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Page de garde de l'Abrégé de la vie des plus fameux peintres - Reproduction © Norbert Pousseur

Dominique Zampieri, dit Le Dominiquin
peintre lombard
né en 1581 et mort en 1641

Dominique Zampieri, peintre italien - Reproduction © Norbert Pousseur

 

 

Gravure et texte extrait de l'ouvrage 'Abrégé de la vie des plus fameux peintres' d'Antoine Joseph Dezallier d'Argenville, édition de 1762, collection personnelle.

 

Le Dominiquin, nommé Zampieri, a été contemporain du Guide : tous deux disciples des Carraches, ils ont exercé leurs pinceaux à l'envi l’un de l'autre. Zampieri naquit à Bologne, en 1581, dans une condition assez basse. Son père qui le destinait à la pratique, ne changea d’idée que par les surprenantes dispositions de son fils pour la peinture. Il le donna à Denis Calvart. Ce peintre, qui le surprit copiant un dessin du Carrache  le frappa très rudement. C’en fut assez pour le faire passer de cette école dans celle des Carraches. On appelle Dominique Zampieri Dominichino (Et par abréviation, Menichino - Malvasia, Tom. II. part, 4 page 327), à cause de sa grande jeunesse. Il travaillait toujours écarté des autres élèves, et remportait tous les prix de l’académie. Son application à l’étude continuait même dans le temps que ses camarades se divertissaient ; et Louis Carrache le proposait pour modèle.

Personne n’était aussi long à opérer que le Dominiquin ; il méditait longtemps avant que de se mettre à l’ouvrage : il fallait que ce fût un mouvement d’enthousiasme et d’inspiration qui lui fît prendre son pinceau. Il travaillait en effet pesamment ; ce qui le fit nommer, par ses camarades,  il bove della pittura ; prétendant que ce qu’il dessinait trop lentement, était lourd et sentait le joug. Sur quoi Annibal disait que ce bœuf labourait un champ très fertile qui nourrirait un jour la peinture, Saint Thomas d’Aquin fut ainsi appelé bœuf par ses camarades, parce qu’il paraissait lourd et stupide dans ses études ; Albert le grand son maître, qui le connaissait mieux que personne, leur répondit : Si Thomas est un bœuf, ce bœuf remplira un jour tout le monde du bruit de son mugissement.

L’Amitié étroite qui se lia entre l’Albane et le Dominiquin, excitait leur émulation sans causer entre eux aucune jalousie. Ce dernier alla à Modène, à Regio, à Parme, chercher dans les ouvrages du Corrège et du Parmesan la perfection de son art. Mais l’ennui de ne point voir son cher Albane, le fit partir six mois après pour Rome, où son ami le reçut dans sa maison, et le défraya de tout pendant deux ans. Ce fut alors que le Cardinal Agucchi qui le protégeait, lui fit faire plusieurs tableaux ; entr'autres, la prison de saint Pierre, et les trois lunettes de saint Grégoire, qui sont sous le portique de saint Onuphre à Rome.
Zampieri visitait souvent le grand Annibal, occupé pour lors à peindre la galerie Farnèse ; à la recommandation de l'Albane, il fut employé à ébaucher plusieurs figures et à peindre, au-dessus d’une porte, une Nymphe qui caresse une Licorne, devise de la maison Farnèse. Il représenta encore dans la Loge du jardin, la mort d’Adonis, et Vénus qui se jette de son char pour le secourir.
Annibal, jaloux du mérite du Guide, ne fut pas fâché d’avoir le Dominiquin à lui opposer ; il le soutenait en tout, l'aidait de ses conseils, et il lui fit donner, à saint Grégoire, un des deux grands tableaux qui avaient été promis au Guide. Le Dominiquin y peignit en concurrence le martyre de saint André. Les grâces du Guide, le suave de son pinceau charmaient tout le monde ; mais les expressions naturelles, et le coloris du Dominiquin, lui gagnèrent les suffrages des véritables connaisseurs.
Annibal, pendant que le Dominiquin peignait ce tableau, le surprit dans une action de colère, lorsqu’il dessinait le soldat qui menace le saint, j'ai, dit-il en l'embrassant, beaucoup appris de vous en ce moment. Il fut si content de ce morceau, qu’il présenta l'auteur au cardinal Farnèse, dont il reçut ordre de travailler à une chapelle de l'Abbane de Grotta Ferrata. L’histoire de St Nil Abbé, y est traitée, et la voûte est peinte en ornements de stuc, feints si habilement, que les connaisseurs y sont trompés.
Le Prélat Agucchi, qui aimait le Dominiquin son compatriote, l’introduisit chez le cardinal Aldobrandin, neveu de Clément VIII, qui l’envoya à sa belle maison de Frescati, peindre les dix morceaux, à fresque, de l’histoire d’Apollon, qui ornent le salon où l’on voit la fontaine du Parnasse. Le Dominiquin, dans tous ces morceaux, ne se démentit point de la haute estime qu’on avait de lui. Après la mort d’Annibal, il alla peindre, à Bassano, l’histoire de Diane dans une chambre du Marquis Justiriani ; et il y trouva l’Albane qui peignit la galerie de cette maison, Enfin, le tableau de la communion de saint Jérôme, qu’il fit pour l’église de la Carità, le fit regarder comme un des premiers peintres de son temps. Ce tableau est si parfait, au sentiment de deux grands peintres (Le Pousin, André Sacchi), qu’il peut aller de pair avec la transfiguration de Raphaël.

