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Olivier de Clisson, connétable de France
1336 - 1407

Les costumes en France à travers les âges

Olivier de Clisson dessiné par Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard ?) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Clisson (Olivier de), connétable de France sous le règne de Charles VI, né dans le XIVe siècle, issu d’une des plus anciennes familles de Bretagne, fut élevé en Angleterre, et à son retour dans sa patrie, en 1364, fit ses premières armes sous sa mère Jeanne de Belleville, et se trouva à la bataille d’Auray, où se termina, en faveur du comte de Montfort, la longue et sanglante querelle élevée entre les comtes de Montfort et de Blois.
Clisson y perdit un œil, et ne quitta le champ de bataille qu’après la victoire. Peu de temps après, il se brouilla avec le duc de Bretagne, qui avait donné le château du Gavre au fameux Jean Chandos. « Au diable, monseigneur, lui dit-il, si jamais Anglais  sera mon voisin ? » et il alla assiéger ce château qu’il détruisit entièrement.
Instruit du mécontentement de Clisson, Charles V l’attira à sa cour, où il le combla de bienfaits, et le fit servir à la gloire de son règne. Il y devint, en 1370, le frère d’armes du connétable Du Guesclin, et aida beaucoup ce héros à débarrasser le royaume des grandes compagnies qui désolaient les campagnes.
Le duc de Bretagne, qui regrettait Clisson, trouva le moyen de s’emparer de sa personne, et voulait le faire périr ; mais il consentit bientôt à lui rendre la liberté, ou plutôt il la lui fit acheter une somme considérable ; ce n’était pas contraire aux mœurs de cette époque. Clisson, qui était avare, parvint à se faire rendre ce qu’il avait déboursé, et depuis il se réconcilia sincèrement avec le duc de Bretagne, sans quitter le service de France.

Charles V, à l’article de la mort, désigna Clisson comme le seul capable de porter l’épée de connétable pendant la minorité de Charles VI. Il commandait l’avant-garde française, en 1382, à la bataille de Rosbecq contre les Flamands ; il contribua à la victoire, et se disposait à marcher contre les Anglais pour en purger le royaume, lorsque, dans la nuit du 13 au 14 juin 1393, il fut attaqué à Paris dans la rue Culture-Sainte-Catherine, par une vingtaine de brigands, ayant à leur tête Pierre Craon, qui ne se portait à cet assassinat que pour se venger du connétable dont la violence était extrême et qui lui avait rendu de mauvais services.
Clisson fut renversé de son cheval et laissé pour mort. Heureusement ses blessures n’étaient pas dangereuses. Trois des assassins furent arrêtés et exécutés. Pierre Craon se sauva et finit par obtenir grâce pendant les troubles qui suivirent la démence de Charles VI.

L’inflexibilité de Clisson le perdit à l’époque où Charles VI, incapable de régner lui-même, abandonna les rênes de l’état à ses oncles. Il n’aurait pas été impossible à un guerrier dont la réputation était si grande de se faire respecter et de ménager tous les partis ; mais Clisson aimait l’argent, ce qui l’attachait à la cour, et tout en se mêlant d’intrigues sans cesse renouvelées sous un tel roi, il voulait tout obtenir de force. Ses ennemis se réunirent et l’accablèrent ; il fut dépouillé de toutes ses charges, en 1397, accusé de maléfices et condamné à une amende de 100,000 marcs d’argent. Il se retira dans son château de Josselin, en Bretagne, où il mourut le 14 avril 1407. On estime qu’il laissa une fortune de 1,700,000 livres, ce qui ferait supposer que l’accusation de dilapidations intentée contre lui n’était pas sans fondement.

 

Le costume de la figure qui le représente, extraite d’une peinture qui existait encore à la fin du XVIIe siècle dans le couvent des Carmes de Toulouse, se compose d'une cotte d’armes au blason de Clisson, qui est de gueule au lion d’argent, lampassé et couronné, et de l’armure complète des chevaliers de cette époque. Le frontier, dont la forme est celle d’une calotte profonde, est enrichi d’or et de pierreries.

Calotte : substantif féminin. Petite cale ou coiffe de cuir, de satin, ou d’autre étoffe, qui couvre le haut de la tête. On s’en sert particulièrement quand on est en des lieux où on est obligé d’être longtemps tête nue. Les vieillards portent des calottes à oreilles. On porte aussi des perruques à calotte. La calotte rouge est une marque de dignité, car il n’y a que les Cardinaux qui en portent. (Dic. Furetière, 1690

 

 

Clisson, Jeanne de Belleville, se fit un nom par la vengeance qu’elle tira de la mort d’Olivier de Clisson, son époux, décapité à Paris le 2 août 1343, pour avoir favorise Montfort, compétiteur de Charles de Blois au duché de Bretagne ; elle arma trois vaisseaux, fit plusieurs descentes et causa beaucoup de ravages en Normandie.

 

 

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