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Charles VIII, cinquante sixième roi de France
1470 - 1498

Charles VIII, 56ème roi de France - gravure de Daret - Gravure  reproduite puis restaurée par © Norbert Pousseur

Je me suis ouvert par des ruines le chemin de la gloire.

 

CHARLES VIII ROY DE FRANCE fils de Louis XI prit le gouvernement de l'État l'an 1483. Il avait atteint La 14ème de ses années quand il mit son père au tombeau. Il était valétudinaire (maladif) d'une complexion délicate. On voulut lui donner un Régent. Anne sœur de Charles femme du Comte de Beaujeu, l'emporta sur tous ceux qui y prétendaient, cela mit Charles en colère, et pratiqua quelques Princes pour se rétablir dans un rang duquel il croyait être dépossédé. Cette guerre fut appelée folle parce qu'elle ne produisit rien que de fumée. Il la continua en Bretagne, où Louis Duc d'Orléans et autres s'étaient retirés, et après avoir pris les meilleures places de la Province, tailla en pièce toute l'armée qui s'opposa. Il leur donna la paix l'an 1488. Le Duc d’Orléans et le Comte de Dunois demeurèrent ses prisonniers ; lesquels étant délivrés, il épousa Anne fille du Duc François et par ce mariage la Duché de Bretagne fut annexée à la Couronne. Il conquit le Royaume de Naples, mais il ne le garda pas, le joug des français étant si odieux aux Napolitains qu'ils se révoltèrent si tôt que Charles eut pris le chemin de France. Le Pape, l'Empereur, le Turc, les Vénitiens et autres joignit leur forces pour lui fermer les passages. Leur armée était de 60 mille hommes. Charles n'était suivi que de huit mille ; il leur passa néanmoins sur le ventre et les défit entièrement, délivra le Duc d’Orléans, que le Duc de Milan tenait assiégé dans le Navarre, et se rendit en France où ayant heurté du front contre une porte, et tombé en apoplexie, il mourut après avoir régné 14 ans. La droite ligne de Valois faillit en lui, la collatérale plus proche se rencontrant en Louis, Duc d’Orléans, il fut assis sur le Trône avec le nom de Louis 12. Alexandre VI tenait le St Siège et Maximilien gouvernait l'Empire.

 

Retranscription du texte de la gravure (Gravure de Pierre Daret ?)

 

 

Ci-dessous, Gravures (sans doute de Léopold Massard) et texte extrait de l'ouvrage
Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours, publié par A. Mifliez en 1835

 

Charles VIII,  gravure sans doute de Léopold Massard - reproduite et restaurée par © Norbert Pousseur



Charles VIII, fils unique de Louis XI et son successeur, naquit au château d’Amboise, le 30 juin 1470. C’était, dit un de ses historiens, un gentil prince, libéral, doux, gracieux et accointable (se liant facilement). On peut ajouter à cet éloge qu’avec un tempérament extrêmement faible, il était d’une valeur égale à celle de nos plus grands rois, et que, malgré son éducation, plus négligée que celle du moindre particulier, il eut un génie supérieur et capable des plus grandes choses.
A peine savait-il lire lorsqu’il parvint à la couronne à l’âge de treize ans et quelques mois : mais, délivré de la contrainte dans laquelle son père le tenait à Amboise, parmi des femmes et des gens de la plus basse naissance, il se livra à l’étude avec une telle, ardeur, qu’il acquit en peu de temps une idée générale de notre histoire et les autres connaissances qui lui manquaient.

Après la victoire de Saint-Aubin-du-Cormier (28 juillet 1488), où Louis de La Trémoille fit prisonnier le duc d’Orléans, qui régna depuis sous le nom de Louis XII, et qui était à la tête des Bretons, et le prince d’Orange, de la maison de Châlons, chef des Bourguignons ligués contre le roi avec François II, duc de Bretagne, le désir d’exercer de prétendus droits sur le royaume de Naples et sur l’empire de Constantinople vint troubler le repos de Charles, du peuple et d’une partie de l’Europe.
Si l’on ne trouve ni prudence, ni politique dans le projet de la conquête de Naples, à laquelle ce prince s’engagea, en 1494, sans argent, la valeur du roi et ses succès la rendent excusable. Ils furent si rapides et si brillants, que le pape Alexandre VI disait, en parlant de cette expédition, que les Français étaient allés en Italie la craie à la main, et pour y marquer leurs logements. Le roi, qui avait été reçu par les Florentins, le 17 novembre 1494, entra dans Rome en triomphateur, et y fit tous les actes de souveraineté qu’il eût pu faire dans Paris : il fit planter ses justices, dit Brantôme, en plusieurs endroits, et les bandons ou cris furent faits en son nom ; ses édits et ordonnances publiés et criés à son de trompe.

