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Louis XI, cinquante cinquième roi de France
1423 - 1483

Louis XI, 55ème roi de France - gravure de Daret - Gravure  reproduite puis restaurée par © Norbert Pousseur

J'ai fait voir que l'art de bien régner c'est la prudence.

 

LOUYS XI ROY DE FRANCE fils de Charles VII et de Marie d'Anjou fille de Philippe d'Anjou Roy de Jérusalem, succéda à son père et fut sacré à Reims l'an 1461. Le Duc de Bourgogne le fit chevalier. Il était fort vindicatif, chassa les domestiques de son père et priva les Grands du royaume des Charges ; les Princes ne pouvant souffrir son humeur se liguèrent contre lui, Charles Comte de Charolais commença la querelle, et fit marcher ses troupes droit à Paris. Louis se disposa à la défendre, et mit bonne garnison en cette ville, laquelle le Comte jugeant son armée incapable de l'attaque se retira à Longjumeau, celle de Louis à Montlhéry, où les armées s'étant rencontrées, il se donna une sanglante bataille que Louis perdit et fut contraint de se retirer à Corbeille. Charles présenta derechef la bataille à Louis, qui la refusa, et la paix se fit l'an 1461. Le traité fut signé à Conflans. Comme les conditions de ce traité étaient préjudiciables à l'État, il y eut encore quelques différents entre eux. Une nouvelle paix se fit. Louis ne se peut tenir en repos, il sollicita les Liégeois contre le Duc de Bourgogne et fit son possible pour désunir son frère, et le Duc fut tué devant Nancy 1477 et son frère mourut, dont Louis fut joyeux, la Bourgogne fut réunie à la France, l'alliance des Suisses commença alors par l'adresse de Charles d'Amboise. Louis eut quelques démêlés avec l'Archiduc Maximilien, perdit quelques batailles, et enfin fit la paix. Il fit décapiter le Connétable St Pol et institua l'Ordre de St Michel l'an 1469. Il mourut à Amboise le 30 août 1483 la 23ème année de son règne pendant le Pape Innocent 8e et de Frédéric 3ème Empereur. Sa sépulture fut à Notre Dame de Cléry qu'il avait fait bâtir. Le Dauphin éloigné de la Cour fut nommé Roy par lui avant son trépas.

 

Retranscription du texte de la gravure (Gravure de Pierre Daret ?)

 


 

Louis XI,  gravure de Léopold Massard, reproduite et restaurée par © Norbert Pousseur


Louis XI, né à Bourges, le 3 juillet 1423, commença dès sa jeunesse à jouer un rôle important dans l’état ; il signala sa valeur contre les Anglais, aida Charles VII à les chasser du royaume, et força le célèbre Talbot à lever le siège de Dieppe ; mais à peine Charles VII fut-il tranquille sur le trône, que Louis rassembla près de lui les mécontents, donna le signal de la révolte ; il lui en coûta plus pour demander grâce, qu’à son père pour lui pardonner.
Charles l’envoya contre les Suisses dont il fit un massacre effroyable ; pénétré d’estime pour eux, il dit qu’il aimait mieux désormais les avoir pour alliés que pour ennemis. Revenu de cette expédition, il causa de nouveaux chagrins à Charles VII, se retira en Dauphiné, et passa dans le Brabant où il apprit la mort de son père en 1461.
Il accourut pour prendre possession du trône, et ce ne fut qu’avec une répugnance marquée et sous des conditions très dures qu’il pardonna aux officiers que Charles avait envoyés pour réprimer sa révolte. Il dépouilla tous ceux que son père avait revêtus des premières dignités de l’État, il en décora des hommes qu’il ne croyait fidèles que parce qu’ils avaient intérêt de l’être. Cependant il s’occupa de soins politiques : il prêta une somme considérable à Jean, roi d’Aragon, qui se voyait attaqué par les Navarrais unis aux Castillans, et reçut pour gage de cette somme les comtés de Cerdagne et de Roussillon. Pour sûreté d’une autre somme que Marguerite d’Anjou emprunta de lui, cette princesse promit de lui livrer la ville de Calais sitôt que les fers de Henri VI, son époux, seraient brisés ; il racheta de même pour de l’argent les villes de Picardie qui avaient été cédées à Philippe-le-Bon, duc de Bourgogne. Le peuple, quoiqu’accablé d’impôts, aimait mieux que ces conquêtes fussent payées de ses richesses que de son sang. Louis XI, en 1462, créa le parlement de Bordeaux (voir plus bas).
Cependant il se formait une ligue puissante contre le roi : les ducs de Berry, de Bretagne et de Bourbon, les comtes de Charolais et de Dunois étaient à la tête des factieux, cette guerre, qui fit tant de mal au peuple, fut appelée ligue du bien public. C’est ainsi que la politique se jouait des hommes et les insultait en les opprimant. On en vint aux mains, plus par point d’honneur que par nécessité, près de Montlhéry, en 1460. Les deux partis s’attribuèrent la victoire. Enfin le traité de Conflans assoupit ces divisions. Louis XI, avant de le signer, protesta contre les engagements qu’il allait prendre, comme s’ils avaient pu être annulés par cette démarche. Il ne tarda pas à violer la paix en s’emparant de la Normandie qu’il avait cédée au duc de Berry son frère ; les États assemblés à Tours, en 1468, ratifièrent cette usurpation et déclarèrent que la Normandie ne pourrait plus, sous aucun prétexte, être démembrée du domaine de la couronne.

