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Henri IV, soixante troisième roi de France
1553 - 1610

Henri IV, 63ème roi de France - gravure de Daret - Gravure  reproduite puis restaurée par © Norbert Pousseur

J'ai reconquis mon Royaume par la force des armes.

 

HENRY IIII ROY DE FRANCE Fils d'Antoine de Bourbon Roy de Navarre et de Jeanne d'Albret son épouse. Naquit à Pau l'an 1553 où il fut élevé en la Religion prétendue reformée. Il épousa en premières noces Marguerite de France sœur unique du Roy Charles IX 1572, après la mort duquel Henry III son frère lui succédant, vit son Royaume si diminué par les factions de la Ligue qu'il accepta les secours du Roy de Navarre Héritier présomptif de sa Couronne, qui prodigua sa personne en toutes les rencontres et les Batailles qu'il donna ; en combattant les fauteurs de cette rébellion, lesquels désespérants de leur salut assassinèrent leur Roy : par les mains de F. Jacques Clément Jacobin 1589. Le sceptre français échéant par sa mort au Roy de Navarre : Monarque belliqueux, la perle des guerriers ; et dont la vie est le miroir des grands Roys. Sa Majesté commença son Règne par l'abjuration de l'Hérésie à St Denis en France 1593, et fut sacrée à Chartres 1594. Les Batailles de Jarnac 1569, de Coutras 1587, d‘Arques 1589, d'Ivry 1590, et Fontaine française sont les témoins irréprochables de son incomparable valeur qui furent les grands chemins et les véritables portes par où ce grand Prince entra armé glorieusement dans Paris 1594 ; ou comme un bon Père il réunit les cœurs de ses bons sujets par la douceur de sa clémence. Les Espagnols le redoutant, reçurent de Sa Majesté la paix de Vervins 1598. La Reine sa Femme étant sans enfant, il fut trouvé expédient pour l'utilité public que le Roy son époux convolerait en 2èmes noces, comme il fit avec Marie de Médicis : du consentement de Sa Majesté par dispense de l'Église 1600 qui a donné à la France tant de souverains et souveraines, qu'ils ont commandé à la plus noble partie de l’Europe. Mais les ennemis de notre repos ne voyant point de jour pour vaincre ce grand Monarque par la force qu'il méditait leur ruine ; recueillirent toute leur rage, et comme ils l'avaient déjà excitée diverses fois contre la personne du Roy, notamment par les mains de Jean Chastel écolier qui lui porta un coup de couteau au visage 1594. Ils employèrent derechef le plus inhumain de tous les parricides, l'abominable Ravaillac, qui donna un autre coup de couteau au côté de Sa Majesté, dont elle mourut 1610. Son Corps gît à st Denis,. La France n’a jamais jouis de tant de bonheur que les 30 années de Paix quelle lui procura, pendant lesquelles Elle décora Paris de superbes Églises, la Grande galerie du Louvre, l'Hôtel de Ville, la Place Royale, Le Pont Neuf et nombres d'autres en porte les glorieuses marques.
À Paris chez Daret avec privilège du Roy 1653.

 

Retranscription du texte de la gravure (Gravure de Pierre Daret ?)

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Article de Wikipedia

Ci-dessous, Gravures d'Alexandre Massard et textes extraits de l'ouvrage
Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours, publié par A. Mifliez en 1835

Charles IX, roi de France, en costume - gravure reproduite et restaurée par © Norbert Pousseur

Henri IV en son costume de Cour : représente ce prince avec un pourpoint à petites basques, et une culotte bouffante ; ce vêtement est entièrement noir, orné de dessins noirs ; les bas et les souliers sont aussi noirs. Il porte la croix de l'Ordre de Str Esprit.

 

Henri IV, surnommé le Grand, roi de France et de Navarre, né à Pau le 13 décembre 1553,'fils d’Antoine de Bourbon, roi de Navarre, et de Jeanne d’Albret, descendait directement de Robert de France comte de Clermont, cinquième fils du saint roi Louis IX.

Sa mère, zélée Calviniste, le fit élever dans cette croyance. Il avait onze ans quand malgré la sollicitude de Jeanne, la reine Catherine de Médicis l’emmena du Béarn, où elle venait de faire un voyage avec son fils, à la cour de France. Le jeune Henri y resta jusqu’en 1566, sous la direction d'un sage précepteur nommé La Gaucherie, et son esprit s’y enrichit de connaissances utiles et agréables.

