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Prudence (saint), le jeune, évêque de Troyes
... - 861

Les costumes en France à travers les âges

Prudence le Jeune dans son habit d'évêque, dessiné par Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Saint Prudence, Galindo ou Galindou, plus connu dans l’histoire ecclésiastique sous le nom de Prudence (saint), et surnommé le jeune, pour le distinguer de Prudence l'ancien ou le poète, fut évêque de Troyes en Champagne, et l’un des prélats les plus savants et les plus célèbres de son temps.
Il était Espagnol, et florissait au IXe siècle sous Charles-le-Chauve. On croit qu’il était de la même famille que Galindo, deuxième comte d’Aragon. Il est certain qu’il avait en Espagne, où le nom de Galindo est fort commun, un frère qui était évêque. Ayant passé en France avec un grand nombre de ses compatriotes, lors de l’invasion des Musulmans, et fuyant avec eux le joug et les persécutions de ces infidèles, il prit le nom de Prudence.

On ne sait rien de ses premières années : cependant on trouve qu’il fut obligé de servir dans les gardes de nos rois ; et une lettre de lui, écrite à son frère l’évêque, nous apprend qu’il essuya de grands revers de fortune, sans qu’on sache quels furent ses malheurs. Dom Rivet dit qu’il passa plusieurs années à la cour des rois de France, et pense que c’est là qu’il reçut son éducation. Elle dut être soignée, et faite sous d’habiles maîtres, à en juger par son savoir, par les lumières qu’il manifesta au commencement de son épiscopat, et par les écrits qu’il a laissés. Il succéda à Adalbert sur le siège épiscopal de Troyes, au plus tard 847, puisque cette année même il souscrivit en cette qualité un privilège accordé par le concile de Paris à Paschal Ratbert, abbé de Corbie.
Aimé de ses collègues, cher à ses diocésains, estimé des princes et des grands, ce saint et savant évêque mourut le 6 avril 861. C’est ce jour même que l’Église l’honore.

 

Évêque : Les auteurs ecclésiastiques font remonter à saint Pierre l’ordre présent de la hiérarchie du clergé. Il donna, disent-ils, à ceux de ses disciples dont la juridiction devait s’étendre sur tout un royaume, le nom de patriarches. Le titre d’archevéque appartient à ceux qui étaient placés à la tête d’une province. Enfin, il désigna sous le nom d'évêques ceux qui relevaient d’une métropole (Ughellius, Sac. Ital.)

 

Cette figure de saint Prudence porte une mitre tressée, d’une forme plus allongée que celle des évêques des premiers temps. La dalmatique est ornée d’une grande croix qui s’attache sur les épaules, et qui se termine en bas par des ornements semblables à ceux de l’étole ou du manipule, est garnie en haut par une espèce de collet, qui était toujours d’étoffe différente de celle du vêtement. Dans les premiers siècles, elle fut constamment de toile blanche ou de lin ; mais dans la suite on commença à la faire de tissu d’or, et à l’enrichir de pierres précieuses. Deux bandelettes, terminées par une petite frange, pendent de la mitre. Les évêques portent trois sortes de mitres : l’une précieuse, formée d’un tissu de soie et d’or, et enrichie de perles et de pierreries ; la seconde est également de soie et d’or, et se désigne sous le nom d’auriphrigiata ; enfin, la mitre simple est de soie blanche.
Cet évêque porte à la main gauche, outre la crosse, un gant semblable à ceux de nos jours, et à la main droite un anneau. Son ajustement entier, qui consiste en deux tuniques, dont l’une a des manches fort larges et l’autre des manches étroites appartient au Xe siècle. à une époque assez difficile à préciser.

 

La dalmatique est une tunique dont l’usage appartient aux évêques, ainsi qu’aux diacres. Elle a la forme d’une croix, et est ouverte sur le côté. On croit que la dalmatique était anciennement blanche, ornée de deux raies rouges devant et derrière. D’après l’ancien rituel romain, il paraît que les évêques devaient porter l’aube avec la ceinture, l’amict, la dalmatique majeure et la mineure, et enfin la chasuble. La dalmatique des évêques différait de celle des diacres en ce qu’elle avait les manches plus larges.

La crosse est un attribut des évêques. Ce bâton pastoral est souvent désigné en latin par les noms de baculus pastoralis, pedum, ferula et cambuta. La première origine est incertaine ; car il n’était dans l’origine qu’un simple bâton terminé par une croix ou surmonté par une boule. Il est ordinairement de bois, couvert d’une plaque d’argent ; son extrémité supérieure est recourbée et richement travaillée. Il paraît qu’anciennement les archevêques, indépendamment de la crosse, portaient aussi le bâton pastoral terminé par une croix.

L’usage des gants paraît remonter à une époque très reculée. Il est difficile de déterminer la matière dont ils étaient composés ; mais tout semble faire présumer qu’ils étaient de lin

L'anneau ayant été anciennement un signe de noblesse et d’autorité, appartient à ce titre aux évêques et aux archevêques. C’est encore le symbole de l’union de l’évêque avec l’église. L’anneau a été constamment d’or, et se porte à la main droite qui est celle qui bénit.

L'aube et le chapeau sont encore des attributs des évêques. L'aube est une robe blanche de lin, longue jusqu’à terre. Elle devait être retenue par une ceinture de lin entrelacé et tordu. — Le chapeau des évêques était semblable à celui qui fut en usage parmi les anciens Romains. Piscara dit qu’il devait être de deux sortes, l’un semblable à celui des cardinaux, l’autre plus simple, mais tous deux d’un tissu de laine noire à l’extérieur et le dessous doublé de soie verte. Ils étaient retenus par deux cordons de soie verte.

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