Tout semblait pacifié, lorsque Charles le Téméraire, comte de Charolais, succéda a son père Philippe-le-Bon, duc de Bourgogne, Il avait encore des intérêts à démêler avec Louis XI, et lui proposa une entrevue à Péronne. Ce prince oublia sa défiance naturelle et se livra au plus grand de ses ennemis ; celui-ci se saisit de sa personne et lui fit signer un traité ignominieux ; il le conduisit à Liège pour être témoin de la vengeance qu’il allait exercer sur les habitons qui avaient pris parti pour le roi de France. Louis, après avoir joué ce rôle aussi affreux que ridicule, reparut dans ses États, institua l’ordre de St-Michel (voir plus bas).et fit enfermer le cardinal La Balue au château de Loches. Toute la nation applaudit a ce coup d’état. La Balue était un homme vil par sa naissance, plus vil par ses mœurs, ennemi secret de son bienfaiteur et qui paya par la plus noire ingratitude tous les honneurs dont l’amitié politique du roi l’avait comblé.

Charles, toujours ambitieux, Louis XI, toujours inquiet, reprirent bientôt les armes ; les trêves ne leur servirent qu’à faire de nouveaux préparatifs de guerre ; ce fut au milieu de ces troubles que l’imprimerie s’établit en France. Charles le Téméraire  échoua devant Beauvais ; les Français firent plus pour leur roi que le roi lui-même. Ce prince laissait tranquillement ravager une partie de ses États, persuadé que les conquérants disparaîtraient quand ils ne trouveraient plus rien à détruire. Ses démêlés avec Jean, roi d’Aragon, ses intrigues pour perdre le connétable de Saint-Paul, ses traités avec Charles, tantôt éludés avec adresse, tantôt violés avec audace de part et d’autre ; ses menées secrètes avec les ministres d’Édouard IV, pour détacher ce prince des intérêts du duc de Bourgogne ; le traité d’Amiens, conclu dans cette vue et confirmé par celui de Picquigny ; enfin la paix faite avec Charles le Téméraire, toutes ces opérations développent assez le caractère de Louis XI. Partout on le voit plutôt menteur que discret, prévoyant moins par sagesse que par crainte, se défiant de tous les hommes parce qu’il les jugeait semblables à lui-même, vindicatif, mais préférant les vengeances cachées aux coups d’état.
Le comte de Saint-Paul, qui avait trahi tour à tour et le roi de France et le duc de Bourgogne, eut la tête tranchée et son sang cimenta la réconciliation des deux princes : Charles mourut .deux ans après dans un combat contre les Suisses. C’était le dernier de cette maison si fatale à la France. Il ne laissait qu’une fille appelée Marie.
Louis XI pouvait rentrer dans tous les États de Charles, en consentant au mariage de cette princesse avec le comte d’Angoulême ; mais il craignit d’augmenter la puissance d’un prince du sang ; ce vaste héritage passa à la maison d’Autriche et fut un flambeau perpétuel de discorde. Maximilien, qui épousa Marie, fit la guerre à la France : on versa beaucoup de sang de part et d’autre sans succès. Le testament de Charles d’Anjou agrandit les états de Louis XI, par la cession de la Provence. Il lui cédait aussi ses droits sur les royaumes de Naples et Sicile ; mais Louis, plus sage que son successeur, ne voulut conquérir que ce qu’il pouvait conserver, et fut satisfait de la Provence. Il mourut au Plessis-les-Tours en 1483, âgée de soixante ans, et fut inhumé dans l'église de Notre-Dame-de-Cléry, où il avait, dit-on, un magnifique tombeau (lire ci-dessous), avec sa statue en argent, qui fut enlevée pendant les guerres de la Ligue, et remplacée par sa statue en marbre

