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Philippe d'Artois, seigneur de Louches
1265 - 1298

Les costumes en France à travers les âges

Philippe d'Artois, dessiné par Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard ) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Philippe d’Artois, seigneur de Louches, de Nonancourt, de Domfront et de Mehun sur Yeure, fils de Robert II, comte d’Artois, et d’Amicie de Courtenay, naquit vers l’an 1265, et mourut avant son père des blessures qu’il reçut, le 11 septembre 1298, à la bataille de Furnes, contre les Flamands, entre les mains desquels il tomba, après avoir fait des prodiges de valeur. Il avait épousé, en 1280, Blanche de Bretagne, fille de Jean, comte de Richemont,dont il eut un fils, le fameux Robert d’Artois, si célèbre dans l’histoire, par le procès qu’il soutint pendant plus de vingt ans contre Mahaut, sa tante, pour faire valoir les droits qu’il prétendait avoir au comté d’Artois, du chef de son père.

Philippe d'Artois était de la maison royale de France (Il était arrière-petit-fils de Louis VIII.) ; aussi les armes de son écu, figurées sur notre planche sont-elles semé de France, au lambel de quatre pendons de gueules, chaque pendant chargé de trois châteaux d’or. Avant la révolution, on voyait dans l'église des Jacobins de Paris, au milieu du chœurs, son tombeau en marbre noir, sur lequel sa statue, en marbre blanc, formait avec celle de sa femme un groupe de grandeur naturelle.

 

Robert d'Artois : Les prétentions de Robert semblaient être de toute justice. La loi des apanages qui en excluait les femmes, jointe à celle de la pairie, honneur réservé dès-lors aux mâles seuls, devaient décider la question en sa faveur. Cependant il fut débouté de sa demande en 1309 par un jugement des pairs de France où Mahaut elle-même (fait bien remarquable ) opina comme les autres. Ce jugement était fondé : sur ce que la représentation n’a pas lieu dans le comté d’Artois et sur ce que les filles y succédaient en ligne directe aux fiefs, comme aux autres biens par préférence aux mâles d’un degré plus éloigné.
Ce jugement devint pour l’avenir comme une loi générale dans le royaume, et fit évanouir la distinction des fiefs masculins et des fiefs féminins. Tous furent réduits par une convention tacite et universelle à la seconde espèce ; ce qui facilita merveilleusement, au moyen des alliances, la réunion des grands fiefs au domaine de la couronne. Malgré l’arrêt de la cour des pairs, Robert ne se tint pas pour battu. Pendant les règnes de Philippe-le-Long et de Charles- le-Bel, il ne cessa de faire des efforts pour se mettre en possession du comté d’Artois, et enfin sous Philippe de Valois, il demanda solennellement la révision de tout le procès ; mais, comme il lui fallait de nouveaux moyens, il eut recours à la fraude pour se les procurer. Une société de faussaires, sous la direction d’un certain Jean Olieste de Lilliers, lui fabriquèrent dans l’espace des deux ans une série considérable d'actes faux. Plusieurs femmes coopérèrent activement à ces manœuvres coupables, et ce fut Jeanne de Divion, l’une d’elles, qui fabriqua la pièce la plus importante du procès. Cette pièce, lettre attribuée à un évêque d’Arras, ministre de Mahaut, mort à cette époque, et dans laquelle le prélat déclarait in extremis avoir supprimé le testament du père de Mahaut, aïeul de Robert, qui assurait à ce dernier le comté d’Artois, était authentiquée par les signatures contrefaites de plusieurs témoins morts également, et par sept sceaux vrais, mais détachés d’autres actes. Robert fut donc envoyé en possession du comté d’Artois et il le conserva pendant plusieurs années ; mais s’étant enfin brouillé avec Philippe de Valois, Mahaut qui n’avait cessé de réclamer, obtint à son tour la révision du procès. La fraude fut découverte, et par arrêt du 22 mars 1330, le Parlement siégeant au Louvre condamna Robert au bannissement et à la perte de tous ses biens. Par un arrêt postérieur, Jeanne de Divion fut condamnée à être brûlée vive, et tous ses complices à une prison perpétuelle. Cette sentence reçut exécution, et le 6 octobre 1331 la Divion fut brûlée à Paris sur la place des Porcs.


Armes et Blason : Nous sommes obligés pour énoncer les armoiries de nous servir de termes techniques, le blason est une science à part qui parle une langue dont les mots n’admettent point d’équivalent. Ceux de nos lecteurs qui voudraient se former une idée exacte de cette science dont on ne saurait contester l’importance historique, peuvent consulter l’article Blason par M. Laine dans le Dictionnaire de la Conversation. Nous nous contenterons d’indiquer ici les couleurs et leur signification ; ces couleurs sont au nombre de cinq : gueule veut dire rouge ; azur, bleu ; sinople, vert ; sable, noir ; pourpre, violet. La plupart de ces termes viennent des langues de l’Orient. On sent en effet que ce sont les croisades qui ont donné naissance aux armoiries et à l’art héraldique.

 

 

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