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Henri II Clément, seigneur en Gâtinais
~1230 - 1265

Henri II du Gâtinais en son armure, gravure de Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Henri Clément II, seigneur du Mez en Gâtinais, et d’Argentan, quatrième maréchal de France, suivit le roi saint Louis à son premier voyage à la Terre-Sainte, en 1249, selon la Chronique de Flandre, chap. XX, qui l’appelle à tort Albéric. Il est nommé dans une charte de l’abbaye de Saint-Denis, de 1263, et l’année suivante il plaidait au parlement contre le bailli de Caen qui le troublait en sa justice d’Argentan. Il était mort en 1265. Par arrêt du parlement, de 1267, le douaire de sa veuve fut assigné sur la baronnie d’Argentan. Elle était fille de Philippe de Nemours Ier et d’Aveline de Melun.

Henri est représenté tenant l’oriflamme. A l’exception du casque, il porte toutes les parties de l’armure des guerriers des onzième et douzième siècles. Il a le corps entièrement couvert de mailles. Pour le combat, le capuchon de mailles qui lui retombe sur les épaules, se relevait sur la tête, la couvrait en entier, et recevait pardessus un casque rond fait comme une calotte profonde. Ici le vêtement de mailles est recouvert d’une cotte d’armes sans manches, et qui tombe jusqu’au milieu des jambes, comme celles que portaient les guerriers sous Louis VI, Louis VII, Philippe-Auguste et saint Louis. La forme des courroies et la manière de les ceindre autour du corps furent en usage jusqu’au quatorzième siècle.

 

La dignité de maréchal de France fut créée sous Philippe-Auguste, en 1185. Cette charge, qui donnait le titre de grand-officier de la couronne, n’était autrefois qu’une intendance sur les chevaux du prince. Elle devint militaire au commencement du XIIIe siècle, avant celle de connétable, et la première dignité militaire de la couronne, après la suppression de cette charge, sous Louis XIII, en 1627.

L’oriflamme, qu’il ne faut point confondre avec l’étendard royal parsemé de fleurs de lis, était originairement la bannière de l’abbaye de Saint-Denis, qui était portée dans les guerres particulières que l’abbé était quelquefois obligé de soutenir contre les seigneurs qui envahissaient les biens de l’abbaye. Dans aucune de nos histoires, il n’est fait nulle mention de l’oriflamme ou bannière de Saint-Denis dans nos armées avant Louis-le-Gros ; et c’est sous ce règne, ou plutôt sous celui de Philippe Ier, son père, qu’on doit fixer l’origine de la coutume de mener cette bannière à la guerre contre les ennemis de l’État. Depuis Louis-le-Gros jusqu’à Charles VI inclusivement, il n’y a presque point de règne sous lequel l’histoire ne marque quelque occasion où l’on ait porté l’oriflamme.

La cotte d’armes était une dalmatique sans manches, qui recouvrait la cotte de mailles ou la cuirasse, revêtait tout le corps, et descendait au moins jusqu’aux genoux. On mettait par-dessus la cotte d’armes le ceinturon qui portait l’épée ; il servait en même temps à la soutenir. Chez les Grecs et les Romains, elle n’était qu’une draperie non fermée. Celle des Gaulois ne leur venait que jusqu’aux hanches, et était attachée par devant par une agrafe ou cheville. Les Francs, quoique originaires de la Germanie, avaient coutume de la porter plus longue. Le Moine de Saint-Gal dit qu’elle descendait par devant et par derrière jusqu’à terre, et que par les côtés elle touchait à peine les genoux. Dans la suite, la cotte d’armes des Gaulois, qui était beaucoup plus courte, devint à la mode, comme plus propre pour la guerre, au rapport du même auteur. Quelques siècles après, Charlemagne rétablit l’ancien usage. Il paraît que sous Louis-le-Débonnaire on était revenu à la cotte d’armes des Gaulois ; mais dans les guerres continuelles que ses successeurs eurent à soutenir, la mode changea encore ; et comme alors la plupart des militaires étaient continuellement à cheval, non seulement la cotte d’armes couvrit tous leurs habits ; mais leur magnificence se renferma dans cet habillement militaire, qu’ils ornaient de leurs écussons ou des pièces de leurs armoiries, et qu’ils faisaient ordinairement de draps d’or et d’argent et de riches fourrures d’hermine, de martre zibeline, de gris, de noir et d’autres étoffes précieuses qu’on peignait même de différentes couleurs.
La cotte d’armes, ainsi que les bannières, n’étaient permises qu’aux chevaliers.

 

Douaire : Portion de biens qui est donnée à une femme par son mari à l'occasion du mariage, dont elle jouit pour son entretien après la mort de son mari, et qui descend après elle à ses enfants (Le Littré).

 

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