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Boutonnier

Terme du Petit dictionnaire de l'habillement

 



Boutonniers. — La corporation des boutonniers se composait des artisans qui fabriquaient les boutons en métal, en verre ou en pierreries, les épingles à chatons et les dés à coudre. Il n’y en avait peut-être aucune dont les statuts fussent plus détaillés. C’est une chose curieuse à voir que la multiplicité des entraves imposées, dans le registre des métiers d’Étienne Boileau, à ces malheureux artisans. Il leur était défendu, sous peine d’amende, d’avoir plus d’un apprenti, dont ils devaient exiger au moins huit années de travail, avec argent, ou dix années sans argent. Ils ne pouvaient exercer leur industrie les jours des fêtes fériées dans leur paroisse ; tout travail à la lumière leur était interdit, et ils devaient, sous peine d’amende, fermer leurs boutiques, lésier leurs œuvre en charnage, au premier crieur du soir, et en quaresme si-tost come compile est oit sonée ou qu'il l'oioient soner ( = arrêter tous travaux au premier crieur du soir, et durant le carême sitôt que les complies - prières du soir - étaient sonnées ou qu'on les entendait sonner).. Enfin, les précautions les plus minutieuses leur étaient prescrites dans la fabrication des objets qui faisaient la matière de leur commerce, et deux jurés choisis par le prévôt de Paris étaient charges de faire exécuter toutes ces prescriptions. Les premiers statuts des boutonniers sont de la fin du treizième siècle : ils furent renouvelés par des ordonnances royales, en 1558 et en 1653. Dans la dernière, qui était encore en vigueur à l’époque de l’abolition des jurandes et des maîtrises, ces artisans étaient qualifiés de boutonniers, passementiers, crépiniers, blondiniers, faiseurs de boutons, olives et autres enjolivements pour garnitures d'habits, meubles, équi pages, etc. On voit que, depuis l'établissement de leur corporation, leurs attributions s’étaient considérablement augmentées. Au moment de l’abolition de la communauté, l'apprentissage avait été réduit à quatre ans; mais on exigeait en outre quatre ans de compagnonnage. Le prix du brevet était de trente-six livres, celui de la maîtrise de trois cents livres. L’apprenti qui épousait une fille de maître était exempt du compagnonnage, dispensé de présenter un chef-d’œuvre, et ne payait que cent livres pour la maîtrise.
(in L'Univers - France - Dictionnaire encyclopédique Ph. le Bas - 1840)

 

Terme décrivant les métiers et artisans qui produisent de l'habillement et des équipements.

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Le terme ci-dessus est l'un de ceux utilisé pour décrire, le cas échéant, le costume du personnage en illustration, provenant de l'ouvrage :
'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855.


Sans mention particulière, cette définition provient des notes de cet ouvrage.

 

 

 

 

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