Accueil Présentation Contenu Galerie Répertoire Lieux Thèmes

Suger, abbé de Saint-Denis
1080 - 1151

Les costumes en France à travers les âges

Suger, abbé de Saint Denis en son costume, dessiné par Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Suger, abbé de Saint-Denis, né dans la dernière moitié du XIe siècle, fut placé à l’âge de dix ans dans l'abbaye de Saint-Denis où était élevé Louis VI. Ce prince l’appela auprès de lui dès qu’il fut monté sur le trône, et le chargea d’administrer la justice et de perfectionner les lois. Il montra tant de génie pour les affaires, que les négociations avec les états étrangers, et même la guerre, ne tardèrent pas à lui être confiés. La sagesse de sa politique nous est suffisamment prouvée par le zèle qu’il mit à préparer l'affranchissement des villes, et par le tendre attachement que conserva toujours pour lui l'habile Louis-le-Gros.
Après la mort de ce prince, pour lequel il avait été un conseiller fidèle, il devint pour Louis VII un ministre nécessaire. Il voulut empêcher son jeune roi d’aller à la seconde croisade prêchée par saint Bernard, sur l’invitation du pape Eugène III ; il écrivit même à ce pontife et le pria de s’opposer à cette ardeur imprudente ; mais voyant que l’enthousiasme religieux triomphait des conseils de la raison, il accepta la régence du royaume, et s’occupa de rétablir l’ordre dans les finances, pour préparer des ressources à son prince lorsqu’il serait revenu de sa désastreuse expédition. Celui-ci ne fut pas ingrat ; il lui donna à son retour le titre de Père de la patrie, et le laissa à la tête des affaires. Suger était alors le seul homme en Europe qui se fût opposé à la croisade, et il pouvait jouir paisiblement du concert de louanges qui s’élevait autour de lui, lorsqu’il s’avisa à son tour, en 1152, de prêcher une nouvelle expédition en Terre-Sainte.
Comme on ne répondait à ses discours que par le silence de la douleur et de l’étonnement, il résolut de lever une armée, de l’entretenir à ses frais et de la conduire lui-même en Palestine : il avait alors soixante-dix ans ; heureusement pour sa gloire, il ne put mettre à exécution ce projet inconcevable. Mais déjà dix mille pèlerins se disposaient à le suivre en Asie, lorsqu’il mourut en 1152.

Cette figure avait été peinte sur une vitre de Saint-Denis, par l’ordre même de cet homme illustre, auquel, suivant toute probabilité, la tête ressemble. Il est tonsuré comme les prêtres et abbés de son temps. Il a la crosse des abbés ; son costume semble être le type de celui qu’ont porté, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, les moines de plusieurs congrégations.

A noter que Wikipedia date son décès en janvier 1151
Après vérification, ce texte semble tiré de l'article Suger, de Philippe Le Bas, édité en 1845 dans l'ouvrage 'L'univers, Histoire et description de tous les peuples, Dictionnaire encyclopédique de La France'. A l'époque (1845), ainsi que l'Encyclopédie Universalis, de 1985, sa mort était daté de 'autour de 1851'.

 

Répertoire des termes      /        Costumes français
Article de Wikipedia

 


 

Si vous voulez toute la liste des S
cliquez ici

 

 

 

 

Haut de page

droits déposés
Dépôt de Copyright contre toute utilisation commerciale
des photographies, textes et/ou reproductions publiées sur ce site
Voir explications sur la page "Accueil"

Plan de site Recherches Liens e-mail