Le pape, alarmé, menaça des foudres du Vatican ; mais le jeune prince y fit peu d’attention : il avait fait un vœu, disait-il, à Monsieur Saint-Pierre de Rome, et il fallait nécessairement qu'il accomplit son vœu au péril de sa vie. S’il eût été secondé de son conseil, il eût rendu Rome tributaire de la France ; rien ne l’en empêchait ; la conduite d’Alexandre VI lui en donnait l’occasion ; mais les ruses d’Alexandre parèrent le coup ; il lui donna l’investiture du royaume de Naples, et le couronna empereur de Constantinople, les droits de cette couronne lui ayant été cédés par André Paléologue, seul et unique héritier de l’empire d’Orient.

Pendant ce temps, Alphonse d’Aragon, roi de Naples, cède son royaume à Ferdinand son fils, et disparaît. Alors rien n’arrête Charles ; il entre victorieux dans Naples. Il était vêtu, dit le chroniqueur que nous suivons, en habit impérial, d’un grand manteau d'écarlate avec son grand collet renversé, fourré de fines hermines mouchetées, tenant la pomme d'or ronde et orbiculaire en sa main droite, et en la senestre (gauche) son grand sceptre impérial, et sur sa tête une riche couronne d’or fermée à l'impériale, garnie de force pierreries ; contrefaisant ainsi bravement l’empereur de Constantinople, selon que tout le peuple, d’une voix, le criait empereur très-auguste.

Il a été le premier de nos rois qui ait porté la couronne fermée, et telle qu’elle est aujourd’hui ; mais il ne fut pas imité par Louis XII. Le Fréron, dans la continuation de Paul-Émile, et Juste Lipse, dans ses Avis politiques, rapportent que Charles VIII, à son retour du royaume de Naples, prit la petite ville d’Italie, Tuscanella.
Pendant les désordres qu’entraîne ordinairement le pillage d’une ville, une demoiselle d’une extrême beauté vint se jeter à ses pieds, le suppliant de mettre son honneur à l’abri de l’incontinence du soldat. Charles la prit sous sa protection ; mais, en la garantissant de l’insulte qu’elle avait lieu de craindre, il lui trouva tant de charmes, qu’il ne put s’empêcher d’attenter lui-même à un honneur dont il s’était rendu garant. Il était dans sa première jeunesse, et il aimait les dames. Il parla pour lui-même et expliqua ses désirs en prince qui veut les voir satisfaits. Ils allaient l’être en effet, lorsque la demoiselle, qui cédait peut-être plus par nécessité que par goût, aperçut dans le cabinet où ils étaient une image de la Vierge tenant son fils entre ses bras.
Ah! sire, s’écria-t-elle, au nom de cette Vierge pure et sainte, ne m’arrachez pas ce que j’ai conservé jusqu’ici
.
Charles fut touché de sa prière, accompagnée de larmes ; les siennes même coulèrent, et condamnant ses désirs, il renvoya cette demoiselle, lui accorda une dot proportionnée à sa naissance, et fit mettre en liberté, sans rançon, tous ses parents, et un jeune homme avec lequel elle était fiancée, et tous ses alliés faits prisonniers.

