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Page de garde de l'Abrégé de la vie des plus fameux peintres - Reproduction © Norbert Pousseur

Joseph-Marie Crespi
peintre lombard

né en 1665 et mort en 1747

Joseph Crespi, peintre italien - Reproduction © Norbert Pousseur

 

 

Gravure et texte extrait de l'ouvrage 'Abrégé de la vie des plus fameux peintres' d'Antoine Joseph Dezallier d'Argenville, édition de 1762, collection personnelle.

Girolamo Crespi, Citadin de Bologne, eut en 1665, un fils, nommé Joseph-Marie Crespi. Ses premières inclinations se tournèrent du côté de la peinture, qui lui fut enseignée par Angelo Michele Toni. La médiocrité de ce maître ne le découragea point ; il ne songea qu’à le surpasser, et y réussit en peu de temps. Quelques jeunes peintres, qui allaient dessiner d’après les fameux tableaux de saint Michel in Bosco, l’engagèrent à se mettre de la partie : leurs divertissements consistaient souvent à imiter différentes nations dans leur habillement ; celui de Crespi, qui approchait de l'Espagnol, le fit nommer Spagnuolo, nom qu’il a toujours conservé depuis. L'hiver sépara cette troupe pittoresque ; Crespi resta seul, et les religieux de Saint Michel, charmés de sa ferveur, lui firent, dans cette rigoureuse saison, une cloison portative de jonc, derrière laquelle il pouvait travailler.
Canuti qui le vit un jour dessiner, l’encouragea à continuer, et lui promit de le recevoir dans son école. Ce maître le distingua de ses autres élèves ; mais ses neveux, par jalousie, l'ayant fait congédier, Canuti ne l’abandonna jamais, l'aida de ses conseils et de sa bourse. Quelques curieux, à la persuasion de ce maître, lui firent copier tous les tableaux du Cloître ; étude qui l'avança considérablement. Enfin, C. Maratti, conduit par le Cignani pour voir ces chefs-d’œuvres, le trouvant un jour qui y travaillait, lui pronostiqua qu'il deviendrait un grand peintre, et voulut l'emmener à Rome. L’attachement de Crespi à son père et à fa famille, l'empêcha d'accepter des offres si avantageuses.

Étant un jour à copier dans l’oratoire de saint Joseph, les belles fresques du Colonna, il vit un vieillard la palette à la main qui se disposait à retoucher quelques endroits endommagés ; il le traita de téméraire, et voulut l'empêcher de travailler. Ce vieillard, qui était Colonna, loin de le désabuser, l’anima encore davantage, en lui disant que ces morceaux n’étaient pas aussi beaux qu'il le croyait, Crespi impatient, courut aussitôt avertir quelques-uns des confrères de l’Oratoire, qui lui apprirent que c'était Colonna. Il retourna tout confus, lui faire des excuses, que le vieillard, à qui le jeu n'avait pas déplu, paya de ses embrassements.
Cignani voulût : bien le compter parmi ses disciples ; et le retint deux ans dans son école, jusqu’à  ce qu’il partit pour s’établir à Forli avec toute sa famille. À cette école succéda celle d'Antonio Burini, où, après deux années d’une profonde étude, il peignit un Saint Pétrone pour les Cordeliers de Castel Bolognèse. Ce tableau fut l’époque de sa réputation : il lui attira l’amitié d’un bourgeois de Bologne, à qui son humeur agréable avait plu ; il le prit chez lui, et lui commanda beaucoup d’ouvrages, seulement pour l’occuper. Le marché qu'ils avaient fait ensemble était assez singulier : le bourgeois revendait les tableaux, et s’était engagé d’en donner le profit à Crespi, qui toujours sûr d’être bien payé, n’était point gêné pour les sujets.

