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Robert de Clermont, prince de Bourbon
1256 - 1317

Les costumes en France à travers les âges

Robert de Clermont, dessiné par Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard ) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Robert de France, comte de Clermont en Beauvaisis, seigneur de Bourbon, de Charollais, de Saint-Just en Champagne, et de Creil, chambrier de France, sixième fils de Saint-Louis, et de Marguerite de Provence, naquit en 1256. Il était encore en bas âge lorsqu’on le fiança avec Marie, fille de Gui VI, vicomte de Limoges, mais cette union ne s’effectua point ; et en épousant, en 1272, Béatrix, fille de Jean de Bourgogne, et d’Agnès, dame de Bourbon, il devint la tige de la maison de Bourbon, qui, trois siècles après, devait se rasseoir sur le trône de France, dans la personne de Henri IV, dont les descendants règnent aujourd’hui.
Peu de mois après son mariage, Robert accompagna le roi son frère, Philippe-le-Hardi, dans son expédition contre Roger Bernard, comte de Foix, et en 1279 il fut fait chevalier. Dans les tournois qui furent donnés à l’occasion de cette cérémonie, le jeune comte de Clermont se fit remarquer par des prodiges d’adresse. Mais un autre tournoi, donné peu de temps après à Paris, en l’honneur du prince de Salerne, lui fut aussi funeste que le premier lui avait été glorieux. Il reçut à la tête une blessure grave, dont il se ressentit toute sa vie, sans être cependant réduit à un état complet de démence, comme l’ont prétendu quelques historiens (entre autres Velly). Ce fut en 1283 que Robert succéda, avec sa femme, à sa belle-mère Agnès dans la Sirerie de Bourbon, dont il prit alors le nom, mais en retenant toujours les armes de France. « Cette sage précaution, dit Péréfixe dans la vie de Henri IV, a beaucoup servi à ses descendants, pour se maintenir dans le rang de prince du sang, que ceux de Courtenay ont perdu pour n’en avoir pas usé de la sorte ».

Notre figure représente Robert, revêtu d’une robe de cérémonie, fourrée de vair et armoriée de ses armes, qui sont, pour nous servir des termes techniques, semé de France à la bande de gueule. Robert mourut le 7 février 1318, et fut enterré aux Dominicains de Paris, dans la chapelle de Saint-Thomas-d’Aquin, où l’on voyait autrefois son tombeau en marbre noir.
Il avait eu pour bailli, dans son comté de Clermont, le célèbre Beau-Manoir, qui, en 1283, recueillit et rédigea par écrit Les coutumes de Beauvaisis, le premier, dit Loisel, le plus grand et le plus hardi œuvre qui ait été composé sur les coutumes de France.

 

Béatrice de Bourgogne, dessinée par Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur Beatrix de Bourbon, son épouse

 


Vair : On nommait ainsi du latin Varius, varié, une fourrure mêlée de gris et de blanc, qui pendant tout le moyen âge fut extrêmement recherchée.

 

 

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Article de Wikipedia

 


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