A tous les défauts qu’on lui connaissait, Louis XI joignait encore une superstition ridicule. Barbare et recherché dans sa barbarie, il voulut que le sang du malheureux duc d’Armagnac coulât sur ses enfants, attachés au pied de l’échafaud. Perfide et lâche dans son ressentiment, on le soupçonna d’avoir fait empoisonner le duc de Guyenne, son frère. Égoïste décidé, s’il travailla quelquefois au bien-être de son peuple, c’était pour travailler au sien ; c’est ainsi que la curiosité produite par son inquiétude créa l’établissement des postes. Il caressait les petits pour les opposer aux grands. Il était profond politique, si l’on peut donner ce nom à un homme qui ne signe les traités que pour les enfreindre, et n’embrasse ses ennemis que pour les étouffer. Quoi qu’il en soit, les provinces qu’il réunit à sa couronne, l’abolition des prétentions de l’Angleterre sur la France, et l’obligation où il réduisit les grands vassaux de reconnaître, par une véritable subordination, la supériorité du monarque, lui ont fait donner le nom de Restaurateur de la monarchie

C'est aussi sous le règne de Louis XI qu'on vit les premières manufactures de soieries en France. Elles furent établies à Tours en 1470, sous la conduite de quelques ouvriers qu'on appela de Venise, de Gênes et de Florence.

Louis XI, en 1472 ordonna qu'on sonnât tous les jours la cloche à midi, qu'alors tout le monde mît un genou en terre, et qu'on récitât trois fois l'Ave Maria.


 

Son costume : Louis XI est ici représenté debout, près d’une table recouverte d’un tapis violet long et traînant, sur lequel est appuyée sa main droite, tandis qu’il tient un livre de la gauche : il est vêtu d’une casaque fort courte en velours rouge foncé, bordée d'une fourrure qui est blanche, ainsi que ses longues-chausses, et ses souliers qui ressemblent beaucoup à ceux qu'on porta plus tard, et sous François Ier, Henri II, Henri III, etc. Sa coiffure est une calotte d’un rouge laqueux foncé, surmontée d’un bonnet de poil roux. Par-dessus sa casaque, qui souvent était de bure noire, on aperçoit le collier de l'ordre de Saint-Michel.
Cette figure est tirée d’un tableau peint à l’huile du temps de Louis XI ; on le voyait, à la fin du XVIIIe siècle, en l’hôtel de Soissons de Paris.

On ne cite que trois circonstances où ce prince porta un costume moins négligé : d’abord à la mort de son père, où il s’habilla en noir ; puis le lendemain où il prit un habit d’écarlate ; et enfin lors de son entrée à Paris, où il était vêtu d’une robe blanche sans manches, et coiffé d’un petit chaperon découpé en pointe. Ceux qui aiment à connaître les mœurs de ces temps déjà éloignés de nous, peuvent lire la relation de cette entrée dans les chroniques de ce règne, et particulièrement le précis qu’en a donné l’auteur de la Chronique Scandaleuse (1461). Ils y verront des spectacles bien singuliers : d’un côté, trois belles filles nues faisant le personnage de sirènes ; et de l’autre, une passion par personnage, et Dieu étendu sur la croix, et les deux larrons à droite et a gauche. Une médaille du règne de Louis XI représente ce prince avec une épitoge d’hermine.

