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Pépin II, roi d'Aquitaine
8.. - 859

Pépin II, en son armure, dessiné par Massard - Gravure  reproduite puis restaurée par © Norbert Pousseur

Gravure et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1835

 

Pépin II, fils de Pépin I, roi d’Aquitaine, était fort jeune lorsque son père mourut. Il fut proclamé en 839 par quelques seigneurs d’Aquitaine, qui voulurent lui assurer la couronne, dont ils prévoyaient que Louis-le-Débonnaire chercherait à le dépouiller pour en investir son fils Charles.
Ébroin, évêque de Poitiers, voyant la guerre civile prête à s’allumer en Aquitaine, pria Louis de venir y rétablir la tranquillité. Louis indiqua une assemblée à Châlons-sur-Saône, où il manda tous les seigneurs d’Aquitaine. Il s’y rendit avec Judith, sa femme, et son fils Charles, et y régla à l’avantage de celui-ci tout ce qui avait rapport à l’Aquitaine. Louis étant mort le 20 juin 840, Pépin, secondé par un parti puissant, et par les divisions qui troublaient la France, contraignit Charles à s’accommoder avec lui. Mais, en 847, les Normands descendirent en Aquitaine, prirent Bordeaux ; et les peuples de ces contrées se donnèrent à Charles-le-Chauve, dans l’espoir d’être mieux défendus, ou peut-être par l’inconstance qui ne leur permettait pas de vivre longtemps sous la même domination. Pépin II fut renfermé dans l’abbaye de St.-Médard de Soissons. Étant parvenu à s’échapper, il prit en 856, une résolution fatale à la France, et qui ne trouva depuis que trop d’imitateurs : ce fut de s’unir aux Normands, de les seconder dans leurs courses sanguinaires, afin de s’en faire des alliés. Il les conduisit à Poitiers, qu’il pilla, et il exerça de grands ravages en diverses autres contrées de l’Aquitaine. C’est la dernière expédition de ce prince, dont l’histoire fasse mention. Il mourut en 859.

Son costume : La cotte d’armes (ou plutôt cotte de mailles) de cette figure est fort remarquable : elle descend jusqu’au milieu des cuisses qu’elle enveloppe (il s'agit ici ). Cette figure a pour arme offensive l’épée, et pour arme défensive le bouclier. Sur la tête est une couronne fleuronnée. L’écuyer qui est auprès d’elle la couvre de son bouclier. Il est vêtu d’un habillement court et serré, et d’une tunique qui descend jusqu’aux genoux. La coiffure ressemble au bonnet phrygien.

 

Costumes français
Article de Wikipedia

 

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