Cette grande pratique lui fit changer de goût, et prendre une manière Vénitienne, avec une exécution si prompte, quelle étonnait tout le monde. Il ne faisait pas, dit Quintilien, pour bien, faire, d'aller vite, mais pour aller vite, il suffit de bien faire. Deux grands tableaux furent par lui exposés en public : le premier représentait un pressoir avec plusieurs hommes nus, qui foulaient le raisin ; l’autre était une boucherie, où des hommes tuaient et écorchaient des bœufs, des veaux, et d’autres animaux. Ces tableaux furent généralement applaudis, et suivis de plusieurs autres dans le même genre, mais plus petits.
Son ami, persuadé que rien ne forme tant un artiste, que de sortir de son pays, conseilla à Crespi de voyager. L’amour qu’il avait pour les ouvrages du Baroche, lui fit préférer la ville de Pesaro, où il copia, d’après ce maître, la circoncision du Sauveur, qu’on voit dans la congrégation del nome di Dio ; le Saint André appelle à l'apostolat, dans la confraternité du même nom ; et à saint François, la fameuse Micheline, tableau qui fait les délices des grands peintres. Ces copies faites avec soin, servirent plus à embellir sa manière, que toutes ses études précédentes. Lorsque son ami les eut reçues, elles fournirent amplement de quoi l'entretenir dans son voyage ; et il ne laissa pas de faire encore quelqu’ouvrage particulier, comme le portrait du Gouverneur de la ville, et de plusieurs autres personnes.

La copie de la circoncision, après avoir passé par plusieurs mains, fut vendue pour l’original, à un Sénateur de Bologne ; tous les peintres la jugèrent telle. Enfin, Crespi de retour en cette ville, alla voir le Sénateur, qui lui montra le tableau comme original du Baroche ; il se mit à rire, et s’en avoua l'auteur. Cette aventure lui fit beaucoup d’honneur ; et le Sénateur lui commanda le combat d’Hercule et d’Anthée, qui ne fut pas trouvé moins beau. Ce dernier tableau fut exposé publiquement à une fête, où le Recteur du collège d’Espagne entendit plusieurs personnes qui s’écriaient : Viva lo Spagnuolo ; ô quanto é valente lo Spagnuolo. Il crut que l'auteur était un Espagnol arrivé depuis peu à Bologne, et pria qu’on l'envoyât chez lui. Crespi y fut, et s’excusa de ne pas lui répondre en Espagnol, parce qu’étant venu fort jeune en Italie, il avait oublié sa langue naturelle ; en composant une histoire plaisante de sa vie, il laissa cet homme dans son erreur. Celui-ci lui offrit un logement dans son collège, et lui dit qu’il y avait véritablement en Espagne une famille de Crespi : le peintre s'amusa beaucoup de cette méprise.

Comme il entendait fort bien les Caricatures, il peignit sous la forme d’un chapon mort, le Comte Malvasia, un des Directeurs de l’académie du Sénateur Ghisilieri : Malvasa se douta que le tableau était de Crespi, et s’en plaignit au Sénateur, qui le chassa de sa maison. Le peintre se retira à Venise ; et ses belles copies d’après le Titien, Paul Véronèse et le Tintoret fortifièrent extrêmement son coloris, ainsi que les ouvrages de Rubens et de Rembrandt, qu’il eut occasion de voir. Enfin, il rentra en grâce, revint à Bologne, et peu de temps après il alla à Pistoia avec Marc-Antonio Chiarini, peindre le plafond de l’église des pères de saint François de Paule.

Dans un tableau du Centaure Chiron, qui apprend à Achille à tirer de l’arc, il feignit que le jeune Achille  ayant manqué son coup, le Centaure s’était mis fort en colère, et lui avait donné un coup de pied.  Le Prince Eugène de Savoie, pour qui était le tableau, en trouva l’idée plaisante, et occupa Crespi pendant cinq années ; il le nomma ensuite son peintre ordinaire, lui accorda une pension, et lui demanda une Sainte Marguerite de Cortone.

Cet artiste mettait de l’esprit dans tous les ouvrages qu’il entreprenait : il eut à peindre deux plafonds dans le palais Pepoli ; il représenta dans l’un, le Banquet des Dieux, dont plusieurs jouaient aux échecs, allusion aux armes de cette maison, qui sont un Échiquier ; Hercule dans son char tiré par les Heures, était le sujet du second plafond.

