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Jean Poton de Xantrailles
~1390 - 1461

Les costumes en France à travers les âges

Jean Poton de Xantrailles en son costume, dessiné par Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Jean Poton, seigneur de Xaintrailles, l’un des guerriers les plus célèbres du temps de Charles VII, et l’un de ceux qui ont le mieux justifié le surnom donné à ce prince de roi bien servi, était un simple gentilhomme de Gascogne. Au commencement de 1419 il était avec Pierre de Xaintrailles, dont il était sans doute parent, dans le château de Louis; Pierre de Xaintrailles ayant été surpris et égorgé par trahison, les gendarmes de la garnison n’eurent que le temps de se retirer. « Lors, ils firent deux capitaines de deux gentilshommes, Étienne de Vignoles  dit Lahire, et Poton de Xaintrailles. »

Dès lors, il ne se passa guère aucun fait d’armes où ces deux noms ne fussent mêlés. La même constance dans la cause du Dauphin, la même activité, les mêmes ressources d’esprit signalèrent Xaintrailles et La Hire. Au milieu du découragement général, lorsque le Dauphin devenu roi n’était pour les Anglais que le roi de Bourges, lorsqu’il était abandonné de tous les grands seigneurs, et s’abandonnait presque lui-même dans sa propre insouciance, Xaintrailles et La Hire ne cessèrent pas un instant de faire bonne et forte guerre aux anciens ennemis de la France et aux Bourguignons. Ce fut ainsi que Xaintrailles acquit la renommée non seulement de bravoure, mais de grande habilité dans le métier des armes.
Le comte Dammartin et les autres capitaines de la génération suivante se glorifiaient d’avoir fait leurs premières armes sous Xaintrailles et La Hire, et ils citaient avec complaisance leurs mots, leurs préceptes, leurs ruses, leurs tours qu’ils jouaient aux Anglais. Le nom de Xaintrailles n’était pas moins célèbre chez les ennemis, et, à la bataille de Mons en Vimeu (1421), où le sire de Vilain sauva le duc de Bourgogne et fit de si vaillants exploits, sa plus grande gloire fut d’avoir vu reculer devant sa hache Xaintrailles qui fut fait prisonnier ce jour-là.

Dans les rares moments de loisir que lui laissaient de telles guerres, il savait aussi se faire honneur dans ses tournois. En 1423, il combattit dans une joute solennelle avec Lionel de Vendôme, devant le duc de Bourgogne et le comte de Richemont. Il fut de nouveau fait prisonnier à Crevant. Racheté à grand prix par le roi, il fut choisi pour ambassadeur par les habitants d’Orléans, lors conditions plus douces par l’intervention du duc de Bourgogne. La négociation échoua.
C’était le moment où tout semblait perdu pour le roi, et celui aussi où apparut la Pucelle ; dès lors la fortune changea. Xaintrailles la seconda devant Orléans, et à Patai, commanda l’avant-garde lorsqu’on entreprit le voyage de Reims, et assista au sacre du roi. Peu après, il alla s’enfermer dans Compiègne, pressé par les Anglais, en fit lever le siège, et ensuite remporta à Germigni un avantage qui fut un des plus complets dans une guerre où l’on donnait peu de grandes batailles.
Cependant les Anglais avaient fait périr la Pucelle ; Xaintrailles, qui avait vu quelle confiance elle avait rendue aux soldats, imagina de renouveler ce prodige. Il trouva un jeune berger qui avait des visions, et qui montrait des stigmates sur les mains; il l’emmena, et tâcha de le mettre en crédit. Guillaume-le-Pastourel ne produisit nul effet, et la première fois qu’il le mena au combat, il fut fait prisonnier avec son prophète.
Plus heureux en 1435, il gagna avec La Hire le combat de Gerberoi sur le comte d’Arondel qui y fut tué. Il était avec le roi, lorsque ce prince montra une valeur chevaleresque ; et à son entrée solennelle dans la ville de Paris après vingt ans de guerre, Xaintrailles portait le casque du roi comme grand écuyer de France.
Deux ans après, quand les efforts du roi et de ses conseillers, pour mettre quelque bon ordre dans le royaume, eurent excité la sédition de la Praguerie, Xaintrailles demeura fidèle au roi. En 1540, il contribua par sa valeur et son expérience à chasser les Anglais de la Normandie et de la Guyenne. Tant de services ne restèrent pas sans récompense. II était bailli de Berry, capitaine de la Tour de Bourges, de Falaise et de Château-Thierry. Après la conquête de la Guyenne, il reçut la ville et la seigneurie de Tonneins; puis on le fit sénéchal du Bordelais et du Limousin, enfin maréchal de France en 1454.
Il survécut peu à Charles VII et mourut à Bordeaux en 1461. Les registres du parlement, en faisant mention de sa mort, l’appellent un des plus vaillants capitaines du royaume de France, qui fut cause avec Etienne Fignoles dit La HMire, de chasser les Anglais de France.

 

Son costume : Poton de Xaintrailles a le casque et les mailles en or; son armure est en fer. Sa cuirasse est bleue avec des ornements en or, et se termine par une étoffe de couleur laqueuse. Son bouclier, son baudrier, ainsi que le harnais du cheval, sont rouges avec des dessins en or.

 

Dictionnaire de l'habillement      /        Costumes français
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