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Bertrand du Guesclin, connétable de France
1320 - 1380

Les costumes en France à travers les âges

Bertrand Duguesclin dessiné par Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Duguesclin (Bertrand), connétable de France, et l’un des guerriers dont elle se glorifie davantage, naquit en 13i4, dans le château de la Motte-Broon, près de Rennes, d’une des plus anciennes et des plus illustres familles de Bretagne, et fut l’aîné de dix enfants.
Peu favorisé de la nature, le jeune Bertrand annonçait un caractère dur et farouche ; il ne voulut jamais apprendre à lire, et ne se plaisait que dans les exercices du corps, où il avait acquis tant d’habileté qu’il terrassa, à seize ans, un athlète dans toute la vigueur de l’âge, qui venait de renverser successivement douze de ses rivaux. Les gentilshommes bretons ayant ouvert, en 1338, un tournoi solennel en l’honneur des dames, Bertrand, qui s’y était rendu malgré la défense de son père, ne put rester tranquille spectateur d’une gloire que son grand cœur l’appelait à partager. Il remarque un chevalier qui se retirait, le supplie, les larmes aux yeux, de lui prêter son coursier et ses armes, s’élance dans la lice, renverse le premier adversaire qui se présente, fournit douze courses avec un égal succès et reçoit le prix de l’adresse et de la valeur.
Dès cet instant, il jura qu’il ne quitterait plus les armes ; il adopta pour cri de guerre Notre-Dame Duguesclin, et ce cri devint bientôt la terreur des Anglais. Bertrand, suivant l’usage du temps, soutint presque autant de combats particuliers qu’il livra de batailles générales ; après s’être illustré dans les longs démêlés de Charles de Blois et du comte de Montfort touchant l’hérédité au duché de Bretagne, il entra au service de France, obtint une compagnie de cent lances et le gouvernement de Pontorson.

Pour célébrer l’avènement de Charles V au trône (1364), Duguesclin livre la bataille de Cocherel aux troupes du roi de Navarre, les taille en pièces, et fait lui-même prisonnier le fameux Captai de Buch qui la commandait. La bataille d’Auray devait décider du sort de la Bretagne : Duguesclin y fit des prodiges de valeur ; mais, n’ayant plus d’autres armes que ses deux mains couvertes de gantelets de fer, il fut obligé de se rendre au brave Chandos, chef de l’armée anglaise. Ses amis vendent leurs terres pour payer sa rançon, fixée à cent mille francs, somme énorme pour ce temps-là ; il revient à la cour de Charles V, qui lui confie ses trésors et ses soldats, lui donne plein pouvoir de négocier ou de combattre, et le charge de soumettre les grandes compagnies, ramas confus de Français, d’Anglais et de Bretons qui désolaient le royaume.
Duguesclin va trouver les principaux chefs, les harangue, leur fait honte de leur conduite, se met à leur tête, et, pour occuper plus dignement leur courage, les conduit en Espagne défendre les droits de Henri de Transtamare contre Pierre-le-Cruel ; puis il revient en France, où de nouveaux combats l’attendaient.
Lors de la défaite de Navarette, Duguesclin, qui continuait de résister, lui quatrième, aux efforts de l’armée victorieuse, fut fait prisonnier et conduit à Bordeaux, où était la cour du prince de Galles, qui ne tarda pas à lui rendre la liberté. A la mort de Moreau de Fiennes, le héros, qui était encore en Espagne, où il venait de défaire une deuxième fois Pierre-le-Cruel, fut nommé connétable de France.
A peine revêtu de cette dignité, il attaqua les Anglais qui s’étaient avancés jusqu’aux portes de Paris, les chassa de la Normandie, et leur prit en peu de tems la Guienne et le Poitou.
Charles V ayant, en 1373, réuni la Bretagne à la France, les soldats bretons, jaloux de l’indépendance de leur patrie, désertèrent l’armée de Duguesclin : celui-ci apprit qu’il était lui-même accusé de trahison. Aussitôt il quitte l’armée, laisse l’épée de connétable, jure qu’il ne la reprendra plus, et veut se retirer en Espagne auprès de don Henri. Le roi reconnut bientôt son innocence, lui députa les ducs d’Anjou et de Bourbon, qui ne purent rien gagner sur son caractère inflexible : « C’est assez, disait-il, d’avoir été soupçonné. » Toutefois, avant de quitter la France, il voulut illustrer son départ par la prise du château de Randam (Château-Randon), que le maréchal de Sancerre, son ami, assiégeait. Après avoir soutenu plusieurs assauts, la place promit de se rendre, si elle n’était secourue dans quinze jours. Duguesclin mourut dans cet intervalle, le 13 juillet 1380. Le gouverneur, qui n’avait entendu se rendre qu’à lui, voulut apporter les clefs sur le cercueil du héros, qui fut enterré à Saint-Denis dans la sépulture des rois de France, honneur jusque-là sans exemple.

La Vie de Duguesclin a été écrite bien des fois. Nous citerons seulement : le Triomphe des Neuf Preux ou Histoire de Bertrand Duguesclin. Abbeville, 1487. Paris, 1507. Histoire de Messire Bertrand Duguesclin, etc., mise en lumière par Claude Ménard. Paris, 1618. in-4°. Histoire de Bertrand Duguesclin, par Guyard de Bervitte. Paris, 1767, 2 vol. in-12,

 


La figure de Duguesclin n’avait rien de beau, ni même de noble. Notre planche, qui le représente en costume de guerre, l’épée de connétable à la main, est fidèlement copiée sur un très ancien dessin, dont l’authenticité comme portrait est généralement admise. Les armes qui l’accompagnent sont celles de la famille de Duguesclin, qui portait : d'argent, à l'aigle éployée de sable, armée et couronnée de gueule, et coupée d’une bande de gueule.

 

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