Jeanne d’Albret, ayant ramené son fils à Pau, le conduisit bientôt à La Rochelle, où le parti calviniste, jusqu’alors dirigé par le prince de Condé, reconnut le jeune prince de Béarn pour son chef. Confié aux soins de son oncle (Condé) et de Coligni, Henri assista aux batailles de Jarnac et de Montcontour, et après la paix de Saint-Germain, conclue en 1570, il fut attiré à la cour avec les plus puissants seigneurs de son parti.

Catherine de Médicis le maria, deux ans après, avec Marguerite de Valois, sœur de Charles IX, et ce fut au milieu des fêtes à l’occasion de ce mariage que fut préparé l’horrible massacre de la Saint-Barthélemy. Henri de Navarre et le jeune prince de Condé, son cousin, enfermés dans une des chambres du Louvre, entendirent les cris déchirants des victimes, et les féroces accents de leurs bourreaux.

Les deux princes comparaissent ensuite devant le roi, et apprennent de lui l’assassinat de Coligni. Charles leur présente l’alternative de l’abjuration du calvinisme ou de la mort. Les princes réussirent à s’évader ; Henri se retire à Alençon, se met de nouveau à la tête du parti calviniste, et soumet la Guienne à ses armes. Ici commencent les guerres de la Ligue.

Le cadre de cet ouvrage ne nous permettant pas d’y faire entrer les détails de cette époque si intéressante de notre histoire, nous nous bornerons à dire que Henri, grand dans le malheur, généreux dans la fortune, gagna les batailles de Coutras, d’Arques, d’Ivry, et que son cri de guerre fut toujours : « Épargnez les Français ! »

Après la mort de Henri III, Henri de Bourbon, appelé au trône de France par le droit de sa naissance, abjure la religion protestante ; Paris lui ouvre ses portes, et il rentre dans cette capitale, plutôt comme un père que comme un vainqueur. L’État, déchiré par tant de guerres intestines, restait encore à pacifier ; Henri, bien plus par sa bonté, sa douceur, que par la force de ses armes, parvient, malgré les efforts constants de l’Espagne, à ramener à sa cause un très grand nombre de sujets égarés ; des troupes étrangères, auxquelles se sont jointes des bandes de mécontents, occupent encore quelques provinces ; la prise de Lyon, celle de Marseille, de La Fère, d’Amiens, achèvent d’établir la domination du roi dont le peuple a gardé la mémoire.

Mais la clémence de Henri, l’affection de l’immense majorité de ses sujets, ne le garantissent point du poignard des traîtres et des fanatiques. Pierre Barrière ose le premier porter une main parricide sur le roi ; il est arrêté et exécuté en 1693. Jean Châtel frappe Henri d’un coup de couteau à la lèvre, et allègue pour motif de son attentat que le monarque n’est pas entièrement absous par le pape. Un Chartreux, un vicaire de paroisse, un misérable contrefaisant l’insensé, ont médité le même crime. Enfin un monstre furieux, Ravaillac, l’exécute avec succès. Le roi, frappé de deux coups mortels, meurt le 14 mai 1610.

L’armée l’appela le roi des braves ; l’Europe lui donna le surnom de Grand ; le peuple a coutume de le nommer le bon Henri. Le plus grand orgueil qu’il y ait pour des Français, c’est d’être du pays de Henri IV. Son nom dit tout ce qu’un Français, tout ce qu’un guerrier, tout ce qu’un administrateur, tout ce qu’un roi doit être ; il semble qu’on lui sache gré d’avoir eu quelques faiblesses qui le rapprochent de nous. Avec une perfection plus entière, on l’eût peut-être moins aimé.

C’est sous son règne que parut le célèbre édit de Nantes (1598), gage de l’ancien attachement de ce prince pour les Protestants, de la justice impartiale, et qui depuis fut révoqué par son petit-fils Louis XIV.

Il existe plusieurs vies de Henri IV ; la plus estimé, est celle de Péréfixe. Dans sa première jeunesse, Henri avait traduit les cinq premiers livres des Commentaires de César ; il nous reste de lui quelques chansons, ainsi que d’autres poésies réunies à la Suite des Amours du grand Alexandre.

