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Charles de Montaigu (ou Montagu), seigneur de Marcoussis
13.. - 1415

Les costumes en France à travers les âges

Charles de Montaigu (ou Montagu), dessiné par Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard) et texte extrait de l'ouvrage
'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Montaigu (Charles), Vidame du Laonnais, seigneur de Marcoussis, et chambellan du duc de Guyenne fut tué en 1415, à la bataille d’Azincourt.
Les Célestins de Marcoussis, dont Jean, son père, avait fondé le monastère, lui firent de magnifiques funérailles, et lui érigèrent un tombeau.
Il ne laissa point d'enfants de Carherine d'Albret, fille puinée de Charles Ier du nom, sire d'Albret, connétable de France.

 

Son costume : Charles de Montaigu étaient ainsi représentés avec son frère Jean (ou son père... les sources historiques sont fort embrouillées...), sur un tableau que l’on voyait dans la chapelle du château de Marcoussis. Leurs toques sont blanches, garnies de pierres précieuses. Leurs pourpoints à manches mahoitres, fort longues, diffèrent et par la coupe des mahoitres et par la couleur. Ainsi, celui porté par Jean, à manches ouvertes sur le côté, est bleu, rehaussé de petits ornements en or, tandis que celui de Charles, à manches dentelées et pendantes jusqu’à terre, est vert. Leurs collets sont noirs. Son frère jean porte en outre un collier de feuilles de coudre en or.
Ces figures font voir, pour la première fois, le poignard-dague ou miséricorde, suspendu au milieu du corps à la ceinture, et porté avec l’habit civil.

Mahoitre : On lit dans Monstrelet : « En ce tems (1467) les hommes se prindrent à se vestir plus court qu’ils eurent onc fait, tellement que l’on véoit la façon de leur corps (l'auteur s'exprime plus naïvement). Ainsi comme l’on souloit vestir les singues (singes), qui estait chose très-malhonnête et impudique, et si faisoient les manches fendre de leurs robes et de leurs pourpoints, pour montrer leur chemises déliées, larges et blanches ; portaient aussi leurs cheveux si longs, qu’ils leurs empèchoient leurs visages, mêmement leurs jeux ; et sur leurs tètes portoient bonnets de drap, hauts et longs, d’un quartier ou plus ; portoient aussi comme tous indifféremment chaînes d’or, moult somptueuses, chevaliers et écuyers ; les varlets même pourpoints de soie, de satin, de veloux, et presque tous, espécialement és cours des princes, portaient poulaines à leurs souliers, d’un quartier de long, voire plus, tel y avoit ; portoient aussi à leurs pourpoints gros mahoitres à leurs épaules, pour montrer qu'ils fussent larges par les épaules et qui étoit hui (aujourd’hui) court vêtu, il étoit le lendemain long vestu jusqu’à terre, et si estoit cette manière si commune, n’y avait si petit compagnon qui ne se voulsit ( voulût) vestir à la mode des grands et des riches, fut long, fut court, non regardant au coût ne à la dépense, ne s'il appartenoit à leur état. »
Commentaire : il s'agit d'épaulette = bourrelet d'étoffe montant et rembourré qui couvrait l'épaule et le bras jusqu'au coude, conçu à l'origine comme renforcement du costume militaire, qui fut à la mode surtout au XVe.

 

Dictionnaire de l'habillement      /        Costumes français
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