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Renée de Rieux
1550 - ~1587

Rénée de Rieux-Châteauneuf, gravure de Louis-Marie Lanté  reproduite puis restaurée par © Norbert Pousseur
Rénée de Rieux-Châteauneuf, gravure de Louis-Marie Lanté
extraite de Les Costumes des Femmes Françaises- Pierre Lamésangère.

Texte ci-dessous extrait des Costumes des Femmes Françaises du XIIe au XVIIIe siècle - Pierre Lamésangère, réédition 1900 de celle de 1827
Collection personnelle

 

Renée de Rieux Châteauneuf dite LA BELLE, née en 1550

D’une maison illustre de Bretagne, naquit en 1550.
Placée comme fille d’honneur près de la reine Catherine de Médicis, elle inspira une vive passion au duc d’Anjou, depuis Henri III. Elle était si belle que ce fut longtemps l’usage à la Cour de dire, lorsqu’on voulait louer une belle personne,
« qu’elle avait quelque chose de l’air de Mlle de Chateau-neuf. »

Le Roi l'aima plusieurs années, et l’amour qu’elle lui inspira ne céda qu’à celui qu’il ressentit pour la princesse de Condé. Le duc d’Anjou employa la muse de Desportes, surnommé alors le Tibulle de la France, pour louer Mlle de Chateauneuf. Le poète fit pour elle, au nom du prince, un grand nombre de sonnets. Les deux plus jolis sont :

Beaux nœuds crêpés et blonds nonchalamment épars ;

et celui qui commence par ce vers :

Cheveux, présent fatal de ma douce ennemie.

Elle épousa en dernier lieu Philippe Altovitti, qui malheureusement trempa dans une conspiration formée contre Henri d’Angoulême, grand-prieur de France. Cette entreprise avorta ; mais le grand-prieur, qui en eut connaissance, poignarda Altovitti de sa propre main. Celui-ci, blessé à mort, eut encore la force de plonger son poignard dans le bas-ventre de son ennemi. Altovitti expira peu après, le 16 juin 1586.

Depuis cet événement, sa veuve échappe à l’histoire, et l’on ignore la date de sa mort. On croit cependant qu’elle survécut peu à son mari.

 

Son costume : Renée de Rieux porte le même simple chaperon que la Belle Ferronière, maîtresse de François Ier. Il est dit, à son sujet, que ce type de chaperon était en quelque sorte la marque de personne, à la Cour, de "moins noble extraction"...

 

Sa fiche sur Wikipédia


Gravure provenant d'un recueil de 70 gravures
sur les femmes française du XIIe au XVIIIe siècle

(collection personnelle)

 

 

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