Anne de Pisseleu, duchesse d'Estampes
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Gravure et texte extrait de l'ouvrage la 'Galerie des femmes célèbres' Anne de Pisseleu, duchesse d'Estampes, née en 1508 Anne de Pisseleu, dite d’abord mademoiselle de Heilly, et depuis son mariage, duchesse d’Estampes, naquit vers l’an 1508. Lorsque François Ier revenait de Madrid, la duchesse d’Angoulême alla au-devant de lui, et mademoiselle de Heilly, l’une de ses filles d’honneur, l’accompagna. Ce n’était pas seulement une jeune et belle personne : l’esprit répondait aux avantages extérieurs ; aussi fit-elle oublier madame de Chateaubriand. François 1er avouait ses maîtresses et leur donnait rang à la cour. L’époque de la faveur dont jouit la comtesse de Chateaubriand répond au temps où vivait la reine Claude. Éléonore d’Autriche eut pour rivale préférée la duchesse d’Estampes. Après la mort du Roi, Diane de Poitiers, ancienne maîtresse du dauphin, ne crut pas devoir faire dépouiller la duchesse d’Estampes de ses richesses, quoiqu’elle l’eût traitée de vieille ; mais il fallut que la ci-devant favorite se résignât à la nullité. Peu de portraits offrent un chaperon assujetti de la même manière que celui de la duchesse d'Estampes. Ellke porte aussi un collet.
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| Dictionnaire de l'habillement |
Article extrait du Grand dictionnaire historique - Louis Moreri- 1725 ESTAMPES, (Anne de Pislèleu duchesse d’) maitresse de François Ier donna de l’amour à ce prince peu après qu’il fut sorti de prison. Elle était alors fille d’honneur de madame la régente, Louise de Savoie, mère du roi, et s’appelait mademoiselle de Heilli : elle avait suivi cette princesse allant au-devant du roi son fils, jusques aux frontières d’Espagne. Le roi dans la suite lui trouva un mari, qu’il fit duc d’Estampes. Il s’appelait Jean de Brosse, et était petit-fils d’un autre Jean de Brosse, maréchal de France, qui descendait de mâle en mâle des anciens vicomtes de Limoges. Le mariage n’empêcha point qu’elle ne retînt son premier poste auprès du roi : sa faveur monta au plus haut point, et dura autant que ce prince. Elle s’en servit pour enrichir toute sa famille : à sa recommandation Antoine Sanguin son oncle devint abbé de Fleury, évêque d’Orléans, cardinal, puis archevêque de Toulouse. Elle donna à Charles son second frère l’abbaye de Bourgueuil et l’évêché de Condom ; François son troisième frère fut abbé de saint Corneille de Compiègne, et évêque d’Amiens ; et le quatrième, nommé Guillaume, fut pourvu de l’évêché de Pamiers. Il y a des historiens qui prétendent que cette duchesse, le connétable de Montmorency, et l’amiral Chabot eurent la meilleure part dans les affaires, et que Charles-Quint craignant qu’on ne l’arrêtât à la cour de François Ier ne trouva point de meilleur expédient, que de gagner cette femme, qui gouvernait absolument le roi. Il la gagna, dit-on, par le présent d’une bague, qu’il laissa tomber exprès, afin que la duchesse la ramassât, et qu’il put lui dire galamment, qu’il ne voulait point reprendre une chose qui était tombée en si bonnes mains. Comme elle en avait usé très mal avec son mari, elle n’eut aucune ressource après la mort de François Ier et elle se vit réduite à passer le reste de ses jours dans une maison de campagne. Mezerai et Varillas disent qu’elle y vécut dans les sentiments des prétendus reformés. Le duc d’Estampes son mari avait fait faire des informations contre elle en 1556.
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