vie de Pierre Cardinal : c’est surtout dans ses ouvrages, dans les nombreuses satires ou sirventes qu'il composa qu’il faut chercher à connaître le caractère, les sentiments et les actions de ce poète. Passionné pour le bien, doué d’une conviction profonde et d’une énergie égale à sa conviction, il ne cessa de poursuivre le vice et le mal dans toutes les classes de la société, et malgré l’inquisition récemment établie à Toulouse, sa franchise rude et emportée ne fit pas plus de grâce aux excès fanatiques des moines et des prêtres qu’à l’injustice des princes, aux exactions des nobles et aux désordres de la bourgeoisie.
Pierre Cardinal vivait en effet dans un temps bien propre à exciter l’indignation d’un poète satirique. Le Languedoc était alors le théâtre de ce drame sanglant des Albigeois, dont l’action fut une série continuelle de perfidies, de massacres et des plus odieuses cruautés, et le dénouement, la ruine des comtes de Toulouse et de la civilisation dans le midi de la France. Pierre ne cessa de flétrir les fauteurs de cette guerre impie, et tandis qu’il attaquait dans ses vers jusqu’au terrible Simon de Montfort, il savait trouver les regrets les plus touchants pour les nobles infortunes des comtes de Raymond, si odieusement accablés par les injustices du pouvoir sacerdotal.
Telle fut cependant la puissance du talent et de l’austérité des mœurs de notre poète qu’elle sut le rendre respectable même à ses ennemis. Loin d’avoir jamais été en butte à aucune persécution, son biographe provençal nous apprend qu’il fut, toujours honorablement reçu dans toutes les cours et les châteaux ou il se rendait tour à tour avec son jongleur qui chantait ses sirventes, recueillant partout l’estime des rois et des hauts seigneurs, parmi lesquels on cite Jacques Ier, roi d’Aragon, qui ne cessa de lui témoigner une bienveillance toute particulière.

 

Jongleur : En roman, jongleor ; en provençal, jhounglaïre. C’étaient des musiciens ambulants qui accompagnaient les trouvères et les troubadours, et qui chantaient leurs poésies en s’accompagnant de la guitare, de la harpe ou de la viole. Par extension, on comprit sous le même nom tous ceux qui faisaient profession d’amuser le public, soit en montrant des animaux, soit en faisant des tours de force ou d’adresse. Il paraît que les mœurs des jongleurs étaient excessivement corrompues, car plusieurs fois, et notamment sous Philippe-Auguste, ils furent bannis du royaume, et depuis, comme auparavant, nos rois furent obligés de faire des ordonnances sévères pour réprimer leurs dérèglements. Roquefort, dans son Glossaire de la langue romane, donne au mot jongleor l’indication des auteurs que l’on peut consulter à cet égard.

 

Répertoire des termes      /        Costumes français
Article de Wikipedia

 


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