À la bataille de Fornoue, livrée contre les Vénitiens et leurs alliés, à son retour d’Italie, le 6 juillet 1495, Charles parut plus grand que jamais.
Quoique très inférieur en forces à l’ennemi, il ne montra aucun trouble, ni dans sa conduite, ni dans son esprit. Il choisit neuf braves, ou, comme dit notre chroniqueur, neuf preux au milieu desquels il se mit ; puis, se tournant vers ses soldats : Compagnons, leur dit-il, les ennemis sont dix fois plus que nous, mais vous êtes des Français ; les alliés se fient en leur multitude ; nous en notre force et valeur. Sa perte paraissait inévitable ; mais en moins d’une heure, il défait les alliés et trouve le moyen d’aller au secours du duc d’Orléans, assiégé dans Novare. Malgré cette victoire, et quelques autres dont elle fut suivie, le royaume de Naples fut repris en aussi peu de temps que la conquête en avait été faite. Ferdinand y fut rappelé par ses sujets.

On remarque qu’il montait, le jour de cette bataille, un cheval qu’on appelait Savoie, borgne, et qui avait près de trente ans, mais fort et vigoureux, et qui seconda si bien son maître qu’il terrassa plusieurs de ceux qui s’approchaient et le tira des plus grands dangers. Suivant Guichardin, la vivacité de son cheval servit plus au roi que le courage de ceux qui étaient auprès de sa personne. Nobilmente si diffendeva (il R) piû per la ferocia del Cavallo ; che per l’ajuto loro. J. Guicciard., Historia d’Italia, lib. II, page 105.


Après cette expédition, qui eut plus d’éclat que les plus utiles, la santé de Charles devint languissante. La douleur sincère de la cour et celle de toute la France, à la mort de ce prince, font mieux son éloge que tout ce qu’on en pourrait dire. Le regret de ses officiers fut excessif. Un sommelier et un archer de sa garde expirèrent à la nouvelle qu’ils en apprirent ; aussi les traitait-il avec une bonté qui les charmait. On était persuadé que, de son propre mouvement, il n’avait jamais désobligé personne, et si quelqu’un était mécontent, ce n’était jamais au roi, mais toujours à son conseil qu’on s’en prenait.

Il mourut au château d’Amboise, le 7 avril 1498, Le roi, accompagné de la reine et de l’évêque d’Angers, était dans une galerie à voir jouer à la paume, lorsqu’il se trouva si mal, qu’on n’eut que le temps de le transporter dans un lieu voisin, où ce grand prince, qui avait fait la terreur de l’Italie et l’admiration de l’Europe à l’âge de dix-sept ans, mourut à vingt-sept sur une mauvaise paillasse. Les uns attribuent sa mort à un coup qu’il se donna à la tête, en passant par une porte trop basse ; les autres, aux fâcheuses suites des plaisirs qu’il avait pris en Italie ; et le plus grand nombre, à la faiblesse de son tempérament.

Anne de Bretagne, son épouse, parut inconsolable ; et sans égard à l’usage où étaient les reines de France, de porter le deuil en blanc, elle le porta en noir, et passa quelques jours sans prendre aucune nourriture.

Anne de Bretagne, reine de France en deuil, dessinée  par J.A. Lafosse - Gravure reproduite puis restaurée par © Norbert Pousseur
Anne de Brtagne en habit de deuil pour la mort de Charles VIII

 

La bonté de cœur, la douceur de caractère, la noblesse des sentiments de Charles VIII, étaient les justes motifs de la tendresse de la reine ; car il n’était ni beau, ni bien fait ; il était petit, un peu bossu, extrêmement maigre et louche ; mais avec ces défauts il avait le regard vif, l’air fin et spirituel.

Il réduisit les quatre millions sept cent mille livres de subsides que levait Louis XI à douze cent mille livres (cette somme, jointe à un million annuel que valait le domaine, faisait pour tout celle de deux millions deux cent mille livres. Bodin, Rép., livre VI, page 633.) ; et avait conçu, quelque temps avant sa mort, le projet de gouvernement le plus sage et le plus doux pour les peuples.
Il avait aussi projeté de donner chaque jour une audience publique, où les moindres de ses sujets eussent été admis, et principalement cette classe d’hommes plus exposés à l’oppression que les autres. Ce dessein fut même exécuté. Ce n’est pas, dit Commines, qu’il fit de grandes expéditions en cette audience, mais au moins était-ce tenir les gens en crainte, et par espécial ses officiers, dont il avait suspendu aucuns par pillerie.

