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Marie de Médicis, reine de France
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MARIE DE MEDICIS REINE DE FRANCE Et de Navarre. Fille de François de Medicis I du nom Grand Duc de Toscane, et de Jeanne Archiduchesse d'Austriche, Reine née de Hongrie, et de Bohème. Fille, Soeur, tante, et niepce d'Empereurs. Nasquit l'an 1574 ; et fut eslevée en toutes les vertus Chrestiennes et morales, qui doivent estre inséparables des grandes princesses. Elle se délectoit aux Arts nobles, particulièrement au dessin et à la Graveure. Tant de rares qualitez la firent rechercher par Henry le grand Roy de France et de Navarre. Le traité de Mariage fut conclu à Florence le 25 Avril 1600, et conforme à Lyon le 27 décembre suivant : où elle fut conduite pompeusement, dans la magificience ordinaire de l'Illustre famille des Medicis ; qui a donné 2 Papes à l'Eglise, 2 Reines à la France, 5 Grands Duc de Toscane, plusieurs Cardinaux et Princes. Sa Majesté fut couronnée l'an 1610, et déclarée Régente peu de jours après la mort funeste du Roy son Espoux : et gouverna ce grand Empire avec beaucoup de prudence pendant la minorité du Roy son fils ; au commencement du règne duquel l'Estat fut agité de divers troubles, causez par les conseils de ceux qui aspiroient au ministère. Sa retraite au chasteau d'Amboise 1617, et la guerre du pont de Cé 1620, furent les avants coureurs de ses autres disgraces : qui renouvellèrent leurs persécutions en 1631, qu'elle se retira à Bruxelles, puis en Hollande et Angleterre, où ne voyant point de jour à son accommodement, que les ennemis de l'Estat traversoient continuellement d'obstacles nouveaux : Sa Majesté s'aresta à Cologne, où elle mourut le 3 juillet 1642. Cette mère des trois plus grands Rois du monde, se vit réduite à finir ses jours dans une Maison particulière, au grand regret du Roy son fils : qui désiroit son retour si ardament. Son Corps fut apporté à St Denis en France la mesme année. Le superbe Palais d'Orléans qu'elle laissa par Testament au Duc son fils, le Cours, et les édifices suivants qu'elle a bastis ; sont les Illustres marques des autres qu'elle méditoit pour décorer Paris. Si Sa Majesté y fut demeurée. Retranscription du texte de la gravure originale A Paris chez Daret avec privil. du Roy 1654 |
Gravures et texte ci-dessous extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1835 - collection personnelle Marie de Médicis, seconde femme de Henri IV, roi de France, et fille du grand-duc de Toscane François II, née à Florence en 1573, épousa Henri IV en 1600, lui donna bientôt un fils, et à cette occasion reçût de ce prince les témoignages d’une affection sincère ; mais elle ne tarda pas d’empoisonner, par son caractère opiniâtre et altier, par son humeur irascible, violente et jalouse à l’excès, une union commencée sous d’aussi heureux auspices. Les époux se rapprochèrent plusieurs fois : le bon Henri voulut tout oublier ; mais leur réconciliation ne fut jamais durable. Marie osa un jour lever le bras pour frapper le roi, et peut-être l’eût-elle frappé sans l’intervention de Sully. Les prières et les sollicitations furent cependant assez puissantes pour engager Henri à la faire couronner et sacrer à Saint-Denis en 161O. On sait que le lendemain du jour de Cette cérémonie il fut assassiné. On soupçonna la reine de n’avoir pas été étrangère à cet horrible attentat, et il est certain qu’elle n’en parut ni assez surprise, ni assez affligée ; mais malgré les insinuations de Mézeray et l’autorité des Mémoires de Sully et de ses secrétaires, personne n’a osé placer le crime qu’on lui impute au rang dès vérités historiques : Voltaire même a combattu cette accusation. Nommée régente par le parlement, Marie parut s’appliquer à détruire l’ouvrage et à condamner les projets de son époux. Sully, Villeroi et Jeannin sortirent du conseil pour faire place au nonce du pape, à l’ambassadeur d’Espagne, au P. Cotton et à Concini, devenu premier ministre et maréchal d’Ancre. On accabla le peuple d’impôts, on ne ménagea pas les grands incessamment prêts à se soulever, et la guerre civile fut le fruit de cette administration inquiète et imprudente. Lorsque la majorité de Louis XIII eut été reconnue au parlement en 1614, Marie vit chaque jour tomber sa puissance, qui s’évanouit entièrement après la mort tragique de Côncini en 1617. Luynes, dominant alors la France et son roi, la reine-mère fit la guerre à son fils. Richelieu ménagea un accommodement entre eux en 1620, et fut récompensé de ses services par la protection de Marie devenue plus puissante ; mais dès qu’il se crut assez fort, il résolut d’écarter cette rivale tracassière. Après avoir lutté quelque temps, Marie fut enfermée à Compiègne. Elle s’en échappa et passa le reste de sa vie dans l’exil, d’abord à Bruxelles, puis en Angleterre, toujours demandant justice, se plaignant et intrigant. Elle se retira enfin à Cologne, où elle manqua plus d’une fois du nécessaire. On y montre encore le galetas où elle mourut en 1642. Le seul mérite de cette princesse, à la fois si coupable et si malheureuse, est d’avoir protégé et aimé les beaux-arts. |
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Son costume : Celui-ci est extrait d’une estampe de 1600, représentant le mariage de Henri IV avec Marie de Médicis. Le justaucorps, dont la partie inferieure est ornée de deux rangs de perles, et la robe, à vertugarde, sont blancs avec des dessins or. La coiffure, façonnée à plusieurs étages, est en cheveux. Le ruban qui pend par derrière, et dont la partie qui décore la poitrine est chargé de perles, est noir. Dans la Galerie des hommes illustres, cette princesse est coiffée en cheveux bouclés sur les faces, et sa tête recouverte d’une calotte de velours noir, sur laquelle une bande étroite de la même étoffe s’arrondit et descend sur la naissance du front ; sa robe couvre à peine le haut des épaules et se termine au-dessous de la gorge, que couvre sa chemise ouverte par-devant et attachée par le haut ; son large collet retombe autour des épaules, les doubles manchettes sont empesées et relevées, les manches de la robe sont doubles ; celles de dessous, depuis l’épaule jusqu’au poignet, celles de dessus, ouvertes par-devant, s’attachent et se terminent au pli du bras. Dans Montfaucon, le collet de la chemise se redresse derrière la tête ; il est tantôt arrondi par le côté et tantôt droit ; l’habit de dessus, dont le corset est enrichi de perles et de pierreries, est fermé par-devant et se termine comme un jupon vers le haut de la cuisse ; les manches, amples et très longues, sont ouvertes par devant. |
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Son costume : Le justaucorps, orné de perles, d’une large pierreries et de manches ouvertes et pendantes, est noir, ainsi que la robe à vertugarde. Le collet et les manchettes sont blancs ; le chaperon est noir avec des dessins or.
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