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Louis 1er, roi de Germanie
806 - 876

Louis 1er le germanique, en son costume - dessiné par Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Louis Ier, dit le Germanique, le Pieux, le Vieux, roi de Germanie, était le troisième fils de Louis-le-Débonnaire, et naquit en 806. Son père, lorsqu’il partagea ses États entre ses trois enfants, lui donna la Bavière. Il prit les armes contre lui avec ses frères à l’époque où Louis voulut revenir sur le partage, contribua à le faire déposséder, puis se réunit à Pépin, son frère, contre Lothaire, l’aîné de tous, et fit rétablir le monar­que dépossédé. Il se révolta de nouveau en 840 ; et tel fut le chagrin que cette nouvelle ingratitude causa à son père, que celui-ci en mourut peu après. Louis-le-Germanique combattit ensuite Lothaire, qui, comme empe­reur, prétendait à la suprématie sur ses frères, et l’ayant défait à la bataille décisive de Fontenay (841), il se com­posa un royaume qui comprenait, outre l’ancienne France au-delà du Rhin, la Saxe, la Thuringe, la Ba­vière, la Pannonie, les Grisons et la Lorraine, qui fut appelé royaume de Germanie. Au reste, il gouverna depuis avec beaucoup de modération et de sagesse, et sut écarter de ses peuples le fléau de la guerre. Sa tranquillité cependant fut troublée par une révolte de ses fils ; mais il les fit presque aussitôt rentrer dans le devoir. Il mou­rut en 876, laissant trois fils, Carloman, Louis II et Charles-le-Gros. Ces trois princes se partagèrent la Germanie.

Un sayon blanc attaché sur l’épaule droite et groupé sur le bras gauche, de longues chausses blan­ches, un pourpoint blanc et une couronne à rayons, tel est l’ensemble de son costume sur cette figure.

 

Le sayon ou saie était un habillement militaire, une espèce de manteau en usage chez les Grecs et les Romains, qui s’attachait avec une agrafe, et qui descendait à peine jusqu’aux hanches. C’était le vêtement de dessus (Glossaire sur Marot). Il était propre aux Gaulois (Varron, Diodore de Sicile). Il était fait de gros drap ou de peaux, le poil en dehors, et de forme carrée. Il y en avait d’hiver et d’été. Il était brodé :

Et leurs sayons de gaze et de satin bandés,
Se voyent, d’argent trait, aux jointures bordés. (P. Lemoine.)

Les Belges en faisaient un grand commerce à Rome même et jus­qu’aux extrémités de l’Italie. (Description historique et géographique de la Haute-Normandie, t. II, p. 3.)

 

La couronne des rois était, dit le L. Legendre, quelquefois une couronne à rayons pareille à celle des empereurs, quelquefois un bandeau enrichi de deux rangs de perles (1er portrait), ou un bonnet fort élevé, autour duquel le nom du prince était en gros caractère formé de petits clous d’or (portraits 2, 3 et 4).
Ci-dessous, les exemples proposés dans le texte.

Couronne type empereur -  Couronne à bonnet, reproduction © Norbert Pousseur Couronne à bonnet -  reproduction © Norbert Pousseur
Couronne à bonnet simple -  Couronne à bonnet, reproduction © Norbert Pousseur Couronne à bonnet et à clous -  reproduction © Norbert Pousseur
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