 

Le tombeau de Louis XI : Ce tombeau fut exécuté en 1622, par ordre de Louis XIII. Le sculpteur, Michel Bourdin, a mis auprès du roi une couronne fermée, que nos rois n’ont constamment portée que depuis François Ier. Cela fera peut-être croire que Louis XI la portait ainsi, et que le tombeau a été fait peu de temps après la mort de ce prince ; de même qu’on se trompe aux tombeaux des rois de la première race, dont il n’y en a peut-être pas un qui soit antérieur au XIIe siècle, à Louis-le-Gros, et à Saint-Louis, qui les fit rétablir et orner de représentations.

 

Le parlement de Bordeaux, ainsi que nous l’avons déjà dit, fut institué par Louis XI, en 1462. En 1465, il créa l’université de Bourges ; et en 1476, le parlement de Dijon. Louis XI avait, suivant ses expressions, tout son conseil dans sa tête. Un jour, le comte de Dammartin, qui chevauchait de compagnie avec le roi, lui dit à cette occasion : J’admire la force prodigieuse de votre cheval. Et pourquoi ? lui demanda Louis. C’est qu’il porte le roi et tout son conseil.

 

Roi très-chrétien : Quoique plusieurs rois de France, prédécesseurs de Louis XI, eussent été appelés du nom de très-chrétien par les papes et le clergé de France, c’est néanmoins dans la personne de ce prince et sous le pontificat de Paul II, que le titre de très-chrétien est devenu une expression de formule dans les lettres apostoliques, et la qualification propre de nos rois. Ce fut aussi du temps de Louis XI que l’on commença à donner aux rois le titre de Majesté, peu connu jusqu’alors. Ce prince avait une superstition singulière : il ne voulait pas prêter serment sur la croix de Saint-Lô-d’Angers, parce que de son temps, suivant une vieille croyance, ceux qui violaient ce serment mouraient misérablement dans l’année. Ses ennemis profitèrent plus d’une fois de la bizarrerie de cette opinion, et découvrirent ce qu’il avait de plus caché dans l’âme. On n’avait qu’à exiger de lui qu’il jurât sur la croix de Saint-Lô, s’il le refusait ; ses propositions et ses offres n’étaient pas sincères.

Les habits du temps de Louis XI : Sous le règne de Louis XI, il se fit peu de changements dans le costume des dames. On y retrouve la robe rejetée en châle sur les épaules, et retenue sous la gorge par une ceinture haute et large ; le bonnet haut et pointu avec le long voile, qu’on nommait bonnet à la Syrienne ; la coiffure haute et fourchue, couverte d’un voile descendant sur les épaules, et le petit chaperon ; d’autres ont sur la coiffure un ajustement étroit, long et garni de perles, qui s’arrondit sur le front et se termine en pointe sur le dos. Les statues sépulcrales portent la guimpe sous le voile, et un riche surcot sous un ample manteau traînant. Les hommes portaient des habits courts ou longs, avec des manches à mâchoitres, et à leurs souliers des poulaines d'un quartier de long.

L'imprimerie sous Louis XI : En 1470, Ulric Gering, Martin Krautz et Michel Friburger, imprimeurs de Mayence, vinrent exercer leur art à Paris, attirés par Guillaume Ficher et Jean de la Pierre, docteurs en théologie. Ils se logèrent dans le collège de la Sorbonne, où ils formèrent leur premier établissement. Les livres étaient si rares alors, que Louis XI empruntant, de la faculté de médecine de Paris, les œuvres de Rasés, médecin arabe, non seulement déposa en gage une quantité considérable de vaisselle d’argent, mais encore il fut obligé de nommer pour caution un seigneur, dans l'acte par lequel il s'engageait à rendre ce livre à la faculté. On croit que le Miroir de la Vie humaine de Rodriguez de Zamora, qui fut dédié au roi, fut le premier essai des imprimeurs établis à Paris sous Louis XL On vit sous le règne de ce prince naître un grand nombre de poètes, parmi lesquels on compte : Philippe de Victray, Pierre Michault, Olivier de la Marche, Georges Chastelain, Guillaume Coquillard. Pierre de Commines a porté I ‘histoire et noire langue à un degré de perfection qu'on admirera toujours.


