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Archer du 13ème siècle et suivants

Les costumes en France à travers les âges

Archer-piéton du 13ème siècle, dessiné par Léopold Massard - Costumes de France - reproduction © Norbert Pousseur
Archer du 13ème siècle

Gravure (de Léopold Massard) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

L'archer représenté sur cette planche porte une salade, ou chapeau de fer. Il est vêtu d’un jaque, recouvert d’une brigandine ou corselet de fer, et a des gantelets. Cette figure, extraite des manuscrits de la Bibliothèque royale, nous montre que l’usage du carquois n’était point général, et qu’on portait aussi les flèches suspendues à la ceinture par une courroie.

Les soldats armés d’un arc ont existé chez presque toutes les nations belliqueuses. La plupart des peuples orientaux en ont fait leur arme principale. Les Grecs et les Romains les ont employés comme troupe légère. Ils formaient la moitié des compagnies instituées par Charles VII ; Henri III, par son ordonnance de 1575, prescrivit que tout archer des compagnies et des routes serait de noble race. C’était la coutume, dit de la Noue, de mettre les jeunes gentilshommes parmi les archers des compagnies.
On y fit dans la suite divers changements. La grande ordonnance de Louis XI retrancha un des trois archers attachés à chaque lancier, et Henri II (1549) confirma cette disposition. Mais, outre les archers ordinaires des compagnies, il y avait des archers sujets à la volonté. Il en est fait mention dans l’ordonnance de Louis XII de 1489. Le P. Daniel croit que c’étaient des gens dont les capitaines pouvaient se servir comme il le jugeait à propos, et à des fonctions auxquelles les archers ordinaires n’étaient point assujettis.
Les archers portaient la devise et la livrée de leur capitaine, ainsi que tout le reste de la compagnie. François Ier, par son ordonnance de 1533, ne leur prescrit de porter qu’une manche de la livrée. Ceux dont nous venons de parler étaient à cheval. Charles VII en institua qui servaient à pied. Cette milice ne subsista que jusqu’à la fin du règne de Louis XI. P. de Commines et O. de la Marche en font encore mention en 1479, qui était la dix-huitième du règne de ce prince ; et P. de Beaucaire, évêque de Metz, assure qu’il ne les abolit qu’en 1480.
Dans la suite, et lorsqu’ils cessèrent de faire partie des troupes françaises, on appela archers ceux qui accompagnaient les prévôts pour les captures, ou pour exécuter quelque ordre. Ils ne portaient que des hallebardes et des carabines. On donnait aussi le nom d’archers des pauvres à une espèce de soldats à pied, qui étaient chargés d’arrêter les fainéants qui mendiaient, et de les conduire à l’Hôtel-Dieu. Dans quelques provinces ils étaient nommés chasse-coquins, parce qu’ils avaient principalement ordre de chasser hors des villes les vagabonds et les mendiants, en leur donnant, toutefois un pain pour passer outre. Par décret du 6 août 1790, ils ont été remplacés par les gendarmes.

Flèches : Les Français ont eu des flèches de plusieurs espèces ; on en remarque deux principales : l’une nommée carreau ou garot, et l’autre vireton. Il est souvent fait mention de cette dernière dans nos anciens historiens. Il paraît qu’on ne donnait le nom de carreau et de vireton qu’aux flèches des arbalètes. La plupart des flèches dont on se servait autrefois en France étaient unies et n’avaient qu’un simple fer qui était ou pointu, ou carré, ou arrondi, ou plat et triangulaire ; il est certain qu’on en fabriquait dont la forme était plus recherchée afin de rendre les blessures plus dangereuses. A. Paré rapporte qu’il y avait des flèches dont la tige était insérée dans le fer et d’autres dont le fer était inséré dans la tige, afin que le fer demeurât dans le corps de celui qui en était blessé. Ce fer était dans quelques-unes de la longueur de trois doigts et moins long dans les autres. On compte aussi parmi les flèches et les dards une autre espèce de trait, quoiqu’il n’eût point de pointe ; on l’appelait matras. Il était beaucoup plus long que les flèches, beaucoup plus gros et armé au bout, au lieu d’une pointe, d’un fer arrondi. Il servait à fracasser les boucliers, les cuirasses et les os de ceux contre lesquels on le tirait. Il n’était lancé qu’avec des arbalètes.

Archer du 14ème siècle, dessiné par Léopold Massard - Costumes de France - reproduction © Norbert Pousseur
Archer du 14ème siècle

Une ordonnance de Jean V, duc de Bourgogne, donne la description des armes offensives et défensives des fantassins à la fin du XIVe siècle : « Jean, par la grâce de Dieu... voulons et ordonnons que les gens de commun de nostre pays et duché, en outre les nobles, se mettent en appareil promptement et sans délay, sçavoir est : de chaque paroisse, trois ou quatre, cinq ou six au plus, selon le grand et qualité de la paroisse, lesquels, ainsi choisis et eslus, soient garnis d’armes et habillemens qui ensuivent sçavoir est : ceux qui sauront tirer de l’arc, qu’ils ayent arc, trousse, capelline, coustel, hache ou maille de pion, et soient armez de forts jaques garnies de laisches, chaisnes ou mailles pour couvrir leurs bras, etc.... »

Les armes défensives qu’on donne ici aux archers sont donc la capeline, et la jaque.

La capeline était une espèce de casque de fer, auquel on donna toutes sortes de formes. En termes de Blason, on a appelé capeline, une espèce de lambrequin que les anciens Chevaliers portaient sur leurs têtes : ce qui a donné lieu à cette façon de parler militaire, Homme de capeline, pour dire, Homme résolu et déterminé au combat. (Dic. Furetière 1690 )

La jacque était un justaucorps de peau de buffle ou de cerf. On la couvrait ordinairement de laisches, c’est-à-dire de minces lames ou plaques de fer superposées l’une sur l’autre comme des écailles de poisson.

 

Répertoire des termes      /       Costumes français

Archer-piéton du 13ème siècle, dessiné par Léopold Massard - Costumes de France - reproduction © Norbert Pousseur
13ème siècle

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Archer du 14ème siècle, dessiné par Léopold Massard - Costumes de France - reproduction © Norbert Pousseur
14ème siècle


 

 

 

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