Il ne s’écoula que trois heures entre le meurtre et l’arrêt du Parlement qui déclara Marie de Médicis, veuve du roi Henri, régente du royaume. Cet arrêt fut porté à la reine par M. de La Guesle, procureur général, qui, croyant passer par la chambre du jeune roi, passa par celle où était déposé le corps de Henri IV ; il le vit sur un lit, la face couverte d’un linge, vêtu d’un habit de satin noir ; autour du défunt roi étaient des flambeaux allumés ainsi que des religieux qui priaient pour son âme.
Lire la suite sur la page des inhumations

 

Charles IX, roi de France, en costume royal - gravure reproduite et restaurée par © Norbert Pousseur

Henri IV en costume de mariage : Ce prince est présenté ici avec le costume qu’il portait en 1600, lors de son mariage avec Marie de Médicis. Le pourpoint à courtes basques, les chausses aisées et qui descendent jusqu’au-dessous des genoux, les bas, les souliers et les rosettes qu’on y remarque, sont blancs ornés de dessins or, ainsi que le manteau dont le collet est noir et la doublure azurin.

Henri IV mérita le surnom de Grand, non-seulement par ses exploits militaires, mais par son habileté dans toutes les parties du gouvernement. Il réforma la justice, rétablit l’ordre dans les finances, ranima le commerce protégea les arts et les sciences ; il établit des manufactures de haute lisse en laine et soie, rehaussée d’or et d’argent. C’est à lui qu'on doit les vers à soie en France et les plantations de mûriers. On commença, sous son règne, à faire de petites glaces dans le goût de celles de Venise ; il acheva la galerie du Louvre, la façade de l’Hôtel-de-Ville de Paris et le Pont-Neuf ; redonna une nouvelle face à cette capitale par le soin qu’il prit de la réparer et de l'embellir, et y attira quantité de savants et d'artistes, dont plusieurs reçurent des marques de sa libéralité. Tout ce qu’il fit au reste notait encore rien en comparaison de ce qu'il se proposait de faire pour la gloire de son règne et le bonheur de ses peuples, si Dieu lui eût accordé de plus longs jours. N’oublions pas enfin de mettre parmi les traits qui caractérisent ce grand prince, le discernement qu’il fit paraître dans le choix de ses ministres et des personnes qu’il employait aux affaires de l’État : tels sont le chancelier Silleri, le président Jeannin ; MM. de Bellièvre, de Villeroi, de Sully, noms qui rappellent de grands talents et de grandes vertus.

 

Charles IX, roi de France, en costume royal - gravure reproduite et restaurée par © Norbert Pousseur

 

Henri IV en armure : extraite d’une estampe de 1610, représente Henri en habit de guerre. La cuirasse, les brassards et les cuissards sont acier poli, orné de filets or. L’entournure des brassards est écarlate. La culotte et le ceinturon sont chamois. Les bottes sont noires. Les éperons et la garde de l’épée sont or.

 

La poudre pour les cheveux fut inventée sous le règne de ce prince, sans doute pendant qu’il n’était encore que roi de Navarre. Marguerite de Valois, sa femme, ne la connaissait pas dans sa première jeunesse, elle qui, selon Brantôme, recourait à tant d’artifices pour tempérer la noirceur de ses cheveux. Mais cette invention devait être commune en 1593, puisqu’au rapport de l’Etoile, on vit celte année des religieuses se promener poudrées et frisées dans Paris.

Le marc d’or était, sous le règne de Henri IV, à 240 livres 10 sols, et le marc d’argent à 20 livres 5 sols 4 deniers. Les rentes, par l’édit de juillet 1601, furent réduites à pour 16 pour 100.

Un portrait de Henri IV, fait pendant son enfance, le représente avec le pourpoint à manches tailladées, les trousses, le pantalon et la braguette ; sur une médaille, les manches de son pourpoint sont à grandes taillades ; il porte l'Ordre de Str Esprit et une écharpe blanche. On le trouve aussi représenté avec un pourpoint à petites basques, les trousses sans braguette et le pantalon ; il porte un chapeau rond à forme plissée et une canne a la main ; il est décoré de l’ordre du Saint-Esprit, mais n’a point d’écharpe.