Ce fut après son retour d’Italie qu’on vit en France les premiers effets de cette maladie, dont l’origine la moins douteuse est l’incontinence.

On a fait cette jolie épigramme sur l’incertitude du lieu d’où elle a passé dans les différents états de l’Europe.
India me novit, jucunda Neapolis ornat ;
Bætica concelebrat, Galiia, mundus alit.
Vos Itali, Hispani, Galli, vos, orbis alumni,
Deprecor : ergo mihi dicite quæ patria.


Avec les inclinations les plus héroïques, Charles n’en était pas moins persuadé que la prudence et la dissimulation même sont nécessaires aux rois. C’est à lui qu’on attribue ces mots :
Si je croyais que ma chemise sût mon secret, je la brûlerais sur le champ.

Il est le dernier de la branche royale de Valois, de laquelle Philippe VI fut la tige, et qui produisit sept rois.

 

Son costume : la gravure ci-desus, copiée d’après un tableau original fait du temps de Charles VIII, représente ce prince couvert d’un chapel noir et revêtu d’une casaque de velours laqueux, à manches longues et ouvertes au milieu des bras, par-dessous laquelle est passé le collier de l’ordre de Saint-Michel. Cette casaque est doublée et garnie de fourrure blanche ; il en est de même des manches étroites du vêtement de dessus, qui sont en drap d’or recouvert de dessins noirs. Avec ce vêtement on portait un pantalon qui ici est blanc, ainsi que les souliers crevés sur les orteils et différents de ceux que l’on chaussait sous Louis XI, en ce qu’ils n’ont point de bandes sur le cou-de-pied.

 

 

Évènements sous Charles VIII : En 1491 la Bretagne fut unie à la couronne par le mariage de Charles VIII avec Anne, héritière de ce duché, ce qui fut confirmé en 1532.
C'est sous le règne de Charles VIII, en 1492, que l'Amérique fut découverte par Christophe Colomb.
On trouve dans la cathédrale de Montauban des lettres-royaux de Charles VIII, données dans cette ville en faveur du chapitre de Tescon-Lèz-Montauban, et datées du 25 septembre 1484. Cependant il est certain qu’il était à Montargis vers la fin de septembre et au commencement d’octobre. Aussi ces lettres sont-elles données per consilium, c’est-à-dire par ceux qui composaient le conseil de la chancellerie du parlement de Toulouse.

En 1476, Charles établit la compagnie des Cent-Suisses.

Chartes de Jean de Bonneval : On trouve encore la charte de légitimation de Jean de Bonneval, donnée à Rome, sous le sceau de Charles VIII, en 1494. Chartam legitimationis Doinini Joannis de Bonneval militis, sub regio hujus Caroli sigilio, anno Domini m.cccc.lxxxxiv. datam aliquando legi, dit Rat. sur Poitou, folio 7, édition de 1548, in-folio

Le grand-conseil fut un objet particulier de réforme pour Charles VIII. Attaché à la suite de la cour, il était ambulatoire et n’avait pas toujours le nombre compétent de magistrats pour juger les affaires importantes dont il devait connaître, d’où il arrivait qu’après s’être bien fatigués à suivre le roi dans ses courses, les particuliers s’en retournaient sans avoir été jugés. Charles VIII, par son édit du 2 août 1497, rendit ce tribunal sédentaire à Paris, et créa dix-sept conseillers pour vaquer avec les maîtres des requêtes, sous la présidence du chancelier, à l’expédition des affaires qui seraient portées devant eux.
On avait fait, sous les règnes précédents, des chevaliers ès-lois on fit, sous celui-ci, des chevaliers en marchandise.
Lettres de Bernard Abgat, lieutenant-général du duché de Guyenne, pour le duc de Bourbon : « Savoir faisons que pour le bon rapport qui faict  nous a esté de la personne de Jacques Marce, bourgeois et marchand de la ville de Tulle, l’avons passé chevalier à l’office de marchandise, et nous a faict serment audit seigneur en tel acoustumé, en présence de plusieurs maîtres-chevaliers, et paie  les droits et devoirs accoustumés. Faict à Bergerac, le 16 novembre, l’an mil quatre cent quatre-vingt-et-treize »

 

Charles VIII portant une casaque,  gravure sans doute de Léopold Massard - reproduite et restaurée par © Norbert Pousseur

 

Cette secondee gravure, nous montre Charles VIII dans un costume peu différent du précédent ; il est vêtu d’une casaque de couleur laque rouge, ornée de fourrure, et dont le collet, rabattu sur les épaules, semble descendre jusque vers le milieu du dos et se confond avec les retroussis. La soubreveste est jaune, relevée  de dessins or ; le pantalon est blanc ainsi que les souliers crevés.


