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François 1er, duc de Bretagne et Isabelle Stuart
1427 - 1450 / 1426 - 1494

Les costumes en France à travers les âges

François 1er de Bretagne, dessin de Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard) et texte extrait de l'ouvrage
'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

François Ier, fort improprement dit le Bien-Aimé, duc de Bretagne, comte de Richemont et de Montfort, naquit à Vannes, en 1414. Il était fils de Jean V, auquel il succéda en 1442. Trois ans après, il fit son hommage à Charles VII, dans la ville de Chinon, comme homme-lige du roi. Il se présenta, disent les historiens, l’épée ceinte, ce qui était contre l’usage.
Sur l’observation du chancelier qu’il devait être discinct : « Non faict, dit le roi, il est comme il doibt; je voudrois avoir plusieurs subjects comme lui. »

En 1446, François se brouilla avec son frère Gilles, qu’il avait précédemment envoyé en ambassade auprès du roi d’Angleterre. Des gens mal  intentionnés cherchèrent à perdre dans son esprit ce jeune prince. Il le fit arrêter et emprisonner comme ayant tenté d’introduire les Anglais en Bretagne. Non content de cet acte de sévérité, il fit instruire son procès, et fit de vains efforts pour le faire condamner en justice réglée.
Le roi d’Angleterre intercéda en faveur de cet infortuné prince, et ne fut pas écouté. Pour se venger de cet affront, il attaqua la Bretagne, et prit la ville de Fougères. Les Anglais refusant de rendre cette place, la guerre fut résolue. Le duc s’assura de l’appui de Charles VII, se jeta dans la Normandie, et soumit rapidement tout le Cotentin. De retour en Bretagne, il acheva le siège de Fougères commencé par son frère Pierre, et força la garnison à se rendre.
Ses succès n’avaient cependant pas apaisé sa rage. Son malheureux frère Gilles languissait au fond d’un cachot, presque privé de nourriture. Une femme généreuse lui procura du pain, un cordelier l’entendit en confession. Vains secours ! l’infortuné périt en 1450, étouffé entre deux matelas par les satellites de François ; ce dernier était alors en Normandie.
La nouvelle de cet assassinat soulève contre lui toute l’Europe. En même temps, il rencontre le cordelier qui avait assisté Gilles, et qui le cite au tribunal de Dieu. Le misérable est frappé de terreur; il n’a que le temps de désigner pour son successeur son frère Pierre,  et il expire le 19 juillet de la même année. Ainsi périt un prince qui avait reçu de la nature quelques qualités, mais que la mort de son frère a couvert à jamais d'infamie.

Il était brave, libéral, mais trop facile à se laisser prévenir. Il avait institué l’ordre de l’Hermine, bâti la Chartreuse de Nantes, et épousé en secondes noces Isabelle Stuart, fille de Jacques Ier, roi d’Écosse, dont il eut deux filles.

Le costume de ce prince est des plus simples ; son bonnet est singulier et paraît se composer d’une coiffe légère qui en forme le fond, et d’un bourrelet plat et très élevé; le bonnet est laque-rouge. Le pourpoint de taffetas blanc, orné de dessins en or, est fort court ; les manches sont larges, bouffantes, tailladées, et nous semblent être les mêmes que celles portées par Jean de Montaigu, mais ici les bras sont passés dedans. Les chausses sont rouges et les souliers noirs.

 

Isabelle Stuart, dessin de Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

La figure d’Isabelle Stuart, extraite d’une paire d’Heures à son usage, porte un vêtement de dessous bleu avec des dessins en or, et un surcot d’hermine. Sa robe est partie d’hermine, qui sont les armes de son mari,  et des siennes qui sont d’or au lion de gueules, enfermé dans un double trescheur, fleurdelisé de même, qui est Écosse. La couronne est fleuronnée, son collier est d’or et d’un dessin singulier.

 

 

Ordre de l’Hermine : Cet ordre, institué en 1450, était aussi appelé de l’Épi parce que le grand collier était fait et composé d’or, en forme d’épis de blé entrelacés en sautoir, et liés haut et bas par deux cercles d’or; au bout de ce collier pendait, à deux chaînettes d’or, une hermine, passant sur une motte, et gazon d’herbes vertes drapées de fleurs, et dessous était la devise de Jean-Ie-Conquérant, duc de Bretagne, qui portait ces trois mots : À ma vie; devise par laquelle il voulait faire connaître la grandeur de son courage, puisque, plutôt que de manquer à l’honneur, il se fût exposé à mille morts.
Cet ordre était composé de vingt-cinq chevaliers sans reproche ; ils étaient vêtus de manteaux de damas blanc, doublés de satin incarnat. Le mantelet ou chaperon de même, sur lequel était le grand ordre, composé d’épis de blé.

 

Dictionnaire de l'habillement      /        Costumes français
François Ier sur Wikipedia   /   Isabelle Stuart sur Wikipedia

 

François 1er de Bretagne, dessin zoomable de Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

 

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Isabelle Stuart, dessin zoomable de Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur



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