Dans ce temps-là, Crespi ouvrit une école, où il rassembla plus de trente écoliers ; on y admirait autant la facilité des préceptes, que la beauté des ouvrages : un Prêtre ami du Marquis Pepoli, en était un des plus ardents amateurs ; il se lia d’amitié avec le peintre, et lui ordonna plusieurs morceaux, qu’il voulait avoir à bon marché. Le Marquis qui le sut, promit à Crespi de suppléer de sa bourse au prix qu'il en voulait avoir ; ce cavalier tint sa parole ;  le peintre fut content, et le prêtre encore plus d’acquérir de belles choses à un prix si modique. Un massacre des Innocents lui fut aussitôt commandé ; et le Prêtre s’obligea, par-dessus le prix convenu, de dire cent messes pour le repos des défunts.
Sur le soupçon que le peintre eut que cet Ecclésiastique destinait ce tableau au Prince Ferdinand de Toscane, il le composa de plus de cent figures, et ce tableau mérita, dans une exposition publique, l’approbation générale. Le Prêtre vint aussitôt avec son peu d’argent pour l’enlever : Crespi lui demanda s’il avait acquitté les messes promises, et où étaient les attestations. Le Prêtre qui n’en avait dit aucune, se récria sur la défiance de Crespi, dont les réponses furent très plaisantes. Enfin, ne pouvant se débarrasser du Prêtre, il se jeta sur une arquebuse, et feignit de vouloir tirer sur lui. La mort du Marquis Pepoli arrivée peu de temps auparavant, mit le Prêtre dans l’impossibilité de payer le surplus du tableau, et ne sachant comment s’y prendre pour le posséder, il pria un Gentilhomme de l’envoyer chercher chez Crespi, qui refusa de le donner. Le cavalier offensé, envoya le soir des braves, pour  prendre de force le tableau ; Crespi ne voulut point leur ouvrir, et pendant qu'ils cherchaient à entrer, il roula son tableau, sauta d'une fenêtre basse dans la cour, et se retira chez un Gentilhomme de ses amis, qui le mit à l’abri de toutes violences. L’idée lui vint de porter son morceau au Grand Prince de Toscane ; et il partit à pied le lendemain matin.
Le Prince n’était point alors à Florence, mais à Livourne, et il fallut s’embarquer sur l’Arno, pour arriver en cette ville. Crespi trouva dans la barque deux jeunes gens, qu’un capitaine Anglais avait enrôlés et consignés au batelier sous peine des galères ; il les mit de son autorité en liberté, et alla se présenter au palais. Le Prince se douta bien qui il était, suivant un mot d’avis reçu du Comte Ranuzzi, et ordonna qu’on le fît entrer, Crespi présenta son ouvrage, dont le Prince fit un éloge très avantageux, et le combla de biens et de caresses ; deux autres tableaux d’animaux lui furent aussitôt demandés, et on ne lui donna que deux jours pour les terminer. Crespi se fit apporter pour modèles des oiseaux, des poissons et d’autres animaux, qu’il distribua ensuite aux officiers du Prince, qui se les disputèrent vivement : cela le fit ressouvenir de la Porchetta de Bologne (C’est une fête annuelle, de Bologne,  où le cardinal Légat commence à jeter, des fenêtres de son palais, de l’argent au peuple ; ensuite il fait jeter des poulets, des pigeons tout  vivants, cinq ou  six moutons, et un cochon rôti, coupé en deux avec la sauce. Enfin, des paons que l’on jette, terminent cette fête.)

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Le Prince le mena  à la fête de la longue Paulme, et le fit entrer au Mole dans sa gondole. Comme il lui parla de son batelier, dont il avait occasionné la prison, le Prince lui donna le moyen de le délivrer sans user de son autorité ; c’était d’aller demander cette grâce au Gouverneur de la ville, au nom de la Cantatrice Reggiana, dont cet officier était amoureux. Ce dernier le reçut d’abord froidement ; mais ayant appris qu’il venait de la part de son amie, après une conversation d’une heure au sujet de l'aimable chanteuse, il lui accorda sa demande.
Comme la plupart des Officiers du Prince l'avaient régalé, il en pria douze à souper, et donna vingt pistoles à un des maîtres-d’hôtel de la Cour pour faire cette dépense. Le Prince qui le sut ordonna qu’au sortir du souper, cette somme lui fût rendue, avec un beau diamant, soixante louis, et les arrhes qu’il avait reçues du Prêtre de Bologne ; son Altesse écrivit même au Gentilhomme de la même ville, de ne plus inquiéter Crespi. C’est ainsi que les aventures les plus fâcheuses, tournaient au profit de notre artiste.

