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L'aune, ancienne mesure, faisait un peut moins de 120 cm (source : Wikipedia) BATISTE. Nom que l’on donne à une sorte de toile de lin, très fine, et très blanche, qui se fabrique à Valenciennes, Cambray, Arras, Bapaume, Vervins, Péronne, Saint-Quentin, Noyon, et autres endroits des Provinces de Hainaut, Cambrésis, Artois, et Picardie. IL y a de trois sortes de Batistes ; les unes claires, les autres moins claires, et les autres beaucoup plus fortes, qu’on appelle Batistes Hollandées, parce qu’elles approchent de la qualité des toiles de Hollande ; étant, comme elles, très serrées, et très unies. Les deux premières espèces se font pour L’ordinaire en Artois, en Picardie, et dans le Cambrésis. Leurs largeurs accoutumées sont de deux tiers, et de trois quarts et demi. Les plus claires se mettent ordinairement par demies-pièces de six aunes les autres par demies pièces de sept aunes. À l’égard des Hollandées qui se manufacturent presque toutes à Valenciennes, et aux environs, elles sont en pièces de douze à quinze aunes de long, sur deux tiers de large, le tout mesure de Paris. Il faut observer, que quoique les Ouvriers fassent les Batistes claires, de douze à quinze aunes ; néanmoins les Courtiers, qui les vendent sur les lieux, sont dans l’usage de les réduire toutes sur le pied de douze aunes ; c’est-à-dire, qu’ils coupent de chaque pièce, ce qui peut excéder les douze aunes ; et ces pièces de douze aunes sont encore coupées le plus souvent en deux, pour en faire des demies-pièces de six aunes. Quand les morceaux, qui ont été coupés de ces pièces, sont de deux aunes juste, on les nomme Coupons, et se vendent ainsi par morceaux ; mais lorsqu’ils ont moins de deux aunes, on les joint ensemble bout à bout avec du fil, et en cet état ils sont vendus sur le pied de l’aune courante. Les Batistes sont envoyées des lieux où elles se fabriquent, en petits paquets carrés, couverts d’un papier brun battu, liés d’une ficelle. Chacun de ces paquets est, ou d’une pièce entière, ou de deux demies-pièces jointes ensemble ; en sorte néanmoins que chaque demi-pièce ait son enveloppe particulière. Les Coupons et les morceaux sont aussi empaquetés, de même que les pièces et demies-pièces ; et ces paquets ainsi disposés, sont renfermés dans des espèces de caisses de bois blanc, faires exprès ; dont les planches sont réunies ensemble, par le moyen de petites chevilles de bois, au lieu de clous. Les Batistes servent à faire des fichus, ou mouchoirs de col, des garnitures de tète, et d’autres choses semblables pour les femmes. On en fait aussi des surplis, des rochets, des rabats, des manchettes, des cravates, etc. à l’usage des Ecclésiastiques, et des gens du monde. Il y a une autre sorte de toile de Batiste écrue, à laquelle on donne le nom de Toile d’ortie. Les toiles de Batiste, ou façon de Batiste, de Gand, Cambray, et autres semblables, payent en France, la pièce de quinze aunes, 8 livres de droits d'entrée suivant l’Arrêt du 22 Mars 1692 ; et ne peuvent entrer par mers, que par le Port de Rouen ; et par terre, que par la ville de Lyon. (in Dictionnaire universel de commerce de Jacques Savary des Bruslons édition 1748)
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Le terme ci-dessus est l'un de ceux utilisé pour décrire les costumes des personnages provenant majoritairement de l'ouvrage :
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