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Jehan de Mehun, ou Jean de Meung, poète
1240 - 1304

Les costumes en France à travers les âges

Jean de Meung, dessiné  sans doute par Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard ?) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Jehan de Meung ou Mehun, poète français, surnommé Clopinel, parce qu’il boitait, est représenté sur cette planche dans le costume que portaient les clercs au commencement du XIVe siècle.
Il naquit dans la petite ville de Meung-sur-Loire, près d’Orléans, au milieu du XIIIe et mourut à Paris dans l’intervalle de 1310 à 1318, ou au plus tard vers 1322.
Non seulement Jehan de Mehun fut le poète le plus distingué de son temps, mais il fut aussi un savant presque universel ; il était versé dans l’astrologie, la géométrie, l’alchimie, la médecine, et l'un de ses premiers ouvrages fut une traduction de l'Art Militaire de Végèce, qu’il termina en 1284. Ce fut peu de temps après que, sur la demande de Philippe-le-Bel, il entreprit de donner une suite au Roman de la Rose, composé par Guillaume de Loris.
A cet effet, il supprima les quatre-vingt-deux derniers vers qui formaient le dénouement et en ajouta environ dix-huit mille. Ce livre, l’un des monuments les plus anciens de notre langue et de notre poésie, valut à Jehan de Meung le nom de père et de l'inventeur de l'éloquence. Clément Marot l’appelait l'Ennius français. Pasquier le place au même rang que le Dante ; Lenglet Dufresnoy le regarde comme notre Homère.
Cependant, les prêtres et les femmes, que l’auteur avait peu ménagés, firent longtemps la guerre à sa mémoire et à son livre, et contribuèrent peut-être à lui donner plus de lecteurs. Parmi les nombreux Mss. de ce poème que possède la bibliothèque du roi, les plus curieux sont les n° 2739 et 2742, fonds de La Vallière, et surtout le n° 196, fonds de Notre-Dame. Quant aux éditions, la meilleure sans contredit est celle que l’on doit aux soins de M. Méon (Paris, Didot aîné, 1814, 4 vol. in-8°).
Vers 1480, Jehan Molinet, chanoine de Valenciennes, en avait donné une espèce de version en prose ou plutôt de paraphrase inexacte sous ce titre rimé :
C’est le roman de la Rose
Moralisé cler et net
Translaté de rime en prose
Par votre humble Molinet.

Nous avons encore de Jehan de Meung : son Trésor ou les sept articles de foi, imprimé avec ses Proverbes dorés et ses Remontrances au Roi, Paris, 1503, in-8° ; les Loys des Trépassés avec le Pèlerinage de maistre Jehan de Meung ; le Miroir de l’Alchymie ; enfin la Vie et les Epitres de Pierre Abaylard et l'Héloïse sa femme, dont la bibliothèque du roi possède un Mss. sous le n° 7273 bis.

 

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