La jalousie de ses ennemis s’accrut avec sa renommée. Lanfranc, un des plus animés, fit courir le bruit qu’il avait pris la pennée de son saint Jérôme, de celui qu'Augustin Carrache avait fait à la Chartreuse de Bologne ; et il le fit graver à l’eau forte par Perrier. La calomnie fut découverte ; l’on reconnut la différence des deux tableaux. La chapelle de sainte Cécile, dans l’église nationale de saint Louis des François, par sa
beauté, redoubla l’envie de ses compétiteurs ; il faisait des études surprenantes pour chaque morceau, quoiqu’il n’en fût pas payé largement. Enfin, il le flatta d’un meilleur traitement dans les autres villes, et il fut chargé de peindre une chapelle dans la ville de Fano, d’où s’étant rendu à Bologne, il revit ses pareils et toute sa famille. Là, le fameux tableau du rosaire l’occupa pendant deux ans : marié ensuite à une femme aimable, elle lui servit toujours de modèle dans ses ouvrages et lui donna plusieurs enfants, dont un fut tenu sur les fonts par le cardinal Ludovisi. Les bons peintres de Bologne, et surtout le Guerchin, lui firent sentir la nécessité d’en sortir, et de retourner à Rome. Dans ce temps-là, le cardinal Ludovisi étant devenu Pape, sous le nom de Grégoire XV, le rappela en cette ville, et le déclara son premier peintre et architecte du Vatican.

Le chagrin qu’il eut de se voir préférer le Guide en plusieurs occasions, ne l’empêchait point de l’aborder le soir à la promenade, et depuis ils se rendirent service mutuellement. Ne pouvant posséder, comme lui, toutes les grandes parties des Carraches, il s’était principalement adonné au beau ton de couleur et à l’expression. Le cardinal Montalte employa le Dominiquin à peindre les quatre angles de saint André de la Valle ; et, sans la mort de ce cardinal, il aurait peint la coupole dont il avait fait trois dessins différents. La brigue du Tiarini, du Gessi, du Colonna et du Sementa, lui enleva ce morceau pour le donner au Lanfranc. Il peignit encore les quatre angles de saint Charles de Cantenari.
Le Dominiquin, piqué de cette préférence, et mécontent du peu de fortune qu’il avait fait à Rome, résolut de quitter cette ville pour la seconde fois. On lui avait ôté, à la mort du Pape, son emploi d’architecte du Vatican, lorsque par son mérite il pouvait espérer celui d’architecte de la fabrique de Saint Pierre. Malgré le conseil de sa femme et de ses amis, il partit pour Naples, ayant accepté le grand ouvrage de la chapelle du trésor, que la crainte du poison avait fait abandonner successivement à trois fameux peintres (Le Guide, le Josepin, et le Gessi), La jalousie des Napolitains était telle, qu’ils ne voulaient pas souffrir qu’un étranger vint leur enlever un ouvrage qui devait leur appartenir, et les immortaliser.
Arrivé à Naples avec sa famille, on lui donna un logement dans la maison du trésor, et on convint d’un honoraire considérable, à tant par figure, avec promesse d’une récompense proportionnée à la grandeur de l'entreprise. Cette chapelle du trésor est si grande, qu’elle contient sept autels, dont le principal est isolé avec une coupole ; elle est située dans l’église cathédrale dédiée à saint Janvier patron de cette ville. Les députés au trésor firent abattre l’ouvrage commencé par Bélisaire et autres peintres, c’en fut assez pour lui attirer de nouveaux jaloux ;  entr'autres, Ribera qui jouissait d’une grande faveur auprès du Vice-roi.
Aussitôt que le Dominiquin eut découvert une partie de sa chapelle, à l’occasion d’une fête, les critiques s’élevèrent contre lui, et indisposèrent les députés du Trésor et le Vice-roi. Ce dernier lui commanda quelques tableaux, qu’il refusa de faire sans la permission des députés, qui le pressaient de finir leur chapelle. Il entreprit cependant ces tableaux ; et le Vice-roi, suivant l’idée de Ribera qui publiait que le Dominiquin, à force de travailler son ouvrage, en ôtait tout l'esprit, lui retirait les morceaux à moitié faits, et il était obligé d’aller les retoucher, conformément aux remarques de Ribera. Tous ces contretemps le chagrinèrent au point, qu'il s’enfuit de Naples avec un de ses élèves, sans songer à la chaleur excessive de la saison, et qu'il abandonna sa femme et sa fille qu’on ne voulut pas laisser partir pour l’aller joindre.

