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Marie Stuart reine de France, et d'Ecosse
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Gravure de Mme Talon, et texte, l'un et l'autre extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1835 Marie-Stuart, reine de France et d’Ecosse, fille de Jacques V et de Marie de Lorraine, naquit en 1542 et par la mort de son père devint reine dès le beceau. Henri VIII l’avait déjà demandée pour épouse au prince Edouard, héritier de la couronne d’Angleterre, lorsque, parvenue à sa cinquième année, et destinée à partager le trône de France avec le Dauphin, depuis François II, elle fut conduite à Saint-Germain-en-Laye, et placée dans un monastère, où son éducation allait être l’objet des plus grands soins. La princesse la plus belle de son temps réunit bientôt tous les talents, toutes les connaissances, aux chames séduisants dont chaque jour voyait accroître le dangereux éclat ; enfin elle atteignit sa seizième année, et fut conduite à l’autel par son jeune époux, qu’elle salua du nom de roi d’Ecosse.
Cependant, saisi tout à coup d’une violente jalousie contre le musicien David Rizzio, secrétaire et favori de la reine, Henri le fait assassiner dans l’appartement et sous les yeux de cette princesse, alors enceinte. Un homme plus dangereux succéda à Rizzio auprès de Marie ; ce fut le comte de Bothwell. Cette nouvelle liaison occasionna la mort du roi, assassiné à Édimbourg, dans une maison isolée que ses meutriers firent sauter au moyen d’une mine. Trois mois s’étaient à peine écoulés depuis cette malheureuse catastrophe, que ce prince était remplacé auprès de Marie par le comte de Bothwell, calviniste, et auteur présumé de cet assassinat. L’espoir de trouver, et pour elle-même et pour son fils, un protecteur puissant dans le nouvel époux qu’elle acceptait, n’eut sans doute pas moins d’influence sur la détemination de Marie, que les menaces ou les vœux exprimés par un grand nombre de nobles et de prélats dans la déclaration que lui montra Bothwell au château de Dunbord, où il l’avait conduite. Quoiqu’il en soit de cette alliance, bien qu’elle eût soulevé contre la faible Marie, non-seulement l’Ecosse, mais l’Europe entière, il lui resta des partisans dévoués qui longtemps encore tentèrent de rétablir son autorité. Enfin, elle est réduite à chercher un asile en Angleterre, et elle n’y trouve qu’une prison, puis la mort, après dix-huit ans de captivité. N’oublions pas, en terminant cette faible esquisse des torts ou des erreurs de cette princesse, de dire qu’elle subit en héroïne et en martyre une mort infâme, qui couvrira ses bourreaux d’une honte éternelle.
Son costume : se compose d’une saye noire à taillade, et boutons blancs, et d’une jupe entr’ouverte sur le devant, et portant également des boutons blancs. Les manches de la saye, dont la partie supérieure est ornée de deux rangs de pierres précieuses, sont ornées de boutons blancs et de taillades blanches longitudinales. Le vêtement de dessous est blanc. La toque, décorée d’une plume blanche et d’un rang de pierres précieuses, est noire. Le collier est formé de diamants, de rubis et de turquoises. Enfin, on remarque dans les cheveux deux rangs de perles blanches. |
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Fille unique et héritière de Jacques V, roi d’Ecosse, Marie perdit son père huit jours après sa naissance, le 7 décembre 1542. Sa mère, Marie de Guise, duchesse douairière de Longueville et fille de Claude de Guise, l’envoya, en 1548, à la cour de France, où ses deux frères, le duc de Guise et le cardinal de Lorraine, jouissaient d’un grand crédit. Elle épousa, le 24 avril 1558, François, dauphin de France. Marie parut si belle le jour de la célébration de son mariage, qu’il n’y eut personne à la cour qui ne regardât François comme le plus heureux de tous les princes ; et dans un siècle où l’amour et la galanterie donnaient bien des libertés, il se trouva des courtisans assez hardis pour ne pas dissimuler qu’ils enviaient le sort du jeune Dauphin. Quoique Marie connût bien la faiblesse du caractère de son époux, plus jeune qu’elle d’une année, elle le consultait sur toutes ses démarches. Cette déférence soutenue redoubla, chez le Dauphin, la passion que lui inspirait la réunion de tout ce qui peut séduire les yeux. Catherine de Médicis, elle-même, sembla d’abord sourire au triomphe de Marie devenue reine, puis elle devint jalouse. Le 15 décembre 1560 François II mourut, et Marie, qui n’en avait pas eu d’enfant, allait se trouver exposée aux complots de ses ennemis. Un devoir l’appelait en Écosse, elle s’y rendit. Nous ne parlerons pas de ses malheurs ; ils sont étrangers à l’histoire de France.
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