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Catherine-Henriette de Balzac d’Entragues
1579 - 1633

Catherine-Henriette de Balzac d’Entragues, marquise de Verneuil, gravure de Louis-Marie Lanté, reproduite puis restaurée par © Norbert Pousseur
Catherine-Henriette de Balzac d’Entragues, marquise de Verneuil
gravure de Louis-Marie Lanté
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Article extrait du recueil des gravures des Costumes des Femmes Françaises

Catherine-Henriette de Balzac d’Entragues, marquise de Verneuil

Avec des traits moins réguliers que ceux de Gabrielle d’Estrées, elle plaisait davantage, parce qu’elle avait des grâces et de l’enjouement. Après la mort de Gabrielle, Henri IV en devint amoureux. Elle irrita sa passion par des refus, et déclara qu’elle ne pouvait la satisfaire sans une promesse de mariage. La promesse fut signée ; mais le duc de Sully, à qui Henri IV la montra, prit ce papier et le déchira.
Le Roi fit une seconde promesse, et acheta à sa maîtresse le marquisat de Verneuil.

Cependant il épousa Marie de Médicis. La marquise en fut si irritée, que, par le conseil du duc d’Angoulême son frère utérin, et du comte d’Entragues son père, elle se ligua avec le roi d’Espagne pour détrôner Henri VI, et faire proclamer Roi le fils que la marquise avait eu de lui. Un procès fut suivi avec vivacité ; le duc d’Angoulême et le comte d’Entragues furent condamnés à mort ; pour la marquise on ordonna un plus amplement informé ; elle dut cependant être conduite au monastère de Beaumont-lès-Tours. Mais, sur les instances de la marquise et de sa mère, le Roi fit assembler son conseil, la peine de mort fut commuée en une prison perpétuelle, et la marquise put se retirer dans sa belle maison de Verneuil.

Henri renoua avec elle. Cependant elle finit par perdre le cœur de son amant, et ne reparut plus à la cour.

« Ce bec affilé », disent les Mémoires de Sully. La marquise de Verneuil était fine et maligne. Elle mourut âgée de cinquante-quatre ans.

Son costume : Les robes de Gabrielle d’Estrées et de la marquise de Verneuil forment, sur les hanches, au moyen du vertugadin, une espèce de coquille de pèlerin : les dames appuyaient leurs coudes sur ce plateau, comme elles auraient fait sur une table.
Son collet estrichement brodé.

 

Sa fiche sur Wikipedia

Gravure provenant d'un recueil de 70 gravures
sur les femmes française du XIIe au XVIIIe siècle

(collection personnelle)

 

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