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Bataille des croisés contre les sarrasins

Les costumes en France à travers les âges

Une des batailles des Croisades, dessin de Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard) et texte extrait de l'ouvrage
Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours, publié par A. Mifliez en 1855

 

Bataille des croisés : Cette planche, extraite de Montfaucon, représente une bataille des croisés contre les infidèles. Cette bataille, ainsi que grand nombre d’autres, avait été peinte sur les vitraux de Saint-Denis, par ordre de l’abbé Suger, à peu près vers l’an 1140.
Il est facile de faire la différence des combattants. Les croisés couverts des cottes de mailles qui leur descendent jusqu’aux genoux, portent des casques pointus, sur lesquels on aperçoit une petite croix. Ils ne se servent que de la lance, de l’épée et du bouclier, tandis que les infidèles ont en outre des arcs et des flèches. On distingue très-bien le costume des différentes figures de ce monument précieux des premières croisades ; on voit aussi parfaitement de quoi se composait alors l'harnachement des chevaux de bataille. L’un des croisés porte un étendard (c’est le gonfanon), terminé par trois bandes en pointes, sur lequel on aperçoit une croix.

Voir aussi la gravure de la Bataille de Roosebeke

 

Gonfanon : substantif masculin. Terme de Blason, Quelques-uns disent Confaron, ou Gonferon, ou Gonfalon. C’est une forme de bannière d’église à trois ou quatre fanons ou pièces pendantes et aboutissantes non pas en carré, comme les bannières, mais en pointes mousse et à demi rondes, dont les plus usitées sont à trois pendants, et quelques-unes bordées et frangées d’un émail différent.
Ce gonfanon était la bannière de l’armée Chrétienne prise par Baudouin Comte de Boulogne et d'Auvergne, frère de Geoffroy ou Godefroy-de-Bouillon, auquel elle avait été envoyée par le Pape comme au vrai défenseur de l’Église contre les infidèles.
Le gonfanon de l’église de Saint-Pierre, est de gueules à deux clefs d’argent passées en sautoir. Le Pape et d’autres Prélats ont donné des gonfanons à des séculiers, en leur donnant le titre d'Avoués, et de Défenseurs des Églises et des Abbayes. L’église de Lyon a un gonfanon rouge chargé d’un lion d’argent, qu’elle fait porter aux Processions.
Le gonfanon est la marque des églises Patriarcales, qui le font porter devant elles quand elles marchent en procession. Ce mot vient de ce que le gonfanon est composé de plusieurs pièces pendantes, dont chacune se nomme fanon, de l'Allemand fanen qui signifie une pièce de linge ou d'étoffe, et une bannière.
On appelle aussi gonfanons d’église, des bannières qui se font pour certaines solennités et cérémonies, comme en celle de la canonisation des Saints, que l’on charge des Armoiries des Papes, Cardinaux patrons, des légats des Évêques, et des Saints canonisés, comme aussi des Ordres, Communautés ou Confréries dont ils ont été membres, des Princes dont ils étaient sujets, ou qui ont fait le  plus d’instance pour les faire canoniser. (Dic. Furetière, 1690)

 

Dictionnaire de l'habillement      /       Costumes français

 

 

 

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