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Thomassine Spinola
'aimante' de Louis XII

~1480 - 1505

Les costumes en France à travers les âges

Thomassine Spinola, gravure  reproduite puis retouchée par © Norbert Pousseur

Gravure (de ?) et texte extrait de l'ouvrage 'Costumes français depuis Clovis jusqu'à nos jours', publié par A. Mifliez en 1835

 

La tendresse de Thomassine Spinola pour Louis XII a quelque chose de si singulier, surtout par rapport à nos mœurs, que nous avons cru ne pouvoir nous dispenser d’en parler ici.

À l’entrée magnifique que fit Louis XII (alors Duc d'Orléans, âgé de 30 ans) à Gênes (en 1494), les Génois firent tout ce qu'on peut imaginer pour signaler leur zèle et la joie que leur inspirait sa présence. Ce ne fut que fêtes et festins pendant dix jours. Grands et petits, dit d'Authon, faisaient la vie aux anges. Les dames de Gênes y contribuèrent.
Parmi elles brillait la belle Thomassine (moins de 16 ans, selon les commentaires de Mme d'Omatre) dont les charmes égalaient l’esprit. Elle eut souvent occasion de voir le roi et de lui parler. Louis, sans être un de ces hommes qui passent pour être beaux, était aimable, avait le regard riant et doux, les manières aisées, et sa conversation était vive et agréable. La belle Thomassine ne put voir tant de mérite sans y être sensible. Ses regards parlèrent d'abord, sa pudeur combattit, mais l’amour triompha. Elle déclara au prince les sentiments qu’il avait fait naître. Le roi ne rebuta point des vœux dont il était l’objet ; ils eurent plusieurs conversations, et souvent, dit d’Authon, devisèrent de plusieurs choses par honneur.
Un jour que Thomassine conversait avec le roi, elle le supplia de vouloir bien lui accorder le titre de sa maîtresse de cœur, et de ne pas refuser celui de son amant, ou, comme l’explique J. d'Authon, abbé d’Angle en Poitou, historiographe de Louis XII, qui rapporte cette anecdote, accointance honorable, ou fondée sur l’honneur, et amiable intelligence.

Louis lui accorda tout es quelle voulut, et la belle Thomassine regarda cette faveur comme le bonheur le plus précieux qui pût lui arriver. Elle oublia pour le roi tout le reste du monde, et ne pensa, ne vécut, ne respira plus que pour lui. L’époux même perdit tous ses droits, ce qui pourroit donner à penser ce qu’on voudroit,  observe raisonnablement le chroniqueur de Louis XII; mais les gens instruits, ajoute-t-il, assurent avec vérité qu’il n’y eut jamais dans cette passion délicate et platonique que l’esprit et le cœur d’intéressés.
Le roi, en effet, ayant quitté Gênes et l’Italie, pour repasser en France, ne fut point suivi par la belle Thomassine. Comme les sens notaient presque pour rien dans cette passion, elle se soutint sans être entretenue par la présence de l’objet aimé. Louis étant tombé dangereusement malade au mois d’avril 1505, passa pour mort en Italie. Ce funeste bruit vint aux oreilles de la belle Génoise ; elle en fut accablée et mourut de douleur huit jours après.

 

Son costume : Cette femme célèbre est représentée vêtue du costume français de cette époque, extrait d’une estampe de 1500. Sa robe lacée par devant, et laissant entrevoir la chemise, est blanche avec des dessins or. Sa coiffure est bleue ; on y remarque une fleur rouge et bleue. Le tour de gorge est or parsemé de pierres précieuses. Le lacet est or, ainsi que les attaches des manches ; ses cheveux sont blonds (ce que ne montre pas la gavure !).

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