Après être resté plus d’un an à Rome, occupé à travailler pour le Vice-roi, le cardinal Aldobrandin, et le cardinal Buon Compagni, archevêque de Naples, firent sa paix avec les députés ; on envoya au-devant de lui sa femme et sa fille. Enfin, il revint à Naples reprendre son ouvrage et tous les chagrins qu’il y avait laissés. On corrompit son neveu, ses domestiques, et jusqu’au maçon qui préparait la chaux, qui y mêla de la cendre pour faire tomber l'enduit et l’ouvrage qu'il faisait dessus. La coupole l’occupa pendant trois ans, et il n’en fallait plus qu’un pour la terminer, lorsque le chagrin affaiblit considérablement son esprit. Il ne se fiait plus à personne pas même à sa femme ; dans la crainte que sa nourriture ne fût empoisonnée, il l'apprêtait de sa main, changeant tous les jours de mets : enfin, il mourut, non sans quelques soupçons de poison, en l’année 1641, à l’âge de soixante ans. On le porta à la cathédrale ; et l'académie de saint Luc lui fit faire à Rome un service magnifique avec une oraison funèbre. Ses ennemis firent aussitôt abattre tout son ouvrage de la coupole, que l'on donna au Lanfranc. Il ne resta du Dominiquin que les angles, les lunettes, et les quatre tableaux des chapelles.
Il est étonnant que ce peintre, qui était modeste  et sincère, ne disant du mal de personne, se soit attiré, par son seul mérite, tant d’ennemis dans tous les endroits où il a demeuré.

Zampieri dessinait tout d’après nature ; il travaillait pour la gloire. Ses modèles, ses cartons, ses études lui coûtaient tant d’argent et de temps, qu’il ne lui restait presque rien du prix qu’on lui donnait. Quand il remarquait dans une personne quelque mouvement particulier, il se retirait chez lui pour le dessiner. Les tableaux faits à la hâte n’étaient point de son goût, et personne n’a plus terminé les grands ouvrages. Il savait accorder les mouvements des bras, des jambes, le contour du corps à l’intention et aux sentiments de l'âme, s'attachant à bien rendre une action, et à exprimer les passions ; un peintre, selon lui, devait se représenter fortement l’action qu’il vouait peindre. On l’entendait, lorsqu’il était seul, pleurer, rire selon l’occurrence, et discourir si haut, qu'on l’aurait pris pour un insensé.
Sa coutume était de s’enfermer pour travailler ; rarement le voyait-on dans cet exercice, et il ne montrait point ses dessins. Personne n’a mieux peint à fresque ; il entendait parfaitement le paysage, le costume, la perspective et l'architecture. Les grandes ordonnances, la noblesse des pensées se trouvaient dans ses tableaux, ainsi que le mouvement de toutes les figures, avec un coloris tendre qui sans de grandes ombres fait tout son effet. Quant à l’expression, le Poussin disait qu’il ne connaissait de peintre que le Dominiquin, et que depuis Raphaël aucun artiste n’avait entendu la peinture comme lui, aucun n’avait mieux raisonné un sujet, et ne l’avait accompagné de toutes les convenances et ajustements nécessaires ; il était aussi propre pour les sujets de dévotion, que pour ceux où les grâces doivent présider.

