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Alix duchesse de Bretagne
1200 - 1221

Les costumes en France à travers les âges

Alix princesse de Bretagne, dessinée par Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

La Bretagne avait passé dans la maison d’Angleterre par le mariage de Constance de Bretagne avec Geoffroi, fils d’Henri II. Ce mariage avait étendu et confirmé les droits que Henri II prétendait avoir de son chef sur la Bretagne, comme héritier d’un autre Geoffroi, son frère, qu’une partie des Bretons avait élu pour souverain. Constance avait eu de ce mariage deux enfants dont la destinée fut très malheureuse : Arthur qui mourut assassiné par Jean-Sans-Terre, son oncle ; Éléonore, dite La Brette, qui mourut en prison. Constance avait épousé en secondes noces un autre Anglais, Ralph Blundeville, comte de Chester, qui la soupçonna (on ne sait sur quel fondement) d’une intrigue amoureuse avec ce même Jean-Sans-Terre, le plus cruel ennemi de cette princesse ; il demanda et obtint le divorce. Constance devenue libre épousa Guy, frère du vicomte de Thouars,  elle eut de ce mariage une fille nommée Alix. Les Bretons, après avoir fait au roi Jean-Sans-Terre d’inutiles instances pour la liberté d’Éléonore La Brette, sœur aînée d’Alix, se déterminèrent à reconnaître Alix pour leur souveraine. Ce fut cette princesse qui par son mariage, en 1212, avec Pierre de Dreux, descendu de Louis-le-Gros, et cousin de Philippe-Auguste, porta la Bretagne dans cette branche de la maison de France. Alix mourut le 21 octobre 1221

Cette princesse Alix porte deux tuniques ; celle de dessus est empreinte des armoiries de Pierre de Dreux son époux. Ces armoiries étaient un échiqueté au quartier d’hermine. Ses épaules sont couvertes d’un ample manteau qu’elle relève en marchant. Un voile qui lui passe sous le menton retient sa coiffure.

Armoiries : On attacha d’abord aux armes quelques signes pour faire connaître les personnes, quoique cette marque ne passât pas dans les familles ; mais des chevaliers s’étant rendus célèbres avec ce signe, leurs descendants en continuèrent l’usage, et ce qui d’abord était arbitraire devint ainsi une distinction de famille dans les combats et dans les tournois. Bientôt on ne se contenta plus de les faire figurer dans les armures, on les ajouta aux cottes d’armes et jusqu’aux robes des femmes. Dans l’origine, il n’y avait que la noblesse qui eut le droit d’avoir des armoiries ; mais Charles V, par sa charte de 1371, ayant anobli les Parisiens, il leur permit d’en porter ; sur cet exemple, les bourgeois notables des autres villes en prirent aussi. Ménage dit que les armoiries des nouvelles familles étaient, pour la plupart, les enseignes de leurs anciennes boutiques.

 

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Article de Wikipedia

 


 

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