Habits pour Sacre : On lit dans le cérémonial français qu’au sacre de Charles VIII « les pairs séculiers y étaient revêtus de manteaux de pairie, renversés sur les épaules comme une épitoge, ou chape de docteur, et fourrés d’hermine, ayant sur leurs têtes des cercles d’or, les ducs à deux fleurons et les comtes sans ornements. »
Leur costume était le même qu’aux sacres de Henri IV et Louis XIII.
Lors du couronnement d’Anne de Bretagne, épouse de Charles VIII, les duchesses (1489) parurent pour la première fois avec un chapeau entouré d’une couronne enrichie de perles et orné d’un plumet.

Les costumes sous Charles VIII : :Sous le règne de Charles VIII les dames portaient la coiffure à la Sirienne, le petit chaperon ou les hennins ; quelques-unes se coiffaient en cheveux, et presque toutes revêtaient le surcot. Les hommes avaient le chaperon, le bonnet, le chapel à petit bord relevé, ou à grand bord, échancré par derrière, et surtout les panaches, qui étaient simples, doubles, à deux, trois, à quatre ou cinq étages. Ils portaient des robes ou tuniques de diverses longueurs ; les unes descendaient jusqu’aux genoux ou à demi-jambes, les autres jusqu’à terre. Le collet des grands était ordinairement de fourrures et se réunissait avec les retroussis. Les manches, quelquefois simples, avaient un parement de fourrure ; souvent elles étaient étroites et ne s’élargissaient qu'au dessus de la main qu’elles cachaient ; il y avait alors vers le haut une fente pour passer le bras dans l’occasion, ou pour les rejeter en arrière. La ceinture, ou ceinturon, se mettait par-dessus la tunique.

L'effigie sur les monnaies : C’est à tort qu’on a avancé que la première monnaie de France qui porte le buste du roi est celle que la ville de Lyon fit frapper pour Charles VIII et Anne de Bretagne, son épouse. La collection des monnaies des rois de France prouve le peu de fondement de cette opinion. On croit que Sixte IV, contemporain de Charles VIII, renouvela l’usage de faire représenter son effigie sur la monnaie.

L'attirail des troupes sous Charles VIII : Les troupes françaises furent à peu près les mêmes sous Charles VIII que sous Charles VII et Louis XI, à la différence des Suisses que Louis XI introduisit à la place des francs-archers. Elles se composaient de cavalerie et d’infanterie, que l’on distinguait en hommes-d'armes à cheval, suivis ordinairement d’un coustelier, de deux archers, d’un page et d’un gros varlet, ou crenequiers, ou archers et arbalétriers à cheval, et de soldats armés à l’instar des stadiots, troupes légères, d’espèces de sagaies, longues de trois ou quatre pieds, couvertes de fer des deux bouts. Leur armure était la même que celle des chevau-légers, mais au lieu des avant-bras et des gantelets, ils portaient des manches et des gants de maille ; ils avaient l’épée large au côté et la masse ; leur cotte-d’armes, ou soubreveste, était courte et sans manches, et la salade à vue coupée. Une grande banderole au bout d’une lance leur servait de cornette. Les milices des communes devaient savoir tirer de l’arc. Elles portaient la trousse, la capeline ou le casque léger, la hache, la coustille, le mail de plomb, et étaient armées de fortes lames de laisches, ou lames de fer mince pour couvrir les bras ; elles devaient aussi avoir avec ces armes des paniers de tremble ou de grands boucliers d’osier creux et couverts de bois légers, assez longs pour leur couvrir le haut et le bas du corps eu même temps.

 

Gravures (sans doute de Léopold Massard) et texte extrait de l'ouvrage
Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours, publié par A. Mifliez en 1835


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