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Gabrielle d'Estrées
1573 - 1599

Gabrielle d'Estrées, gravure de Louis-Marie Lanté, reproduite puis restaurée par © Norbert Pousseur
Gabrielle d'Estrées, gravure de Louis-Marie Lanté
extraite de Les Costumes des Femmes Françaises- Pierre Lamésangère.

Article extrait du recueil des gravures des Costumes des Femmes Françaises

Gabrielle d'Estrées, maîtresse de Henri IV, née vers l’an 1571

... La main de la Nature
De ses aimables dons la combla sans mesure.
(Henriade.)

Elle avait les cheveux blonds, les yeux bleus, la peau blanche, et une bouche parfaitement garnie. La taille, les bras, la main, le pied, tout répondait à la tête.

Le hasard ayant conduit Henri IV, sur la fin de 1590, au château de Cœuvres pour y prendre quelque repos, il y fut reçu par Gabrielle, avec les empressements et la joie qu’inspirait la présence d’un héros.
Henri ne fit pas voir toute son émotion, parce que la gloire l’appelait ailleurs ; mais un jour il se déguisa en paysan, et traversa les lignes ennemies pour aller voir Gabrielle.
Dans une occasion périlleuse, il lui écrivit : « Si je suis vaincu, vous me connaissez assez pour croire que je ne fuirai pas ; mais ma dernière pensée sera à Dieu, et l’avant-dernière à vous. »

On attribue au poison sa mort, arrivée le 10 avril 1599.

Son costume : Elle porte des gants blancs, ayant dans une main un miroir et dans l'autre son éventail. Sa large fraise est brodée tout autour. Sa chevelure est tenu par ce qui semble être tenue par un réseau espagnol (ou résille)


Article extrait de la Biographie universelle - F.X. Feller - 1860 - collection personnelle

MARGUERITE DE FRANCE,

ESTRÉES (Gabrielle d’), sœur aînée de François-Annibal d’Estrées, duc, pair et maréchal de France, reçut de la nature tous les dons qui peuvent enchaîner les cœurs.
Henri IV, qui la vit pour la première fois, sur la fin de 1590 au château de Cœuvres, où elle demeurait avec son père, fut si touché de sa figure séduisante et des agréments de son esprit, qu’il résolut d'en faire sa maîtresse favorite. Il se déguisa un jour en paysan pour aller la trouver, passa à travers les gardes ennemies et courut risque de sa vie.

Pour la voir plus librement, il lui fit épouser Nicolas d’Amerval, seigneur de Liancourt, avec lequel elle n’habita point ; expédient qui ne peut honorer la mémoire de ce monarque.

La mort funeste de Gabrielle, en 1599 finit cette liaison scandaleuse. On prétend qu’elle fut empoisonnée par le riche financier Zamet. Ce qu’il y a de certain, c’est qu’elle mourut dans des convulsions épouvantables. (Actuellemnt les historiens pense qu'elle a été sans doute prise d'éclampsie)
La tête de cette femme, une des plus belles de son siècle, était toute tournée le lendemain de sa mort, et le visage si défiguré, qu’elle n’était plus reconnaissable. « Spectacle bien propre, dit un auteur, à guérir des passions insensées, si l’homme qui en a une fois subi le joug, pouvait être ramené par de telles leçons à une raison qui n’existe plus chez lui, et dont il travaille à éteindre ce qui lui reste peut-être encore de son importune lumière. » (Voyez Franc, de Borgia.)

De toutes les maîtresses de Henri IV, c’est celle qu’il aima le plus. Il la fit duchesse de Beaufort. Il eut d’elle trois enfants : César, duc de Vendôme, Alexandre, et Henriette qui épousa le duc d’Elbœuf. Ce sont ces anecdotes si multipliées dans la vie de ce monarque, qui ont fait dire à Bayle, qu’il n’y eut jamais d’homme plus indigne d’avoir une épouse fidèle.

 

Sa fiche sur Wikipedia

Gravure provenant d'un recueil de 70 gravures
sur les femmes française du XIIe au XVIIIe siècle

(collection personnelle)

 

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