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Louis IX, dit Saint Louis, quarante quatrième roi de France
1214 - 1270

St Louis, 44ème roi de France - gravure de Daret - repro © Norbert Pousseur

Le Ciel m'a reçu comme un Astre nouveau

 

St. LOUYS IX ROY DE FRANCE fils de Louys VIII et de Blanche de Castille, fut mis sur le Trône à l'âge de 12 ans l'an 1226. La gloire de son règne doit tout son éclat aux soins que la Reine Régente, sa mère, prit de l'élever. Il fut sacré à Reims. Raymond Comte de Toulouse se déclara protecteur des Albigeois. La Reine envoya une armée commandée par Imbert de Beaujeu qui mit ce Comte à la raison. La paix se fit à condition que sa fille épouserait Alphonse frère de Louys. Quelques Princes ne goûtant pas le Gouvernement de Blanche se retirèrent à Corbeil à dessein d'enlever le Roy, mais Thibaud Comte de Champagne avec les Parisiens le furent trouver à Montlhéry et le ramenèrent à Paris, où peu après il épousa Marguerite fille de Raymond Bérenger Comte de Provence. Il fit la guerre à Hugues Comte de la Marche et défit quantité d'Anglais qui étaient venus à son secours et obligea Hugues à lui demander pardon et réduisit ses ennemis au même devoir. Ayant ainsi rendu l'État fort paisible il entreprit le voyage de la Terre Sainte, défit tous ceux qui se voulurent opposer à la descente de ses vaisseaux, prit Damiette, gagna trois batailles contre Méledin Sultan d'Egypte, tenta une 4e qu'il perdit. Robert son frère y fut tué et lui prisonnier qui se dégagea pour 400 mille livres. Pendant cette captivité Robert Sorbon fonda le Collège de la Sorbonne ; Il fit un 2ème voyage de la Terre Sainte et établi pour Gouvernement du Royaume l'Abbé de St Denys avec Simon de Nesle ; descendit en Egypte, gagna deux batailles, prit Carthage mit le siège devant Tunis où il mourut de La peste le 25 août 1270, ayant régné 44 ans. Il eut de Marguerite 5 enfants mâles et 4 filles ; le nommé Philippe le Hardi lui succéda. Son corps fut apporté à St Denys, Urbain 4 étant Pape et Alphonse Empereur.

Retranscription du texte de la gravure (Gravure de Pierre Daret ?)

 


 

Saint Louis, roi de France, gravure de Léopold Massad - reproduction © Norbert Pousseur

