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Masque

Terme du Petit dictionnaire de l'habillement

Vignette : Demoiselle du 16ème siècle tenant un masque - gravure reproduite et restaurée par © Norbert Pousseur   Vignette : Demoiselle du 16ème siècle portant un masque noir - gravure reproduite et restaurée par © Norbert Pousseur   Vignette : Dame de la Cour d'Henri IV avec masque - gravure de Louis-Marie Lanté - reproduite et restaurée par © Norbert Pousseur

 

Détail : Masque tenu à la main par demoiselle du 16ème siècle - gravure reproduite et restaurée par © Norbert Pousseur
Masque tenu à la main
Détail : Masque noir sur le visage d'une demoiselle du 16ème siècle - gravure reproduite et restaurée par © Norbert Pousseur
Le même, placé sur le visage
Détail : Masque petit loup d'une dame de Cour- gravure reproduite et restaurée par © Norbert Pousseur
Masque de type 'petit loup'

On voit bien sur les deux premières représentations de la même personne
que le masque au 16è-me siècle n'a pas d'attaches latérales, et est donc tenu en place par la bouche.

 

Masque

Sous François Ier, les dames, qui doublaient leur derrière en mettant des culs postiches, doublaient aussi leur visage en portant un masque de velours noir qu’on appelait loup. Ces loups étaient encore de mode sous Louis XV ; ils se ployaient en deux comme un portefeuille ; aucune ligature ne les fixait sur le visage ; mais à l’endroit de la bouche s’avançait une petite verge de fil d’archal, terminée par un bouton de verre. Cette verge, qui entrait dans la bouche de la personne masquée, suffisait pour contenir le masque, et changeait le son de sa voix. Ce masque était doublé de taffetas blanc.

Loup, est aussi une espèce de masque dont les femmes se servent depuis quelque temps. Il n’est point attaché et elles le tiennent avec un bouton dans la bouche. Il prend depuis le front jusques sous le menton, à la difféérence des masques carrés, quelles portaient auparavant. Elles lui ont donné ce nom, parce que d’abord il faisait peur aux petits enfants.

 

MASQUE. Substantif masculin. Personne déguisée qui s’est couvert le visage pour n’être point connue. À Carême-prenant c’est la saison de voir des masques au cours et aux bals.
Les masques ont été danser un ballet en un tel lieu.
Il y avoir plusieurs compagnies de beaux masques, de gens qui couraient en masque
.

Masque, est aussi un terme injurieux qu’on dit aux femmes du commun peuple, pour leur reprocher leur laideur, ou leur vieillesse.
C’est une vieille masque,
Une laiéde masque qui chante pouille à tout le monde.

En ce sens il est féminin.

Masque, en vieux Français, signifiait sorcière ; et vient de masca qui signifie un faux visage. Borel le dérive de tala masca, qui signifie aussi masque et déguisement ; d’où vient qu’on appelle les lettres en chifre, listera talamasca, comme qui dirait masquées ; et encore en quelque lieux on appelle talmache de bateau, la pointe ou l’éperon du bateau où on représente des muses, ou des têtes d'animaux qui sont comme des masques.

Masque, se dit aussi de la couverture qu’on met sur son visage pour se déguiser, pour n’être point connu. Les Danseurs, les coureurs de bal ont des masques de Venise. Les gens du peuple ont des masques grotesques de cent sortes de figures.
En Espagne les Moines mettent des masques, et dansent dans l’église en plusieurs Fêtes solennelles. Q

Masque, se dit aussi dans le sérieux d’une couverture que les femmes de condition mettent sur leur visage pour se garantir du hâle, ou même par modestie pour être moins vues.
On tient que c’est Popea feméme de Néron qui inventa le masque pour conserver la délicatesse de son teint contre le Soleil, et le hâle, vu que c’était la femme la plus curieuse de se parer qu’on ait jaémais vu.
On portait autrefois des masques carrés. Maintenant on porte des loups. Les masques de campagne sont fort grands ; ceux de ville sont fort petits. Le noir du velours des masque fait paraitre davantage la blancheur de la gorge.
Cette femme est belle sous le masque.

On appelle aussi masque, tout ce qu’on met devant les yeux pour se cacher. Les Pénitents de Lyon et d’Avignon se cachent le visage avec des grands voiles blancs qui leur servent de masques. Les Voleurs, les assassins portent des masques d’étoffe pour faire leur coup sans être connus. Les voyaégeurs en portent pour se garantir de la pouédre, ou de la neige.

in (Dic. Furetière, 1690)

 


Vers la demoiselle du 16ème siècle tenant un masqueà la main

Vers la même poirtant son masque

Vers la dame de Cour munie d'un masque 'petit loup'

 

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Le terme ci-dessus est l'un de ceux utilisé pour décrire le costume du personnage en illustration, provenant de l'ouvrage :
'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours',
publié par A. Mifliez en 1855.

 

 

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