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Pépin II, roi d'Aquitaine
8.. - 859

Pépin II, en son armure, dessiné par Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Pépin II, fils de Pépin I, roi d’Aquitaine, était fort jeune lorsque son père mourut. Il fut proclamé en 839 par quelques seigneurs d’Aquitaine, qui voulurent lui assurer la couronne, dont ils prévoyaient que Louis-le-Débonnaire chercherait à le dépouiller pour en investir son fils Charles.
Ébroin, évêque de Poitiers, voyant la guerre civile prête à s’allumer en Aquitaine, pria Louis de venir y rétablir la tranquillité. Louis indiqua une assemblée à Châlons-sur-Saône, où il manda tous les seigneurs d’Aquitaine. Il s’y rendit avec Judith, sa femme, et son fils Charles, et y régla à l’avantage de celui-ci tout ce qui avait rapport à l’Aquitaine. Louis étant mort le 20 juin 840, Pépin, secondé par un parti puissant, et par les divisions qui troublaient la France, contraignit Charles à s’accommoder avec lui. Mais, en 847, les Normands descendirent en Aquitaine, prirent Bordeaux ; et les peuples de ces contrées se donnèrent à Charles-le-Chauve, dans l’espoir d’être mieux défendus, ou peut-être par l’inconstance qui ne leur permettait pas de vivre longtemps sous la même domination. Pépin II fut renfermé dans l’abbaye de St.-Médard de Soissons. Étant parvenu à s’échapper, il prit en 856, une résolution fatale à la France, et qui ne trouva depuis que trop d’imitateurs : ce fut de s’unir aux Normands, de les seconder dans leurs courses sanguinaires, afin de s’en faire des alliés. Il les conduisit à Poitiers, qu’il pilla, et il exerça de grands ravages en diverses autres contrées de l’Aquitaine. C’est la dernière expédition de ce prince, dont l’histoire fasse mention. Il mourut en 859.

La cotte d’armes de de cette figure est fort remarquable : elle descend jusqu’au milieu des cuisses qu’elle enveloppe. Cette figure a pour arme offensive l’épée, et pour arme défensive le bouclier. Sur la tête est une couronne fleuronnée. L’écuyer qui est auprès d’elle la couvre de son bouclier. Il est vêtu d’un habillement court et serré, et d’une tunique qui descend jusqu’aux genoux. La coiffure ressemble au bonnet phrygien.

 

Écuyer : On appelait autrefois écuyer les jeunes seigneurs qui n’étaient pas encore faits chevaliers. Dans l’histoire de France, il n’est point question du grand-écuyer avant Charles VII. L’ordonnance de Blois, de 1597, est la première qui ait fait mention de la qualité d'écuyer comme titre de noblesse. Cependant Pasquier prétend que le titre écuyer est très ancien, et que, dès la décadence de l’empire romain, il y eut deux sortes de gens de guerre, dont les uns furent appelés gentils et les autres écuyers.
A. Marcellin en parle comme de gens que l'on craignait, et que l’on regardait comme invincibles ; et Julien l'apostat faisait grand cas de ces troupes pendant qu’il fut dans les Gaules. Dans la suite, les Gaulois, ou peut-être seulement les Francs, ayant vu que les plus braves des troupes romaines s’appelaient gentils et écuyers, gentiles et scutarii, donnèrent aussi ces noms aux plus braves de leurs armées. Il paraîtrait, comme dans cette gravure, qu’il y avait de ces Écuyers ou Gentils qui étaient particulièrement attachés à la personne du roi ; que, dans les combats, ils se tenaient auprès du monarque, et que, n’étant armés que de boucliers, ils l’en couvraient suivant l’occasion. Sans décider du degré de croyance qu’il faut ajoutera cette conjecture, nous laissons chacun libre de se former une opinion.

 

 

Costumes français
Article de Wikipedia

 

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