Louis IX ou saint Louis, fils de Louis VIII et de Blanche de Castille, né à Poissy en 1215, roi en 1226, fut élevé avec le plus grand soin par sa mère, régente du royaume pendant sa minorité. Celle-ci vainquit et dispersa les grands feudataires mécontents qui avaient formé une ligue contre le jeune roi, résista aux demandes séditieuses de l’Université, termina la guerre des Albigeois, et maria son fils à Marguerite de Provence. Majeur à 21 ans, Louis fit fleurir la justice dans ses États, établit la plus grande économie dans l’administration de ses domaines, donna le Poitou, l’Auvergne et l’Albigeois à son frère Alphonse, fit la guerre au comte de la Marche qui lui refusait l’hommage, et à Henri III, roi d’Angleterre, allié du comte, remporta sur celui-ci les victoires décisives de Taillebourg et de Saintes, puis accorda au premier la paix et le pardon de ses fautes, et au deuxième une trêve de 5 ans. Atteint d’une maladie dangereuse, en 1244, il fit vœu de combattre les Infidèles en Palestine, et se crut obligé de le tenir. A cet effet, il partit d’Aigues-Mortes (1248), passa l’hiver dans l’île de Chypre, prit Damiette (1249) ; mais il fut vaincu à la bataille de Mensourât (1250), et tomba avec deux de ses frères dans les mains de l’ennemi. Délivré moyennant une somme de 100,000 livres et l’abandon de Damiette, il passa en Palestine, et y resta quatre ans, malgré les sollicitations de Blanche, sa mère, et la mort de cette princesse en 1252. La prise de Tyr et de Césarée fut le seul fruit de tous ces dangers. De retour dans son royaume il s’appliqua plus que jamais à faire disparaître les abus, rendit lui-même la justice, abolit les combats judiciaires, donna des lois excellentes, publia la Pragmatique-Sanction, établit l’appel, fonda plusieurs hôpitaux, entre autres les Quinze-Vingts, commença la Sorbonne, fit transcrire un grand nombre de manuscrits anciens, en réunit les copies à la Sainte-Chapelle, dont il voulait ouvrir la bibliothèque au public. Au milieu de tous ces soins, il s’occupait d’une nouvelle croisade, et ses préparatifs étant terminés, il s’embarqua à Aigues-Mortes (1270), pour s’opposer au ravage de la Palestine par le sultan des Mameluks, que les chroniqueurs nomment Bondocdar, aborda d’abord près de Tunis, et y vainquit les barbares ; mais presque aussitôt la peste se mit dans son armée, et lui-même, atteint mortellement, expira le 25 août 1270. Ses chairs furent inhumées en Sicile, dans l’abbaye de Mont-Réal près de Palerme, par Charles Ier, son frère, roi de Sicile, et ses os furent apportés à Saint-Denis par Philippe son fils, qui l’avait accompagné dans ce voyage. Boniface VIII le canonisa en 1297. Il laissa quatre fils : Philippe, qui lui succéda ; Tristan, comte, de Nevers ; Pierre, comte d’Alençon, (ces deux derniers moururent sans postérité), et Robert, comte de Clermont, qui épousa Béatrix de Bourbon, fille et héritière d’Agnès de Bourbon et de Jean III, fils de Hugues, duc de Bourgogne. De ce mariage est issue la branche qui règne aujourd’hui. « Louis IX, dit Voltaire, paraissait un prince destiné à réformer l’Europe, si elle avait pu l’être ; il a rendu la France triomphante et policée, et il a été en tout le modèle des hommes. Sa piété, qui était celle d’un anachorète, ne lui ôta point les vertus royales ; sa libéralité ne déroba rien à une sage économie : il sut accorder une politique profonde avec une justice exacte, et peut-être est-il le seul souverain qui mérite cette louange. Prudent et ferme dans le conseil, intrépide dans les combats, sans être emporté, compatissant comme s’il n’avait jamais été que malheureux, il n’est guère possible à l’homme de porter la vertu plus loin. »

 

Ce prince est représenté avec le costume qu’il portait ordinairement dans son palais. Il a des cheveux courts, cependant assez longs pour lui couvrir entièrement les oreilles, il est couvert d’un bonnet ou chapel. Il porte l’oiseau sur la main gauche, à la manière des princes du XIIIe siècle ; de la droite il tient une baguette qui servait à diriger l’oiseau. Son vêtement de dessus, très ample, est une espèce de simarre qui descend très bas ; les manches de ce vêtement fort large, ont une ouverture pour donner passage aux bras. Tout ce vêtement est doublé et bordé d’une fourrure de couleur foncée, qui retombe sur les épaules, de manière à les couvrir presque entièrement. La tunique ou pourpoint qui paraît sur la poitrine est assez décolletée pour laisser voir une autre tunique ou chemise blanche plissée. Le col est entièrement nu ; la poitrine est ornée d’un collier qui passe par-dessus la simarre et auquel pend un médaillon. Est-ce l’ordre du Genet ou l’ordre militaire et de chevalerie du Navire, institué par Saint Louis ? c’est ce que l’indécision de notre dessin ne nous permet pas de décider.

Ce fut sous le règne de ce prince, du temps des croisades, que la renoncule nous fut apportée de Tripoli de Syrie

Simarre Habillement long et traînant, dont les femmes se servaient autrefois. Il s'est dit aussi d'une robe d'homme. Espèce de soutane que certains magistrats portent sous leur robe. (Dictionnaire Le Littré)

Saint Louis, armé pour la guerre, gravure de Léopold Massad - reproduction © Norbert Pousseur

Ce costume militaire est celui de Saint Louis, armé en guerre, à cheval, tenant un bouclier ou l’écu de France du bras gauche, et du bras droit la bannière, ou le pennon royal, chargé de fleurs de lys en or sur un fond d’azur, ainsi que sur le bouclier. Son casque ou heaume (c'est ainsi qu’on appelait les casques fermés) est aplati sur le haut, et d’une forme carrée ; des lames de fer garnissent le visage, et donnent le moyen de respirer. Le reste de son corps est couvert en entier par une cotte de mailles en fer. Par-dessus cette cotte de mailles, il porte une cotte d’armes bleue sans manches, qui descend un peu plus bas queles genoux. Le cheval qu’il monte est blanc : c’était à cette époque une marque de souveraineté.

