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Marguerite de Bar marquise d'Arlon
1220 - 1275

Les costumes en France à travers les âges

Marguerite de Bar, dessinée par Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Gravure (de Léopold Massard ) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1855

 

Marguerite de Bar, dame de Ligny, fille de Henri II, comte de Bar, épousa, en 1240, Henri III, comte de Luxembourg, et mourut en 1275, après lui avoir donné une nombreuse postérité.

Henri III de Namur et d'Arlon, dessiné par Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur Henri III

Marguerite du Bar porte sur sa robe les armoiries de sa famille, unies à celles de son mari. Les robes de cette forme, avec le surcot d’hermine, ayant une bande dorée sur la poitrine, semblent avoir été fort en usage en France à des époques reculées. Elle est coiffée d’un chaperon en bourrelet de tissu d’or, qui recouvre un petit bonnet jaune, formant, aux deux côtés de la tête, deux gros nœuds, ornés de boutons bleus. La partie inférieure de la robe qui tient au surcot est de drap d’argent, avec un lion rampant de gueule et deux barres d’or. La robe de dessous est d’un jaune obscur, avec une ceinture dorée.

 

Robe : Sous le règne de Saint-Louis et pendant les deux siècles suivants, les robes et les manteaux des dames et des demoiselles de haute naissance étaient chargés des armoiries de leurs maisons ; ceux des femmes mariées étaient mi-parties des armoiries de leurs maris et des leurs propres.
Les veuves mettaient quelquefois par-dessus leurs tuniques armoriées un scapulaire blanc, semé de larmes noires, et ne le quittaient que dans le cas où elles se remariaient. Ces veuves avaient pour ceinture une corde à gros nœuds comme les religieuses de Saint-François, tandis que les dames mariées avaient des ceintures brillantes d’or et de pierreries : les ceintures des veuves s’appelaient cordelières.
Au XVe siècle, il ne fut plus question de robes armoriées : les dames commencèrent à découvrir leur cou et une partie de leur gorge ; elles se décorèrent de colliers, de perles et de diamants, et de boucles d’oreilles brillantes ; elles portèrent des corps qui marquaient assez élégamment la taille et des manteaux retroussés ; les manches continuèrent à descendre jusqu'au poignet, et les jupes d’être si longues qu’il était impossible de rien voir de leurs pieds.
Charles VIII, Louis XII et François Ier ayant fait la guerre en Italie, et la mère de Louis XII étant Italienne, nos dames adoptèrent pour l’habillement une partie des modes de ce pays qui commençait à donner le ton à toute l’Europe en matière de goût. Ce fut alors qu’on commença à voir à découvert les bras de quelques dames françaises, et que les jupes, devenues plus courtes, laissèrent apercevoir le bout de leurs pieds.
Bientôt après, les modes espagnoles succédèrent aux italiennes ou s’y mêlèrent : on vit alors les vertugadins ou guard’enfants, modèles des paniers, et plus ridicules encore que cette invention moderne, les collets montés qui siéent très bien à certains visages, les robes et manches taillées et découpées.
Sous Charles IX, les dames avaient des corps de robes et d’amples vertugadins ; les étoffes les plus riches étaient employées dans les différentes parties de leur parure : leurs robes, ouvertes par devant, laissaient voir une superbe jupe communément chargée de perles et de pierreries ; leurs manches étaient ou larges à grands parements de fourrure, ou bouffantes, tailladées, ou à petites bouffettes séparées d’espace en espace par des perles ; leurs gorges ou leurs épaules découvertes ou simplement ombragées par un filet de perles ou de pierreries à grands carreaux, des espèces de manchettes attachées au bout des manches boutonnés sur le côté, c’est-à-dire aux amadis.
Sous Louis XIII, les dames abandonnèrent les larges vertugadins ; mais sous leurs robes, ordinairement de velours ou de satin, elles portèrent une jupe d’une étoffe riche, surhaussée de broderies : la robe était ouverte par devant et les deux côtés se relevaient par derrière, afin de laisser voir l'habillement de dessous ; les manches étaient bouffantes à longues bandes, et nouées de distance en distance avec des rubans. Sur le bord de l’amadis, on appliquait un morceau de point, qui faisait l’effet d’une manchette relevée par dessus ces manches ; il y en avait d’autres qui ne descendaient que jusqu’au plis des bras, et dont l’ouverture de l’épaule aux jointures du bras était assujettie avec un nœud de perles ou de rubans ; les collets montés étaient de différentes formes, ou carrée ou ronde ; on les rabattait sur la robe ou on les relevait, selon qu’on le jugeait à propos : toujours ils laissaient la gorge assez découverte.
Jusqu’à nos jours, les modes dans l’habillement des dames sont impossibles à suivre dans leurs variations, dans leurs détails ; elles ont été et sont encore toutes imitées des anciens ; un goût plus simple, élégant, conduit la main de nos modistes et de nos couturières.

 

Surcot : On donnait ce nom à un vêtement qui se passait sur les épaules ; il était de la même largeur et par derrière et par devant, échancré sur les côtés, et retombait jusqu’au bas des hanches, où il s’attachait à un jupon qui était fort long. Les dames le portaient par-dessus une robe à manches, ornée d’une ceinture très riche ; elles l’enrichissaient et le variaient à l’infini. On cessa de le porter vers la fin du règne de Charles VIII

Vertugadin : c'était une pièce de l'habillement des femmes, quelles mettaient à leur ceinture pour relever leurs jupes de quatre ou cinq pouces. Il était fait de grosse toile tendue sur de gros fil de fer. Il les garantissait de la presse, et était fort favorable aux filles qui s'étaient laissé gâter la taille. La mode en est encore demeurée chez les espagnoles, qui l'appellent garde-infante. Ce mot vient avec la chose de l'espagnol vertugala. On les a aussi appelé vasquines, ou hocheplis : ce qui s'est dit encore de la robe fort ample qui se tenait ouverte et étendue par le moyen du vertugadin, qu’on a appelle aussi autrefois vertugade. (Dic. Furetière, 1690)

Amadis : Manche de robe qui s'applique exactement sur le bras et se boutonne sur le poignet. " On appelle ainsi, dit Ménage, depuis quelques années, la manche d'une veste d'homme serrée et boutonnée jusqu'au poignet. Et elle a été ainsi appelée parce que dans l'opéra d'Amadis les acteurs avaient de ces sortes de manches. " (Le Littré)

 

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Article de Wikipedia

 


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