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Anne de Pisseleu, duchesse d'Estampes
1508 - 1580

 

Anne de Pisseleu, duchesse d'Estampes, dessinée  par Louis-Marie Lanté - Gravure reproduite puis restaurée par © Norbert Pousseur
Anne de Pisseleu, duchesse d'Estampes, gravure de Louis-Marie Lanté

Gravure et texte extrait de l'ouvrage la 'Galerie des femmes célèbres'
Pierre Lamésangères - 1827 + 1900

Anne de Pisseleu, duchesse d'Estampes, née en 1508

Anne de Pisseleu, dite d’abord mademoiselle de Heilly, et depuis son mariage, duchesse d’Estampes, naquit vers l’an 1508.

Lorsque François Ier revenait de Madrid, la duchesse d’Angoulême alla au-devant de lui, et mademoiselle de Heilly, l’une de ses filles d’honneur, l’accompagna. Ce n’était pas seulement une jeune et belle personne : l’esprit répondait aux avantages extérieurs ; aussi fit-elle oublier madame de Chateaubriand.

François 1er avouait ses maîtresses et leur donnait rang à la cour. L’époque de la faveur dont jouit la comtesse de Chateaubriand répond au temps où vivait la reine Claude. Éléonore d’Autriche eut pour rivale préférée la duchesse d’Estampes.

Après la mort du Roi, Diane de Poitiers, ancienne maîtresse du dauphin, ne crut pas devoir faire dépouiller la duchesse d’Estampes de ses richesses, quoiqu’elle l’eût traitée de vieille ; mais il fallut que la ci-devant favorite se résignât à la nullité.
La duchesse d’Estampes quitta la cour, et vécut ignorée dans quelqu’une de ses terres. L’année de sa mort n’est point connue.

Peu de portraits offrent un chaperon assujetti de la même manière que celui de la duchesse d'Estampes. Ellke porte aussi un collet.

 

Sa fiche sur Wikipedia

 

Dictionnaire de l'habillement

Article extrait du Grand dictionnaire historique - Louis Moreri- 1725
collection personnelle

ESTAMPES, (Anne de Pislèleu duchesse d’) maitresse de François Ier donna de l’amour à ce prince peu après qu’il fut sorti de prison. Elle était alors fille d’honneur de madame la régente, Louise de Savoie, mère du roi, et s’appelait mademoiselle de Heilli : elle avait suivi cette princesse allant au-devant du roi son fils, jusques aux frontières d’Espagne.

Le roi dans la suite lui trouva un mari, qu’il fit duc d’Estampes. Il s’appelait Jean de Brosse, et était petit-fils d’un autre Jean de Brosse, maréchal de France, qui descendait de mâle en mâle des anciens vicomtes de Limoges.

Le mariage n’empêcha point qu’elle ne retînt son premier poste auprès du roi : sa faveur monta au plus haut point, et dura autant que ce prince. Elle s’en servit pour enrichir toute sa famille : à sa recommandation Antoine Sanguin son oncle devint abbé de Fleury, évêque d’Orléans, cardinal, puis archevêque de Toulouse. Elle donna à Charles son second frère l’abbaye de Bourgueuil et l’évêché de Condom ; François son troisième frère fut abbé de saint Corneille de Compiègne, et évêque d’Amiens ; et le quatrième, nommé Guillaume, fut pourvu de l’évêché de Pamiers.
Deux de ses sœurs furent encore abbesses, l’une de Maubuisson, et l’autre de saint Paul en Beauvaisis ; elle maria les autres dans les maisons de Barbançon-Cani, et de Chabot-Jarnac ; et la dernière et la mieux aimée n’eut point d’enfants de François de Bretagne, comte de Vertus et de Goello, baron d’Avaugour.
D’Adrien de Pisseleu, sieur de Heilli, son frère aîné, sont sortis les autres seigneurs de Heilli jusqu’à présent.

Il y a des historiens qui prétendent que cette duchesse, le connétable de Montmorency, et l’amiral Chabot eurent la meilleure part dans les affaires, et que Charles-Quint craignant qu’on ne l’arrêtât à la cour de François Ier ne trouva point de meilleur expédient, que de gagner cette femme, qui gouvernait absolument le roi. Il la gagna, dit-on, par le présent d’une bague, qu’il laissa tomber exprès, afin que la duchesse la ramassât, et qu’il put lui dire galamment, qu’il ne voulait point reprendre une chose qui était tombée en si bonnes mains.
Mezerai rejette cela comme un conte fait à plaisir ; mais il avoue que le roi ne pouvait rien refuser à cette dame.

Comme elle en avait usé très mal avec son mari, elle n’eut aucune ressource après la mort de François Ier et elle se vit réduite à passer le reste de ses jours dans une maison de campagne. Mezerai et Varillas disent qu’elle y vécut dans les sentiments des prétendus reformés. Le duc d’Estampes son mari avait fait faire des informations contre elle en 1556.
* Brantôme, Dame s Galantes, Tom. II page 394. Le Laboureur, Addit. aux Mémoires de Casselnau, Tom. I page 863. Varillas, hist. de François I. liv. 6. page m. 101 sous l’année 1526 et l. 9. page m. 370 et 389, 390, 391 Tom. II page 1058. Varillas, de Henri II. liv. 1 page 67 sous l’an 1547 et page 34. Mezerai, histoire de France, in folio Tom. II page 1007 et 1009 sous l’an 1540 et page1014 sous l’an 1542 et page 414. Bayle, diction. critique, 2. édition 1702.

 

 

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