 

Bannière : Les chevaliers bannerets seuls portaient des bannières. Elles étaient attachées au bout et à côté d’une lance, comme les guidons ou les drapeaux de notre temps ; elles étaient carrées, et cette forme les distinguait des pennons qui étaient fourchus ou plus étroits à l’extrémité que vers la lance. Les pennons étaient pour les chevaliers non bannerets, appelés bacheliers ; et c’est sous ces étendards qu’ils conduisaient ceux de leurs vassaux qu’ils menaient à la guerre. Les bannerets avaient quelquefois un pennon outre leurs bannières ; les bannières et les pennons étaient aux armes des chevaliers. Nos anciens historiens, et principalement Froissard, les blasonnent souvent lorsqu’ils en parlent. Les bannières n’étaient permises qu’aux chevaliers

Le bouclier différa et varia en France, tant pour la forme que pour la grandeur ; il y en avait de ronds ou d’ovales qu’on appelait pour cette raison rondelles. Il y en eut d’autres presque carrés, mais qui vers le bas s’arrondissaient et s’allongeaient en pointe. Ceux de l’infanterie étaient plus longs que ceux de la cavalerie, et quelques-uns couvraient presque le corps. Ces boucliers s’appelaient targes, nom qui se donnait aussi à d’autres boucliers, dont on ne se servait pas pour combattre, mais pour se couvrir. Ceux qui les portaient n’avaient point d’autres fonctions que de les soutenir et de couvrir les archers qui étaient derrière et tiraient leurs flèches contre les ennemis. On appelait aussi ces boucliers tavellas. Les boucliers dont on se servait dans les combats et les tournois étaient de bois, couverts de cuir bouilli, ou d’autres matières dures et capables de résister à la lance. Les chevaliers y mettaient leurs armoiries sur les bords, ou sur le centre, ou à l’extérieur. On ne voit point dans nos histoires que les Français se soient jamais servis de boucliers de cuivre, ni de certains boucliers quadrangulaires et extrêmement concaves.

Les chevaliers bannerets seuls portaient des bannières. Elles étaient attachées au bout et à côté d’une lance, comme les guidons ou les drapeaux de notre temps ; elles étaient carrées, et cette forme les distinguait des pennons qui étaient fourchus ou plus étroits à l’extrémité que vers la lance. Les pennons étaient pour les chevaliers non bannerets, appelés bacheliers ; et c’est sous ces étendards qu’ils conduisaient ceux de leurs vassaux qu’ils menaient à la guerre. Les bannerets avaient quelquefois un pennon outre leurs bannières ; les bannières et les pennons étaient aux armes des chevaliers. Nos anciens historiens, et principalement Froissard, les blasonnent souvent lorsqu’ils en parlent.

Cotte de mailles : Espèce de cuirasse, faite de petits anneaux en fer ou de mailles de fer simples ou doubles, qui couvrait le corps depuis le cou jusqu’aux genoux. On la mettait sur le gobisson ou gambesson, vêtement de dessous, contrepointé, garni de bourre et de laine entrelacée et battue dans du vinaigre. Elle était aussi nommée chemise de mailles, auber ou hauber. Elle était d’abord sans manches ; mais on y en ajouta ensuite, ainsi que des chausses de mailles.

 

Saint Louis, sur son trône, gravure de Léopold Massad - reproduction © Norbert Pousseur

Cette figure est prise d’une composition représentant le sacre du saint roi, peinte sur une vitre de l’église de Saint-Louis à Poissy. Louis IX porte une couronne fleuronnée ; il tient de chaque main un sceptre d'or. Son manteau royal est d’un bleu d’azur, parsemé de fleurs de lis et doublé d’hermine. La tunique qui se voit sur la poitrine est rouge-orange. Le coussin sur lequel il pose ses pieds est de la même couleur. Le trône sur lequel il est assis a un dossier. Dans les premiers temps de la monarchie, le siège royal était une espèce de tabouret sans bras, ni dossier, pour rappeler au monarque qu’il devait se soutenir lui-même et ne s’appuyer sur personne.

Cette vitre porte en caractères anciens : L’an de grâce mil deux cent vingt-six, fut oing et sacré Monseigneur sainct Loys, dans l’église Notre-Dame de Reims, par le très-révérend père en Dieu messire Jacques de Basoche, évêque de Soissons, etc.

 

Gravures (de Léopold Massard) et textes extraits de l'ouvrage
Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours, publié par A. Mifliez en 1855

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