Le Dominiquin marchait toujours enveloppé d’un manteau comme un philosophe, et aussi pensif ; son esprit était devenu lent, et il était fort long dans ses ouvrages. Les pères de la Valle s’étant aperçus qu’il n’avait point travaillé chez eux pendant l’espace d’un mois, lui en firent des reproches. J'ai, dit-il, toujours, travaillé pour  vous, quoique vous ne m'ayez, pas vu, et j'ai plus peint, pendant ce temps-là, avec l’esprit qu'avec mes pinceaux. Il lisait les historiens, et il suivait les conseils du savant prélat Battista Agucchi, qui souvent y répandait trop d’allégorie. En effet, un tableau n’est pas une énigme, et ne doit pas présenter des sujets si difficiles à deviner. S’il était permis de reprocher quelque chose au Dominiquin, ce serait une touche un peu lourde, des draperies mesquines, un pinceau pesant, et un peu de sécheresse dans ses tableaux à l’huile. Ses admirables fresques sont exemptes de ces défauts.

Un homme d’esprit a cru rendre justice au mérite du Dominiquin, en disant :
Par quel artifice divin L’illusion de la peinture,
Sous les traits du Dominiquin,
Rend-elle si bien la nature ?
Sans doute, c’est qu’il sut au suprême degré
Sentir les passions et les rendre à son gré,
Joindre aux plus beaux contours la plus noble élégance,
Un coloris sublime à la docte ordonnance,
Et qu’en réunissant mille talents acquis,
Il s'immortalisa par ses tableaux exquis.

On ne connaît que quatre disciples de ce grand peintre, André Camassei, Antonio Barba lunga de Messine, Gio Agnolo Canini, et Francesco Cozza Sicilien.
Ses dessins sont sur du papier bleu, à la pierre noire ; rehaussés de blanc de craie : on en voit cependant de lavés au bistre avec un trait de plume ; la touche en est peinée, et souvent leur médiocrité ferait douter de leur originalité. Il est certain qu’il cherchait longtemps ce qu’il vouait faire. On a remarqué vingt études pour une même figure, et il ne devait qu’à son opiniâtreté dans le travail, la réussite de son ouvrage : ses paysages sont plus libres, et la plume en est mieux maniée ; il dessinait peu en petit, et ses cartons aussi terminés que ses tableaux, font connaître tout ce qu’il était capable de faire.

