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Lingère, Toilière, Carnevalière,
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Costume de Maîtresse lingère : Sa robe est en satin violet finissant par de nombreux volants. Son cou est entouré d'un collet, et elle portte un bonnet blanc brodé enserrant totalement sa tête Linger, Lingère. Marchand ou Marchande qui fait négoce de toile et de linge. Deux sortes de Marchands font à Paris le commerce de lingerie et toilerie. Les uns sont du Corps de la mercerie, et ne sont distingués des autres Merciers que par la qualité du commerce qu’ils ont embrassé. Les autres composent une Communauté particulière qui a ses Statuts, ses privilèges et ses Officiers à part, et qui n’est composée que de Maîtresses, les hommes n’y pouvant être reçus. Les derniers Statuts de cette Communauté sont : du 3 Janvier 1645, enregistrés au Parlement au mois d’Avril ensuivant. Par ces Statuts, celles qui composent la Communauté sont qualifiées de Marchandes Maîtresses, Toilières, Lingères, Carnevalières en fil, de la Ville et Faubourgs de Paris. Suivant ces Statuts aucune ne peut être reçue, ni tenir boutique, quelle ne soit de bonne vie et mœurs, qu’elle ne fasse profession de la Religion Catholique, Apostolique et Romaine ; qu’elle n’ait été Apprentie pendant quatre ans, et servi deux autres années en qualité de Fille de Boutique. Les femmes mariées ne sauraient être reçues Apprenties, et chaque Maîtresse ne peut avoir plus d’une Apprentie à la fois. Les marchandises que les Maîtresses Lingères sont en droit de vendre, sont toutes sortes de toiles de lin et de chanvre, comme Batiste, Linon, Cambray et Hollande, des canevas gros et fins, des treillis blancs et jaunes, des draps vieux et neufs, du fil blanc et jaune ; le tout tant en gros qu’en détail : enfin généralement toutes sortes d’ouvrages de toiles et marchandises qui en sont faites et manufacturées, comme chemises, caleçons, rabats, chaussettes, chaussons, et autres semblables. Elles ont pareillement la faculté d’aller et d’envoyer acheter toutes ces sortes de marchandises dans les lieux où on les fabrique, et où l’on en fait trafic et vente, ne pouvant cependant s’entremettre d’autre négoce que de celui de Lingerie, ni tenir deux boutiques ouvertes à la fois. Leurs maris, filles si elles en ont, ne doivent pas non plus se mêler d’autre commerce, ne leur étant pas même permis d’être ni Courtiers ni Auneurs de Toiles. Les Maîtresses, aussi bien que leurs maris, ne peuvent loger ni retirer les Marchands Forains, ni leurs marchandises en leurs maisons. Elles ne sauraient non plus contracter et faire aucune Société de négoce qu’avec des Maîtresses de leur état. Il leur est défendu de colporter ou de donner à revendre par la Ville aucunes de leurs marchandises. Enfin la Communauté est conduite et gouvernée par quatre Jurées, dont tous les ans on en élit deux, l’une femme et l’autre fille, qui sont tenues, aussitôt après leurs élections, de prêter serment par devant le Procureur du Roi du Châtelet, de bien et dument vaquer aux visites et faire garder et observer les Privilèges, Statuts, et Ordonnances concernant la Communauté. Aucun mari des Maîtresses ne peut être élu ou appelé à la Jurande. Ce sont les Jurées des Maîtresses Lingères qui font la visite des toiles des Marchands forains déposées à la Halle aux Toiles, et il leur appartenait aussi autrefois d’en faire l’aunage avant que les Auneurs de Toiles eussent été érigés en titre d’office. La Confrérie de cette Communauté est établie en l’Église de S. Eustache, dans la Chapelle de S. Louis et de Sainte Véronique, qui en sont les Patrons. Les Filles de Boutique qui servent les Maîtresses Lingères de Paris, sont vulgairement appelées Noguettes, par une espèce de sobriquet dont on connait peu l’origine. Quelques-uns cependant la veulent trouver dans le premier établissement de la Communauté des Maîtresses Lingères, qu’ils supposent n’avoir d’abord été composée que de filles d’une conduite suspecte que sous le règne de S. Louis on nommait Noguettes, à qui ce Prince accorda des Lettres de Maîtrises pour les tirer d’un commerce moins honorable que celui de la Lingerie.
LINGERIE. Marchandise de linge et de toile ; ce qui comprend tous les ouvrages, soit en pièces, soit taillés et cousus, qui se vendent et s’achètent par les Marchands Merciers et Marchandes Lingères ou en gros ou en détail. La Lingerie de toile de lin neuve, comme draps, toilettes, chemises, collets, manchettes, et autres ouvrages de Flandre et d'ailleurs, sans dentelle ni paiement, paie en France les droits d'entrée, conformément au Tarif de 1664, à raison de 18 sols la livre. À l'égard des droits de sortie, la Lingerie fine de toutes sortes, soit lin ou chanvre, paye 10 livres du cent pesant ; savoir, 3 livres pour L'ancien droit, et 7 livres pour la traite domaniale.
Lingerie. Se dit aussi des endroits, où il y a beaucoup de magasins et de boutiques de Lingers et Lingères rassemblés. La rue de la Lingerie est celle de Paris où il se vend Ie plus de linge. Dans les Foires un peu considérables il y a ordinairement une rue de la Lingerie. Quand on veut avoir du linge ou de la toile, on dit qu’il faut aller à la Lingerie, qu’on y trouvera tout ce qu’on aura besoin. Articles publiés dans le Dictionnaire universel du Commerce
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Costume de cette lingère ambulante : Linger, Lingère. Substantif masculin et féminin. Marchand qui vend de la toile ou du linge, ou l’Ouvrier qui le fait, qui le taille, qui l’ourle, qui le dresse.
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| Dictionnaire de l'habillement / Tous les costumes / Présentation |
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Costume d'une lingère du 17ème siècle : Elle porte un tablier sur sa robe de velours rouge. Sa toque est munie d'un bavolet, tous les deux étant en toile blanche légère.
Linger, lingère. Substantif masculin et féminin Nous avons ici une lingère correspondant à la deuxième définition du dictionnaire Le Littré. Il s'agit donc sans doute d'une lingère à la Cour, vu la richesse de son habillement. |
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