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Pierre de Giac
~1380 - 1426

Les costumes en France à travers les âges

Pierre de Giac en son costume, dessiné par Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Pierre de Giac, dont la fin fut aussi désastreuse que sa faveur fut grande auprès de Charles VII était petit-fils de Pierre de Giac, chancelier de France, sous Charles VIL II était un des dix chevaliers qui accompagnaient le duc de Bourgogne à Montereau, lorsque ce prince fut assassiné.
La promptitude avec laquelle Giac et sa femme, après cet événement, embrassèrent le parti du Dauphin, depuis Charles VII, fit soupçonner qu’ils avaient eu à Montereau des intelligences avec les chevaliers de la suite du Dauphin. Le président Louvet, qui était comme le chef du conseil du Dauphin, étant accusé par la voix publique d’avoir conseillé l’attentat de Montereau, le connétable de Richemont, lorsqu’il vendit au roi ses superbes secours, exigea que Louvet fût au moins banni de la cour.
Louvet, en partant, recommande au roi Giac, son ami et sa créature; cette liaison avec Louvet augmenta les soupçons contre Giac, et sa conduite à la cour acheva de le perdre dans l’opinion publique. Giac, pour gouverner son maître, le rendait invisible et le plongeait dans la mollesse; pour faire échouer les entreprises du connétable, il détournait l'argent destiné à la guerre.
Richemont était accoutumé à se faire justice lui-même ; sans demander au roi une permission qu’il était sûr de ne pas obtenir, il fait arrêter Giac dans son lit et dans les bras de sa femme, qu'on soupçonne d’avoir trahi Giac dans cette occasion, comme le duc Jean à Montereau. Le roi, informé de cette violence, envoya ses gardes pour délivrer Giac ; il n’était plus temps ; le connétable, qui le tenait en sa puissance, lui fit faire de son autorité privée une sorte de procès, c’est-à-dire qu’on lui donna la question, et qu’il avoua tout ce qu’on voulut.
Ce qu’il parut avouer avec le plus de sincérité, ce fut le don qu’il avait fait au diable d’une de ses mains, pour parvenir par ce moyen à la fortune qu’il avait faite ; il demanda instamment que l’on commençât son supplice par lui couper cette main, de peur que le diable n'emportât le corps entier : telles étaient les lumières des ministres et des favoris de Charles VII.
Giac fut noyé à Dun-le-Roi, en 1426 ; la dame de Giac confirma le soupçon qu’on avait eu de ses intelligences avec les ennemis de son mari, en épousant, trop peu de temps après la mort de Giac, le seigneur de la Trémoille, alors ami du connétable.

 

Son costume : Pierre de Giac est ici  représenté vêtu d’une casaque à mahoitres d’étoffe d’or avec dessins violets, bordée de fourrure de martre. Ses chausses sont rose foncé ; ses bottes, qui viennent jusqu’à mi-cuisses, sont noires ; son bonnet est noir, relevé de dessins or.

 

 

Dictionnaire de l'habillement      /        Costumes français
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