 

Henri IV enfant et Marie de Médicis - Tableau de Rubens.
Henri IV enfant et Marie de Médicis - Tableau de Rubens.

Ceux qui voudront avoir une connaissance exacte du costume du temps de Henri IV doivent examiner avec soin les tableaux du Musée peints par Rubens, sur lesquels on voit souvent ce roi cuirassé avec l’écharpe blanche et l’ordre du Saint-Esprit : il fut le premier à qui l’on donna un dizain ou chapelet après qu’il eut reçu le cordon de l’ordre. Sur les tableaux de Rubens Henri IV porte, ainsi que les princes et seigneurs de sa cour, un pourpoint à courtes basques qui ne descendent guère plus bas que les hanches ; ce vêtement est quelquefois tailladé sur le haut de la poitrine et des hanches, mais quelquefois il ne l’est pas. Tantôt il a des trousses, et tantôt des culottes à la béarnaise. Il porte souvent, comme ses prédécesseurs, un manteau à plusieurs rangs de galons, garni soit d’un collet, soit d’un grand capuchon qui retombe par derrière : ce manteau se plaçait à volonté sur les deux épaules ou sur une seule ; quelques-uns même le roulaient autour du corps.

On porta sous son règne l’écharpe blanche en baudrier, de grandes fraises et des manchettes analogues, ou de grands collets ronds à grands festons, quelquefois étroits, partant du milieu de la poitrine et s’élargissant par derrière ; ces festons étaient assortis avec des manchettes empesées et relevées sur la manche du pourpoint. On portait aussi des bas, et les souliers, à talon haut et pointu, étaient presque entièrement couverts par un nœud de ruban ; la jarretière formait un nœud encore plus grand ; on portait aussi des bottes molles qui montaient au-dessus du genou d’où elles retombaient sur le haut de la jambe : ces bottes étaient quelquefois garnies d’éperons.

Les cheveux étaient courts, la barbe de trois ou quatre doigts de long, et la moustache ordinairement relevée ; le chapeau, à bords larges et rabattes, était chargé de quelques grandes plumes ou sans bords, à forme haute avec une aigrette.

Le costume de la reine et des princesses représentées dans les tableaux de Rubens ne diffère de celui des autres dames de la cour que par le manteau fourré, la couronne et la grande quantité de pierreries dont leurs vêtements sont enrichis. Tantôt les manches très amples de leur robe sont ouvertes et agrafées par intervalles jusqu’au-dessus du coude, où elles se terminent et laissent à découvert les manches bouffantes de la chemise ; tantôt leurs bras, qui surtout vers le haut paraissent d'une énorme grosseur, à cause des gros bouillons que forment les manches bouffantes, sont attachés en six ou sept endroits depuis le haut du bras jusqu’au poignet ; elles portent un vertugarde ou gros cul et grosses hanches postiches ; leurs grandes fraises et leurs grands collet soutenus quelquefois avec des fils d’archal, et leurs manchettes sont assorties comme celles des hommes ; il y en a qui ne portent ni fraise ni collet, mais il y en a qui portent l’un et l'autre.

Les cheveux noirs et la barbe rousse que l’on se procurait avec le secours de fard de certains ingrédients, étaient une des beautés du bon ton et de la mode sous ce règne.

En 1590, les femmes du peuple portaient un vêtement large, et quelques-unes un justaucorps jusqu’aux hanches, les manches longues et aisées et une large ceinture ; leur collet se relevait derrière le cou à l’aide d’un fil d’archal. On trouve sur une estampe de cette époque un petit garçon dont le pourpoint, qui descend jusqu’aux hanches, est serré avec une ceinture ; il est sans manches, et le bord des ouvertures par où passent lés bras est un peu bouffant ; le bas des chausses, qui descendent jusqu’au-dessous des genoux, est froncé, et son chapeau, à forme basse, est garni d’un bord large et rabattu.

Ce fut sur la fin de ce règne que l'on donna aux coches ou carosses la forme carré-long, qu'on y mit des soupentes de cuir et qu'on les enrichit de peintures, de sculptures et de dorures.

La première compagnie armée de pistolets dont l’histoire fasse mention est celle des Pistoliers, qui, le 30 octobre 1610, assistèrent à. rentrée de Louis XIII à Paris.

 

 

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