Rome possède quantité d’ouvrages du Dominiquin. On voit, à Saint André de la Valle, dans les angles, les quatre figures colossales des évangélistes, accompagnées de plusieurs anges ; la tribune du chœur est ornée de quatre grands tableaux et de trois petits, où il a représenté saint Pierre et saint André appelés à l'apostolat ; la flagellation de saint André ; le même saint qui adore la croix ; saint Jean qui embrasse deux disciples, et les invite à suivre Jésus-Christ ; l'apothéose de saint André ; la fameuse barque dans une forme allongée ; et les six vertus entre les fenêtres, au-dessus de la corniche ; savoir, la foi, l'espérance, la charité, la force, la religion et la pauvreté, avec des enfants admirables, qui tiennent des festons et des fruits ; les quatre angles peints à fresque, dans l’église de Saint Charles dè Catenari, représentent les vertus morales richement accompagnées ; dans celle de Saint Pierre, le grand tableau de saint Sébastien, peint sur la pierre de Lavagne ; à Saint Grégoire, le fameux tableau de la flagellation de saint André ; à Saint Jérôme de la Carita, le saint qui communie, tableau des plus considérables de Rome ; la chapelle de sainte Cécile, dans l’église de Saint Louis des François, représente la vie de la sainte, en cinq morceaux, deux de chaque côté, et un au plafond ; sainte Cécile donne l’aumône, et méprise les idoles ; Valérien son mari et elle sont à genoux à l'apparition d’un ange, qui leur apporte deux couronnes ; la mort de la sainte, dans la voûte, c’est son apothéose ; trois lunettes à Saint Onuphre, qui représentent le baptême de saint Jérôme ; l'ange qui le flagelle pour s’être trop attaché au beau langage, et la tentation du démon, avec plusieurs femmes nues qui dansent autour du saint ; il y a encore une Vierge à demi corps, au-dessus de la porte de l’église ; à Saint Sylvestre, à Monte Cavallo, dans la chapelle Bandini, quatre ronds dans la voûte, savoir, Esther devant Assuérus, David qui danse devant l’Arche, Judith qui présente au peuple la tête d’Holoferne, et Salomon, assis sur le trône avec sa mère Bethsabée ; aux Capucins, saint François en extase qu’il donna pour s’acquitter d’un vœu fait dans une grande maladie ; dans l’église de Sainte Marie della vittoria, à la chapelle Merenda, la Vierge qui présente son fils à St François ; sur les côtés, les stigmates de ce saint, et son évanouissement au son de la trompette de l’ange ; une Vierge en petit dans la sacristie ; à St Jean des Bolonais, au maître-autel, la Vierge, son fils, St Jean et saint Pétrone, avec une gloire d’anges ; à Sainte Marie in transtevere, une assomption, de forme octangulaire dans le plafond.
Aux environs de Rome, dans l’abbaye de Grotta ferrata, on trouve six grands tableaux à fresque, sur les murs d’une chapelle, dédiée à saint Nil abbé ; son entrevue avec l’Empereur Otton III ; il retient une colonne prête à tomber ; il demande de la pluie ; il délivre un possédé ; la mort de saint Nil ; la coupole est en ornements ceints de stuc ; quelques apôtres avec de pareils ornements contre l’autel, et des camaïeux de couleur verte ; à la Vigne Aldobrandine, à Frescati, la salle d’Apollon, en dix morceaux peints à fresque sur le mur, avec de beaux paysages, peints par le Viola ; à Bassano, l’histoire de Diane, à fresque, dans une chambre, trois morceaux au plafond, et quatre dans la frise, dont un est le sacrifice d’Iphigénie.
Dans la ville de Fano, au Dôme, on voit dans la chapelle Nolsi, la vie de la Vierge, en quinze morceaux à fresque ; et à Saint Barthelemi des Théatins, une annonciation, une nativité, et une fuite en Égypte.
À Sainte Agnès de Bologne, in Campo san-Antonio, la sainte expirante au milieu des bourreaux et des soldats, avec une gloire d’anges en haut ; à Saint Jean in monte, le fameux tableau de la Madone du Rosaire, avec deux enfants nus que tiennent deux femmes.
Au Dôme de Ravenne, un Christ en croix, la Vierge et saint Jean ; à celui de Volterre, dans la chapelle de l’archevêque, une conversion de saint Paul.
À Naples, dans la chapelle du Trésor, qui est à la Cathédrale, laquelle renferme sept chapelles, on voit quatre tableaux d’autel, peints sur des lames de cuivre ; les quatre angles de la même chapelle ; les lunettes autour de la voûte ; et au-dessus du maître-autel, tous ces morceaux représentent la vie et le martyre de saint Janvier ; la principale lunette qui est au-dessus de la porte, offre le mont Vésuve enflammé, et le peuple étonné, qui demande la protection du saint qu’on voit dans le ciel ; une grande procession occupe le bas de ce tableau.
À Düsseldorf, chez l'Électeur Palatin, saint Ambroise en action de prêcher, avec trois figures ; une Judith, une Suzanne, et une autre Suzanne avec les vieillards.
À Londres, chez le Roi, une sainte Catherine en pied, avec un enfant sur le devant, d’une très  grande beauté, et un fond de paysage qui surprend.
Le Roi (de France, Louis XV) possède Renaud et Armide ; Timoclée devant Alexandre, un paysage avec des pêcheurs ; Adam et Ève chassés du paradis ; l’amour traîné dans un char ; le ravissement de saint Paul ; la Vierge à la coquille ; la Vierge avec saint Antoine de Padoue ; un paysage où l’on voit Hercule qui tire Cacus de sa caverne ; David célébrant les louanges de Dieu ; sainte Cécile chantant ; Énée sauvant son père ; un concert de musique ; une Madeleine ; Hercule, combattant Acheloüs ; saint Augustin, lavant les pieds de Jésus-Christ sous la figure d’un pèlerin.
On voit, dans la collection du Palais Royal, un sacrifice d'Isaac, peint sur cuivre ; une Sibylle à demi-corps ; saint Jean l’évangéliste, de grandeur naturelle ; saint François, peint sur cuivre ; saint Jérôme de même ; un autre saint Jérôme, peint sur bois, avec un beau paysage maritime ; un portement de croix, peint sur cuivre ; un petit paysage avec plusieurs barques.

Ceux qui ont gravé d’après le Dominiquin, sont K. Audran, Etienne Colbenschalg, Pietro del Po, Carie Maratte, Van-Audenaerd, Fr. Chauveau, Wibert, Scalberge, L. Ciamberlannus, Spierre, Gérard Audran, Dominique Barrière, Bénédicte Farjat, Rousselet, Thomassin, Randon, Duflos, J. Mariette, N. Dorigny, Châtillon, Picart le Romain, les frères Poilly, N. Tardieu, Jacques Frey, et autres ; cela peut composer une cinquantaine de morceaux.

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