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Bonne de Berri (ou de Berry), comtesse de Savoie
1367 - 1434

Les costumes en France à travers les âges

Bonne de Berry, dessin de Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard) et texte extrait de l'ouvrage
'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Bonne de Berri, comtesse de Savoie, fille de Jean de France, duc de Berri et d’Armagnac, fut mariée, en 1376, au comte de Savoie Amé VII, dit le Rouge. Ce prince étant mort en 1391, laissa la tutelle de son fils, Amé VIII, à Bonne de Bourbon, sa mère, parce qu’il prévit, comme il arriva, que Bonne de Berri, jeune encore et aimable, pourrait contracter une seconde alliance. Malgré cette sage disposition, la veuve disputa la régence à sa belle-mère, et l’on fut à la veille de voir la Savoie en proie aux guerres civiles. Cette affaire ayant été terminée à l’avantage de Bonne de Bourbon, Bonne de Berri contracta un second mariage, en 1393, avec Bernard VII du nom, comte d’Armagnac. Elle mourut dans un âge fort avancé, le 30 juin 1434.


Son costume
: Cette princesse est ici représentée coiffée d’un hennin amarante, rebrassé d’or et recouvert d’un court voile blanc. La robe de dessus est brune avec des broderies d’or, et celle de dessous est bleue, relevée d’or. La ceinture est amarante et le fichu blanc.

 

Hennin : coiffure dont la mode dura jusque dans le XVe siècle, et dont nos Cauchoises modernes semblent avoir conservé la tradition. Le hennin le plus ordinaire était blanc, ainsi que le voile qui s’y rattachait ; quelquefois cependant il était noir ou de toute autre couleur.

..../... au XIVe siècle les dames imaginèrent de surmonter leur chevelure d’une haute coiffure conique nommée Hennin, à l’extrémité de laquelle on ajouta un voile qui descendait plus ou moins bas suivant la qualité des personnes.
Il traînait à terre pour une princesse, descendait jusqu’aux talons pour la femme d’un chevalier, et s’arrêtait à la ceinture pour une bourgeoise. Le hennin atteignait quelquefois un mètre de hauteur; aussi, comme le fait remarquer Juvénal des Ursins, les dames étaient obligées de se baisser au passage des portes.
Cette coiffure bizarre ne disparut que sous le règne de Charles VIII.
extrait ci-dessus in 'Dictionnaire français illustré' de Dupiney de Vorepierre, édition 1867

 

Dictionnaire de l'habillement      /        Costumes français
Article de Wikipedia


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