Il fut appelé plus d’une fois à Florence, où sa femme étant prête d’accoucher, le Prince voulut bien tenir son enfant avec la grande Princesse Violante, qui donna à l’accouchée une belle croix de diamants. Le Prince nomma alors Crespi son peintre ordinaire avec une pension.
Cet artiste lui envoyait souvent des tableaux facétieux, accompagnés de lettres pittoresques, qui ne l’étaient pas moins. La satisfaction qu’en recevait le Prince, était aussitôt marquée par des gratifications et des présents considérables.
Cette humeur enjouée, tant dans sa conversation que dans ses tableaux, ne plaisait pas moins  aux autres Seigneurs, tels que le Prince Palatière, le Landgrave de Hesse-Darmstat, Gouverneur de Mantoue ; les cardinaux Bunon-Compagno, Archevêque de Bologne, et Ottoboni, qui exercèrent souvent son pinceau. Il peignit pour ce dernier le tableau de la Pénitence, à l’occasion d’un rayon de soleil qu’il vit tomber sur la tête et sur les épaules d’un homme qui se confessait dans l’Église de saint Benoît. Le cardinal, charmé du clair-obscur de ce tableau, lui ordonna de traiter dans ce goût les six autres Sacrements. Rien ne faisait tant de plaisir à Crespi, que de lui procurer l’occasion d’exercer son aimable génie. Le mariage fut représenté par un époux de quatre-vingt ans, avec une mariée de quatorze : le prêtre, les deux témoins et les assistants, se regardaient tous, et se moquaient d’une telle union. La vie d’une Cantarine, depuis son premier état de misère jusqu’à sa fortune brillante, fut peinte pour un Anglais ; on la voyait se faire religieuse sur le retour de l’âge. Les expressions et les attitudes de ses figures étaient si extraordinaires, qu’elles inspiraient la joie la plus vive.

Le cardinal Lambertini, archevêque de Bologne, devenu Pape, nomma Crespi son peintre, et chevalier de l’Éperon d’or, avec le titre de Comte Palatin. Sa Sainteté voulut qu’il peignît l’entrevue du Prétendant d’Angleterre, avec son Légat et toute la Cour de ce Prince ; il fallait posséder, ainsi que notre artiste, toutes les parties de la peinture, pour en faire un excellent morceau ; le portrait surtout y était nécessaire. Crespi en avait fait un grand nombre, la plupart de Princes, de Cardinaux, et de quantité de Dames ; celui de la Comtesse Virginia Sachetti, qui venait de Rome pour épouser le Sénateur Caprara, a cela de singulier, que le Maréchal de ce nom, qui était à Vienne, voulut que ce portrait fût accompagné de celui de la suivante de la Comtesse ; il ajoutait en riant, che come la Derrata la giunta volea ; le portrait de la suivante serait la sur-mesure de celui de la Comtesse.

Ce peintre toujours mal habillé, vivait et parlait d’une façon singulière, sans s’embarrasser de certains égards, fondé sur ce que l’état d’un peintre ne voulait point de sujétion. Il sortait rarement, et quoiqu'il fut de l’académie de Bologne, il n’y allait jamais ; elle était, selon lui, remplie de gens qui ne connaissaient pas le vrai mérite ; s’il racontait ses aventures, c’était si plaisamment, qu’on ne pouvait s’empêcher de rire.

Crespi sut donner de grandes lumières a ses figures, se servant tantôt du Soleil, ou d’un flambeau élevé, et souvent de la chambre obscure, Pour les faire sortir davantage, il tenait exprès ses fonds éteints et obscurs ; et même ses paysages paraissaient plutôt agités de tempêtes que tranquilles : souvent il changeait son style dans les petits tableaux. Il s’est peint plusieurs fois, et notamment pour la galerie du Grand-Duc à Florence. Enfin, il est mort à Bologne, en 1747, âgé de quatre- vingt-deux ans, après avoir perdu la vue, deux ans auparavant, ne voulant voir aucuns médecins, ni prendre aucuns remèdes. On le porta avec grande pompe dans la chapelle des confrères de la Madeleine dont il était.