La médecine sous Louis XI : Jusqu'au règne de Louis XI, l'art d'extraire la pierre par incision fut inconnu. Un franc-archer de Meudon, prisonnier au Châtelet de Paris, pour vol, avait été condamné à être pendu par sentence du prévôt, que le parlement avait confirmée. Les médecins présentèrent au roi une requête, où ils exposèrent que le criminel était attaqué de la pierre, maladie dont étaient affligées plusieurs personnes ; qu'il était important d'essayer sur un homme vivant si la pierre ne pouvait s’extraire par incision, sans qu'il en coûtât la vie, et qu'une telle expérience ne pouvait légitimement se faire que sur un homme condamné au dernier supplice. On eût, à cette époque, regardé comme un sacrilège de se servir, pour une expérience anatomique, du cadavre d'un homme mort, et ce préjugé a duré longtemps en France. Ce n'est guère que depuis Louis XIV qu'il est entièrement dissipé. Le roi, Louis XI, répondit qu'il accordait aux médecins leur demande, pourvu que le franc-archer y consentît ; et que, pour l'y disposer, il lui promettait sa grâce, et de plus une somme d’argent, en cas qu'il en revînt. Le coupable accepta ; l'extraction de la pierre se fit heureusement, il guérit promptement ; on lui tint parole, et il mourut dans un âge avancé. Ce fut apparemment à cette occasion qu’on accorda à la faculté de Montpellier le privilège d’exiger de la justice du lieu un homme vif et un homme mort : le vif n’était donné qu’autant qu’il y consentait.

 

 

Louis XI en habit de l'ordre de St Michel,  gravure de Léopold Massard - reproduite et restaurée par © Norbert Pousseur

 

Sur cette secondee gravure, miniature qui est en tête des statuts de l'ordre de Saint-Michel, représente Louis XI revêtu du costume de cet ordre. Il est assis et semble parler. Il porte le manteau de l’ordre, qui était de damas blanc, bordé et brodé richement à coquilles d’or, fourré d’hermine ; mais au lieu d’un chaperon de velours cramoisi, il a un bonnet bleu, haut et pointu.

Ordre de St Michel : Cet ordre était composé de trente-six chevaliers, gentilshommes de nom et d'armes. La décoration de cet ordre était un collier d’or, fait à coquilles, lacées l'une avec l’autre d’un double lac, assises sur chaînettes ou mailles d’or. Au milieu de ce collier, il y avait sur un roc une image de saint Michel, pendante sur la poitrine. Le grand collier de l’ordre était formé de coquilles doubles d’or, attachées d’aiguillettes rondes de soie noire, à longs ferrets d’or, liées et nouées en lacs d’amour ; au bout, pendait sur l’estomac un ovale d’or, émaillé d’une terrasse, sur laquelle était l’image de Saint-Michel, foulant aux pieds le dragon.
En 1516, François Ier changea les aiguillettes en double cordelière d’or, tant à cause qu’il se nommait François, que pour conserver la mémoire de la reine Anne de Bretagne, mère de la reine Claude, son épouse.
Henri II, en 1548, ordonna que les chevaliers de Saint-Michel portassent, à l'avenir, le manteau de toile d’argent, bordé à l'entour de la devise ; savoir, trois croissants d’argent, entrelacés de trophées, trousses et arcs turquois, semés et cantonnés de langues et flammes de feu ; le mantelet, ou chaperon de velours cramoisi, couvert de la même broderie, et par-dessus l'ordre de Saint-Michel.
Le héraut, ou roi d'armes de cet ordre, portait ordinairement le nom de Mont Saint-Michel.

 

Gravure et texte extrait de l'ouvrage
Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours, publié par A. Mifliez en 1835


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