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Marguerite de Sassenage
~1420 - 1471

Les costumes en France à travers les âges

Marguerite de Sassenage en son costume, dessiné par Massard - Gravure  reproduite puis restaurée par © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Marguerite de Sassenage, d'une illustre maison du Dauphiné, épousa en 1438 Amblard de Beaumont, seigneur de Montfort.
Elle était veuve et encore jeune, lorsque le Dauphin (depuis Louis XI) obtint du roi la permission de se retirer pour quatre mois en Dauphiné ; il abusa de cette permission et y resta plusieurs années.
Le rang considérable que tenait la dame de Beaumont, sa naissance et les services de Henri de Sassenage, son père, la firent connaître du Dauphin. Jeune, belle et d’un esprit cultivé, Marguerite plut. Leurs liaisons devinrent intimes. On rapporte qu’un astrologue que Louis entretenait à ses gages, ayant prédit la mort d’une dame que le roi aimait, et que sa prédiction étant suivie de l’événement, il donna des ordres pour qu'on prît l’astrologue et qu’on le jetât par la fenêtre au signal qu’il en ferait. L’homme aux prédictions paraissant en sa présence :
« Toi qui prétends être si habile homme, lui dit-il, et qui prononce si hardiment sur le sort   des autres, apprends-moi un peu quel sera le tien, et combien tu as encore de temps à vivre ? »
Soit que l’astrologue eût été secrètement averti du dessein du roi, ou qu’il eût quelque pressentiment du sort qui l’attendait :
« Sire, lui répondit-il sans témoigner de frayeur, je mourrai trois jours avant  Votre Majesté. »
Après cette réponse, le roi n’eut garde de le faire jeter par la fenêtre ; il ordonna au contraire qu’on en prît le plus grand soin. De quelle dame aimée du roi s’agit-il ici ? Est-ce de la belle de Sassenage ? C’est ce que rien n’indique ; mais il paraît qu’elle fut celle qu’il aima le plus longtemps.
Il en naquit trois filles. Le sort de la mère nous est inconnu ; mais nous savons que ces trois filles furent reconnues par Louis, devenu roi, et qu’il prit soin de leur établissement.

Son costume : La coiffure est de gaze ; elle s’élargit vers le haut, forme un croissant au-dessus du front, et descend par derrière sur les épaules. La robe doublée de fourrure est rose, et ceinte sous la gorge. Le collier est en or.

 

 

Dictionnaire de l'habillement      /        Costumes français
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