Ses enfants sont ses élèves. Louis, qui était chanoine et camérier secret de Sa Sainteté, et le second de ses enfants, peignait l’histoire ; mais  seulement pour son amusement ; le troisième qui s’appelait Ferdinand, et qui était Frère religieux de l'Ordre de saint François, travaillait en miniature, et est mort en 1754. Antoine, le plus jeune, peint et imite autant qu’il peut, la manière de son père. L’aîné de tous, qui était religieux Franciscain, a rempli les premières places de son Ordre, et c’est le seul qui n’ait pas manié le pinceau. Antonio Gionima, mort jeune, a encore été un de ses élèves. Il en a eu plusieurs autres, mais qui n’ont pas eu beaucoup de réputation.

Ses dessins, les uns à la sanguine, avec des hachures horizontales et croisées dans les draperies, les autres à l’encre de la Chine, avec un trait de plume, marquent une grande intelligence dans son art, avec de la correction et de l’expression ; il serait impossible d’en établir le caractère sans en avoir vu un plus grand nombre.
Les ouvrages de Crespi, à Bologne, sont le tableau des mille crucifiés, dans l’église de Spirito Santo, de celui des noces de Cana, avec quantité de figures ; un Saint Sébastien et Saint Antoine abbé, tenté par le diable, pour l’église de saint Nicolas degli Albari. Il a peint en détrempe, un saint Joseph, dans l’église de san Bartolomeo di porta ; un Crucifiement, pour le maître-autel des Sœurs de sainte Marie Égyptienne : il peignit, en 1639, à l'âge de soixante-treize ans, le martyre de saint Pierre d’Arbues, pour l’église du collège des Espagnols.
À Parme, chez les Jésuites, on voit une Vierge tenant son fils, qui paraît incertain entre les bras de qui il se jettera, de saint Louis de Gonzague, ou de saint Stanislas, accompagnés d’anges qui portent leurs devises ; pour l’église de saint George des Pères Jésuites, la Vierge qui donne l’habit de l’Ordre aux sept Fondateurs ; l’église de saint Sixte de Plaisance possède un Saint Anselme ; et les Chartreux ont trois tableaux, dont est une Sainte Trinité.
A Mantoue, les Religieux de la Congrégation de saint Philippe de Néri, ont un Saint François de Sales ; et les Pères Jésuites de Guastalla, la Vierge qui donne l'habit à leurs Fondateurs ; un Saint François Regis, pour l’église de sainte Lucie ; et pour celle de la Miséricorde, Saint Jean Népomucène.
On voit, à Ferrare, aux Jésuites, Saint François Xavier qui ressuscite un mort en prêchant daSsaint François Regis.
À Modène, les Jésuites possèdent un Saint Ignace qui dépose l’enfant Jésus entre les mains des saints Stanislas et Louis de Gonzague ; et sur les murs, il a peint le martyre de trois Jésuites au Japon, et Saint François Regis qui tient un Crucifix ; il a fait une Visitation pour les Religieuses de ce nom.
Les Pères Bénédictins de Bergame ont de lui quatre tableaux, Saint Jean dans la chaudière ; San Fermo è san Rustico dans une prison, visités par les anges qui leur apportent à manger ; le troisième est Saint Alexandre, conduit en  martyre ; le quatrième est Saint André qu’on attache à la croix.
Josué qui arrête le Soleil, se voit dans l’église del Campo pio delle Misericordie.
A Lucques, les Olivetans ont Saint Bernard en extase, et une Assomption de la Vierge.

Crespi a gravé les aventures de Bertoldo et de Bertoldino ; et on en a copié les figures pour une édition en vers, in-quarto. Il a gravé aussi une Résurrection de Notre-Seigneur, quelques petits morceaux. Quelques autres de ses dessins l’ont été par le Mathioli son ami.


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